Séquence nostalgie: Peau d’âne

Ce qu’il y a bien en périodes de fête, c’est qu’on a l’occasion de redécouvrir de grands classiques de cinéma ! Cette semaine, j’ai décidé de vous parler de Peau d’âne de Jacques Demy.

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Résumé:

Un roi, jouissant d’un grand prestige auprès de ses sujets et voisins, est marié à la plus belle et vertueuse des reines. Celle-ci, frappée par la maladie, lui fait promettre sur son lit de mort de ne prendre comme nouvelle épouse qu’une femme plus belle qu’elle, la raison d’État exigeant un descendant mâle.

Les efforts des ministres pour trouver une princesse à la hauteur de la défunte reine restent vains, et seule la propre fille du couple royal peut se prévaloir d’une telle beauté. Malgré le risque d’inceste que comporte ce projet, le roi décide de l’épouser, encouragé en cela par ses ministres et conseillers.

La princesse s’effraie d’un tel dessein, mais hésite en même temps, sensible à l’insistance de son père et l’amour qu’elle lui porte. Sa marraine, la fée des Lilas, lui apprend à distinguer les amours : si on aime ses parents, on ne les épouse pas. Conseillée par cette dernière, la princesse tente de dissuader son père sans le contredire, en lui demandant tour à tour la réalisation de trois robes d’une extrême complexité : l’une couleur du temps, l’autre couleur de lune, la dernière couleur du soleil. En dépit du coût du défi et des brefs délais accordés, le roi accède à sa requête. La princesse se résout alors à demander à son père un immense sacrifice : la peau de son âne dont les déjections surnaturelles procurent au roi pierres précieuses et pièces d’or. Le roi accepte.

Ne pouvant plus se dérober, la princesse désespérée s’enfuit du château familial, cachée sous la peau de l’âne, et munie de la baguette prêtée par sa marraine la fée.

Mon avis:

L’esthétique très colorée du film, nouvelle pour l’époque, s’inspire des mouvements pop art et peace and love, que Jacques Demy avait découverts aux États-Unis où il venait de passer deux ans pour tourner son film Model Shop. L’affiche dessinée par Jim Léon en est un parfait exemple.

Pour l’univers du château bleu, où le végétal envahit l’architecture et où les statues sont vivantes, le réalisateur puise son influence dans l’univers du cinéma de Cocteau, notamment La Belle et la Bête (1946). Le choix de Jean Marais pour le rôle du roi bleu est d’ailleurs lié à cette référence ! 

Un très joli film, avec un festival de jolies robes, et un conte plus engagé qu’il n’y paraît: la différence entre l’amour filial et celui entre adultes, la peau de l’âne, symbolisant la honte de la jeune fille pour ce mariage incestueux…  La découverte du véritable Amour, avec le prince et enfin, le Pardon du père.

Bref, un grand classique à voir et à revoir !

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2 réflexions au sujet de « Séquence nostalgie: Peau d’âne »

  1. Non seulement je te remercie pour avoir parlé de ce film, mais en plus tu es bien documentée sur ce dernier.
    Je suis une fan inconditionnelle de Demy et « Peau d’âne » fait parti de mes beaux souvenirs ciné pendant l’enfance.

  2. Merci beaucoup !
    Pour ma part, je t’avouerai que je l’ai plus regardé pour Jean Marais ^^
    (que j’avais beaucoup aimé dans la Belle et la Bête, justement ! ) Pas encore eu l’occasion de voir le remake ! Je te souhaite de très bonnes fêtes de fin d’années !

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