Dieu me déteste (Hollis Seamon)

Ça faisait un bon moment que ce livre m’intriguait, de part son sujet difficile ! 

dieu-me-deteste

Résumé:

New York, hôpital Hilltop. Richard Casey aura bientôt 18 ans. Comme tous les adolescents, il voudrait faire la fête, draguer, s’envoyer en l’air, tomber amoureux, danser, fumer, boire, et tout recommencer. La différence, c’est que Richard sait qu’il ne fêtera jamais ses 19 ans. Il est un peu plus pressé que les autres et, pour vivre fort, il lui faut déjouer les pièges de tous ceux qui préféreraient le voir vivre un peu plus longtemps. Heureusement, Richard a de la ressource, du courage et un solide sens de l’humour. Et si Dieu le déteste, il est prêt à rendre coup pour coup.

Mon avis:
Une leçon de vie, entre rire et larmes ! Loin de toute mièvrerie, Dieu me déteste est d’abord un hommage au personnel soignant. On sent que l’auteur s’est beaucoup documenté sur les soins palliatifs:  j’avais presque l’impression de sentir l’odeur des médicaments ! On y suit le parcours de Richard, qui est en phase terminale. Autrement dit, il sait qu’il n’en a plus pour très longtemps. Et il en a marre !
Parce que l’ambiance de l’hôpital le plombe, l’empêche d’être un ado normal. Même malade, Richard est comme tous les ados: il veut bouger, draguer, faire le con, se déguiser en loup-garou pour Halloween… Et ce, d’autant plus qu’il sait que l’horloge tourne.
J’ai adoré son caractère, révolté et sarcastique. Parce que les adultes, (familles, aides soignants, et même prêtre..) se comportent comme s’il était déjà mort, et ça, Richard ne le supporte pas !
 
Les adultes aussi sont attachants, chacun dans leur genre: la mère dépressive, Phil, l’oncle « mouton noir » de la famille, une vieille harpiste, Edward, l’aide-soignant homosexuel… Il y a aussi Sylvie, la voisine de chambre dont Richard ne cache pas son attirance. C’est d’ailleurs un autre thème rarement évoqué: la sexualité des malades ! L’auteur en parle avec franchise, humour et tendresse. Sylvie aussi est une vraie héroïne, qui partage avec Richard cette colère contre l’apitoiement des autres. Le roman dégage beaucoup de fougue, est parfois cru, mais sans jamais dépasser les limites, ce que j’ai apprécié !
Je trouve injustifié que Dieu me déteste soit comparé à Nos Étoiles Contraires: parce que c’est un roman d’adulte avec un narrateur adolescent et non un livre Young Adult. Ce qui est très différent ! Le ton est plus dur, plus brut, et de ce fait, plus réaliste. 
 Un livre fort, où le sarcasme est la politesse du désespoir ! Pour ma part, j’ai beaucoup aimé !
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9 réflexions au sujet de « Dieu me déteste (Hollis Seamon) »

  1. En fait, avec le recul, j’en garde un souvenir très YA justement :S Je n’avais pas l’impression qu’il était dédié au public adulte.. Peut-être parce que justement j’en attendais tellement, et que j’ai été un peu déçue.

  2. Oui, certains romans peuvent faire cet effet-là, surtout quand ils sont portés aux nues par d’autres lecteurs ! Ça n’a pas été mon cas: j’ai plus été marquée par l’ambiance de l’hôpital et la hargne qui habite le héro, en fait !

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