D’où vient… le chrysanthème?

L’automne est arrivé…

Avec lui, son cortège de pluie, de brouillard, de feuilles rouges, rousses et dorées. Mais la star incontestée est dans les cimetières, les rond-points et chez les fleuristes. C’est la fleur la plus vendue et pourtant la plus mal vue de France: le Chrysanthème.

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En effet, cette fleur obligatoirement associée à la mort, la Toussaint et les cimetières et ce, en France uniquement !

Pourquoi donc notre beau pays fait-il exception? La faute revient à la Première Guerre Mondiale. Lors de l’Armistice du 11 novembre 1919, le gouvernement sous présidence de la République de Raymond Poincaré ordonna le fleurissement de toutes les tombes de France. Or, les seules fleurs que les horticulteurs purent produire à l’époque pour honorer les morts dans la bataille.. étaient des chrysanthèmes. C’est depuis ce temps-là que cette fleur a déserté les jardins personnels pour les cimetières. Et que son image de la Fleur des Morts a vu le jour. C’est devenu un rituel chaque année à la même époque.

Fête du chrisanthème au Japon

Fête du chrisanthème au Japon

Pourtant, il n’en est pas ainsi dans le reste du monde !

Ainsi, de Pékin à Séoul, en passant par la Russie, le chrysanthème symbolise l’éternité, la joie d’offrir et la gaieté parce que cette fleur est justement la seule touche de couleur en période d’automne. Aux Pays-Bas et dans certaines contrées des États Unis, les chrysanthèmes sont symbole de bonheur. Ils entrent dans les compositions florales des tables et même des bouquets de mariée !

Mais c’est en Orient que la différence est la plus flagrante:

pièce de yen

pièce de yen

La Fleur d’Or ( l’autre nom donnée à cette plante vivace) a toujours été porteuse de chance et d’éternité. En Corée, elle est surnommé La Fleur de la Joie. Il est présent comme emblème sur les pièces de Yen (monnaie japonaise) et l’équivalent de la Légion d’honneur au Japon se nomme Daikun’i Kikkashō: l’Ordre du Chrysanthème ! 

Il aura donc fallu une guerre pour qu’en France, cette fleur passe de la main au fusil. Sitôt la Toussaint et le Jour des défunts terminés, les jolies boules aux couleurs lumineuses retombent dans l’oubli. Et c’est vraiment dommage. Ça peut paraître étrange, mais j’ai toujours aimé cette fleur ! J’ai voulu donc lui rendre hommage !

À lire aussi: ce très bel article et celui-ci sur son symbole au Japon ! 

Beignets de tomates vertes

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Résumé:

Au sud de l’Amérique profonde, en Alabama, un café au bord d’une voie ferrée… Ninny Threadgoode,  quatre-vingt-six ans, se souvient et raconte à Evelyn Couch les histoires incroyables de Whistle Stop. Et Evelyn qui vit très mal l’approche de la cinquantaine et sa condition de femme rangée, découvre un autre monde. Grâce à l’adorable vieille dame, elle peut enfin se révéler, s’affirmer…

Mon avis:

Je connaissais cette histoire par le biais du film de Jon Avnet, avec Katy Bates dans le rôle principal. (J’en ferai aussi une critique, tiens !) Mais c’est toujours intéressant de lire le livre d’origine ! Et j’ai beaucoup aimé ! C’est un roman léger et grave à la fois, une histoire d’amitié sur fond de racisme. J’ai été touchée par la misère des gens du Sud (Birmingham a longtemps été la ville la plus pauvre des Etats-Unis) et la magnifique solidarité régnant dans ce café de Whistle Stop. L’ambiance y est tellement bien décrite que j’avais l’impression d’y être ! La construction du roman, est également judicieuse, alternant les confessions de Ninny avec des extraits de journaux de la Gazette de Weems, avec des chapitres racontés comme si on faisait un saut dans le temps ! J’avais eu peur d’être embrouillée à cause de ça, mais au final, c’est ce qui donne du rythme au récit. Les chapitres se lisent rapidement, et j’ai été vite happée par l’histoire ! On y suit les aventures de deux femmes: Idgie, forte tête, véritable garçon manqué, et Ruth, qui a été fiancée au frère d’Idgie avant qu’un terrible accident ne survienne. 

J’ai eu un peu de mal avec Evelyn au début: femme au foyer aigrie et frustrée, elle m’a d’abord paru franchement antipathique ! Sa situation amoureuse et émotionnelle m’a cependant beaucoup parlé. Qui n’a jamais eu cette sensation pénible de flottement, où notre vie nous semblent s’être tellement accélérer que plus rien n’a de sens? De se voir en photo enfant et de se dire: Est-ce bien moi? Ai-je vraiment souri de la sorte ? C’est cette dépression qui me la rendue plus humaine.

Peu à peu, elle évoluera au contact de Ninny, grâce à sa joie de vivre, fascinée par son histoire, pleine de rebondissement. Et elle finira par prendre le taureau par les cornes et faire quelque chose de sa vie, quitte à s’octroyer les foudres de son mari ! Car ce qui fait aussi la force de ce livre, c’est qu’il a un côté très féministe ! Sans parler que l’auteur a eu la brillante idée de nous donner la recette de ces fameux beignets de tomates vertes en fin de bouquin ! 

Bref, un livre chaleureux et plein d’énergie positive, qui fait désormais partie de mes classiques !

Douceur du week-end

Gros coup de coeur pour ce splendide duo féminin: Kina Grannis (à la guitare) et Marié Digby (au piano). Les deux voix s’harmonisent merveilleusement bien ! Ça change des duos habituels où ça crie plus que ça chante ! Là c’est doux, calme, un brin mélancolique… Un peu de douceur dans ce monde de brutes !

Paroles:

Ooooooo Ooooooo [x2]
Leaves on the ground, waiting but there’s no sound
Years go by, layers of love, lust, fire
Ice all around, everything lost and found
(Take me, hold me, save me, keep me safe)
Blankets of dirt, collections of dreams and hurt
(Memories buried lately in this place)
Nobody has to know

I’ll be the warmth when your heart’s growing cold
And you’re on your own
I’ll be the compass that points you to north
I will be your keeper

Ooooooo Ooooooo [x2]

Sand and stone, struggles to claim and own
(Take my burden, I can’t bear the weight)
Wars lost won, promises come undone
(I’ve been fighting, trying not to break)

Nobody has to know

I’ll be the warmth when your heart’s growing cold
And you’re on your own
I’ll be the compass that points you to north
When you’re lost along the road
I’ll be the voice of an old favorite song
Taking you back home
I’ll be the guard at the top of the tower
I will be your keeper

Nobody has to know

Ooooooo Ooooooo [x4]

 

Le Merveilleux magasin de Mr Magorium

Parce que je suis tombée complètement par hasard sur ce film que je ne connaissais pas du tout, je vous présente mon dernier coup de coeur: Le Merveilleux magasin de Mr Magorium.

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Résumé:

Dans le fabuleux magasin de jouets de Mr. Magorium, les peluches vous font des câlins, les ballons jouent tout seuls au basket, les héros articulés partent à l’aventure d’un rayon à l’autre, et l’imagination des enfants suffit à donner vie aux rêves les plus fous !
Molly, une timide jeune femme, était très heureuse de travailler dans cet endroit vraiment magique, jusqu’à ce que cet excentrique de Mr. Magorium décide de lui léguer le magasin. Un changement inquiétant se produit alors : le magasin se met en colère, et plus question pour les jouets de s’animer comme avant.
Ce n’est sûrement pas Henry, le nouveau comptable qui ne croit pas à la magie, qui va aider Molly à redonner vie au magasin. Pour avoir une chance d’y parvenir, elle va devoir percer le secret de la magie qui l’anime…

Mon avis:

À mi chemin entre Charlie & la chocolaterie, Nanny McPhee et Pénélope, ce film tout public m’a fait l’effet d’un bonbon acidulé: le magasin s’anime grâce à la joie et la foi des enfants en la magie. Les couleurs sont délicieusement rétro.

Dustin Hoffman en fait parfois un peu trop dans l’excentricité. J’ai même eu l’impression que son sourire était forcé par moment ! En revanche, Natalie Portman apporte une poésie et une fraicheur plus que bienvenue ! J’ai bien aimé son personnage: ancienne pianiste prodige, Molly travaille avec enthousiasme au magasin de jouets jusqu’au jour où son mentor sent qu’il va bientôt « partir » et décide de lui léguer son magasin. Là, elle se retrouve assaillie par le doute: peut-elle vraiment succéder au grand Margorium ? Ça, plus le magasin qui se met en colère, et un nouveau comptable un peu coincé, ça fait un peu beaucoup à gérer d’un coup ! Mais grâce à l’aide d’un petit garçon collectionneur de chapeaux et du fameux comptable, qui a bon fond malgré son côté cartésien, elle prend confiance en elle, libérant du même coup sa propre magie, indispensable pour faire vivre le magasin !

Le film est raconté comme un conte pour enfant, chaque partie représentant un chapitre du livre. J’ai parfois penser à Amélie Poulain, dans la façon dont la voix-off raconte l’histoire. Et la fin n’en est pas vraiment une et c’est ce qui m’a le plus charmée dans ce film: « L’histoire finit quand une autre commence. »

Un film méconnu et sous-estimé, pour petits et grands !

Job Hunters, saison 2

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Je viens de commencer la deuxième saison de Job Hunters, la web-série dystopique, sur le thème de recherche d’emploi, où comme dans Hunger game, les candidats doivent s’entretuer pour survivre. Le fond est cependant plus complexe.

Dans ce futur proche, il n’y a plus aucune maladie, donc les autorités ont trouvé le système de MAEWIN corporation pour réguler la population.

Petit rappel: MAEWIN corporation est une entreprise particulière composée d’un camp d’entraînement et d’une « Safe House » où vivent les candidats. Mais même cette « maison de sécurité » ne garantie pas leur survie. Lorsqu’une alarme se déclenche, ils doivent s’entretuer pour réduire le nombre de personne lors de la sélection! 

Le dernier épisode de la première saison s’était terminé sur une note triste. Puisque Avery, trouvant par hasard le révolver que Paige cachait sous son matelas, a tiré sans le faire exprès sur Tiffany, sa meilleure amie. Traumatisée par son geste, la jeune femme trouve du réconfort auprès de Max, le geek de la petite bande. Ce personnage m’intrigue de plus en plus. Il semble avoir un passé assez sombre ! D’ailleurs, le Passé est le thème central de cette nouvelle saison:

Paige est persuadée d’avoir combattu sa mère parmi les candidats lors d’une intense séance d’entrainement, ce qui la trouble énormément, étant donné que sa famille a disparu depuis des années. Devin, lui, a le choc de sa vie en voyant débarquer sa fiancée dans la Safe House ! Quant à Max, il semble cacher un lourd secret qui le rend plus froid qu’à l’ordinaire… Ce qui ne l’empêche pas de veiller sur Avery, d’autant que celle-ci a renoué contact avec son manager, qui lui met des paillettes plein les yeux !

Il y a une vraie cohésion qui se met en place au sein du petit groupe! Les couples se forment aussi, donnant une jolie touche de tendresse dans ce monde noir et hypocrite. D’un côté, il y a Paige et Devon, un couple plutôt tendre et mignon. L’arrivée de la fiancée arrive à point nommé, parce que je trouvait que leur relation virait à la guimauve ! Et de l’autre, Avery et Max, qui a personnellement ma préférence ! Leur relation est plus complexe et j’ai vraiment hâte de les voir enfin se rapprocher ! Les événements s’enchaînent de façon cohérente et l’intrigue est assez efficace ! En tout cas, cette web-série me tient en haleine et me change agréablement des séries télé ! 

Une web-série canadienne à la fois trash et d’une certaine sensibilité, les personnages gagnent vraiment en profondeur au fil des épisodes ! Une belle réussite ! 

DVD du week-end: Moi, moche et méchant

À force de voir des minions partout (sur internet, en dvd , sur des t-shirts et même en peluches dans les magasins),  je me suis dit qu’il fallait impérativement que je découvre le phénomène Moi Moche et Méchant ! C’est chose faite !

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Résumé:

Dans un charmant quartier résidentiel délimité par des clôtures de bois blanc et orné de rosiers fleurissants se dresse une bâtisse noire entourée d’une pelouse en friche. Cette façade sinistre cache un secret : Gru, un méchant vilain, entouré d’une myriade de sous-fifres et armé jusqu’aux dents, qui, à l’insu du voisinage, complote le plus gros casse de tous les temps : voler la lune (Oui, la lune !)…
Gru affectionne toutes sortes de sales joujoux. Il possède une multitude de véhicules de combat aérien et terrestre et un arsenal de rayons immobilisants et rétrécissants avec lesquels il anéantit tous ceux qui osent lui barrer la route… jusqu’au jour où il tombe nez à nez avec trois petites orphelines qui voient en lui quelqu’un de tout à fait différent : un papa.
Le plus grand vilain de tous les temps se retrouve confronté à sa plus dure épreuve : trois fillettes prénommées Margo, Edith et Agnes.

Mon avis:

Un vrai divertissement familial: de l’humour à revendre et des personnages très attachants. J’ai beaucoup aimé l’évolution de Gru, un homme antipathique et cynique mais qui finalement, va fondre grâce à  trois petites orphelines au caractère bien trempé ! Agnès, le petite dernière (et la plus choupi-trognonne, en passant), m’a beaucoup fait penser à Bou dans Monstre & compagnie ! Edith, c’est la turbulente, la première à faire des bétises. Quant à Margo, c’est l’aînée, très protectrice envers ses deux soeurs. C’est aussi celle qui s’est montrée la plus méfiante envers Gru. Ce qui est compréhensible: L’orphelinat où étaient les filles n’était pas franchement accueillant. Miss Hattie, la directrice, pouvait être très flippante ! Quant à Gru, il n’a pas vraiment adopté les fillettes par bonté de coeur à la base. Il voulait s’en servir comme diversion pour l’un de ses plans. Mais peu à peu, et à sa grande surprise, il finit par se prendre d’affection pour les petites. Coté décor, j’ai adoré le contraste entre la maison de Gru et de son voisinage: c’est un peu comme si la famille Addams aménageait à Wisteria Lane ! Derrière l’aspect lugubre se cache une ambiance très fun ! Et le propriétaire est plus bourru et maladroit que cruel. Non, le vrai méchant du film est tout autre: il s’agit de Vector, un geek aussi prétentieux qu’hypocrite, qui joue avec son système de sécurité comme un ado à un jeu vidéo. le genre de personnage que j’adore détester ! Enfin, l’histoire est très bien menée, sans temps mort avec une fin groovy à souhait! Et surtout, il y a les Minions ! Que dire de ces choses ? On comprend rien de ce ce qu’ils disent, mais c’est juste tordant ! C’est un plaisir de les regarder s’affairer, sautiller, taquiner. Je suis par contre curieuse de savoir d’où ils viennent, quand même !

Une vraie bonne comédie, déjantée et tendre ! J’ai bien rigolé ! Bon, bah, il n’y a plus qu’à voir le numéro deux, maintenant !