Poésie du jour: Pleureuse

 

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Pleureuse, qui convoies obstinément ton mort 
Loin des rives de la lumière, 
Renonce à l’émouvoir au secret du suaire, 
Qu’une paix sans défaut le mène à l’autre bord. 

Laisse-le dériver aux brises inconnues, 
Ne l’importune pas de souvenir glacé, 
Laisse le bon sommeil détruire le passé 
Et le conduire au seuil de neuves avenues 

Que l’eau pure du temps, seule, le vivifie, 
Que pour lui se distille un nombreux devenir 
Puisque tes vaines mains ne surent retenir 
Celui qui s’évada, Pleureuse de ta vie. 

Louisa Paulin ( 1888- 1944) 

Oui, je sais ! Ce n’est pas une poésie des plus réjouissante ! Je l’ai découverte complètement par hasard dans la bibliothèque familiale et ce texte m’a juste « happée » ! J’ai pensé aux fameuses « pleureuses professionnelles » de l’ancien temps, mais aussi à ce sentiment qu’il faut laisser le mort demeurer dans un beau souvenir. Garder le meilleur et laisser « dériver » les mauvais au loin… Je voulais juste partager ce moment de mélancolie avec vous. Voilà. 

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