Dvd du week-end: Snow Cake

Pour ce week-end, j’ai décidé de vous parler d’un film aussi magnifique que méconnu: Snow Cake de Marc Evans

fa4905831384e31fc12c02b744a5ba87Résumé:

En plein hiver, à Wawa dans l’Ontario, Alex, un quinquagénaire britannique plutôt introverti, frappe à la porte de Linda, une femme autiste. Dans un accident de voiture, Alex a tué Vivienne, fille unique de Linda, qu’il avait prise en stop. Tourmenté par un terrible sentiment de culpabilité, Alex accepte de s’installer chez Linda et de partager quatre jours de son univers étrange et fantasque. Il en sortira transformé…

Mon avis:

Magique et bouleversant. Ce film est l’un de ceux qui vous marquent, vous secouent de l’intérieur ! Un film sur l’autisme, mais surtout, sur la culpabilité. Alex, (Alan Rickman, épatant de sobriété) rencontre Vivienne, (Emily Hampshire, qui du peu qu’elle apparaît, réussit une touchante interprétation!) et décide de la ramener chez elle en voiture. Entre eux, une certaine complicité se noue. Alex est touché par la caractère espiègle et franc de la jeune fille.

Et c’est là que le drame arrive. Un camion qui se met en travers de la route. Un coup de frein brutal.. Sonné, mais indemne, Alex réussit à s’extraire. Mais la jeune Vivienne n’a pas eu cette chance. Hagard, sous le choc, il prend néanmoins une décision très courageuse: aller lui même annoncer la nouvelle à la famille de la jeune fille et s’excuser par la même occasion.

Sa rencontre avec Linda (Sigourney Weaver, bluffante) est très déroutante, puisque celle-ci est pratiquement sans réaction à l’annonce de l’accident. C’est Maggie, la voisine de Linda, qui lui explique la particularité de cette mère de famille: l’autisme. Maggie, interprétée par la trop rare Carrie-Anne Moss, que j’ai trouvée particulièrement en beauté dans ce film !

Snow Cake fourmille de petits détails que reconnaitront instantanément toutes les personnes confrontées à l’autisme : stéréotypies, besoin de contention, alignements d’objets, rituels, « pétages de plombs » pour des faits apparemment anodins, insensibilité apparente… Alex, face à Linda et tous ses comportements étranges, apprendra non seulement à la respecter (ce qu’il fait dès le début. Il n’est pas un monstre, mais simplement un personnage blessé par la vie) mais également à l’apprécier, voire à l’aimer à la manière d’un grand frère.

Autre personnage important du film, Maggie, voisine de Linda. Elle est un peu comme un ballon d’oxygène qui permet à Alex de reprendre pied dans la vie « normale » de temps à autres au cours de son séjour. Elle va redonner à Alex confiance en lui en tant qu’homme. Personnage qui s’avoue elle-même égoïste, elle a en fait beaucoup à donner, et elle aussi se rapprochera de Linda. Toutes deux sont, chacune à sa façon, des « parias » de ce microcosme provincial, Linda par son handicap, Maggie par sa façon de vivre. Et aucune des deux ne le vit vraiment mal. Elles acceptent ce fait, avec chacune sa philosophie propre.

Enfin la troisième réussite de ce film est le décor. Comme pour contraster avec l’état d’esprit sombre et tourmenté de notre héro, les paysages aspirent au calme: un paradis blanc digne de la chanson de Michel Berger, avec de la belle neige immaculée, celle-là même qui a donné le titre du film. 

Une petite perle de cinéma, et la plus belle performance d’un handicapé depuis Gilbert Grape ! À découvrir, vraiment !

 

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4 réflexions au sujet de « Dvd du week-end: Snow Cake »

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