D’où vient… Halloween?

1) Origine:

Halloween est une fête folklorique et païenne traditionnelle ayant une lointaine origine celtique. Pendant la protohistoire celtique, existait une fête religieuse – Samain en IrlandeSamonios en Gaule –, qui se déroulait sous l’autorité des druides, pendant sept jours (le jour de Samain lui-même et trois jours avant et trois jours après). « C’est une fête de fermeture de l’année écoulée et d’ouverture de l’année à venir. Le temps de Samain est celui du Sidh (l’autre monde) brièvement confondu avec celui de l’humanité ». C’est la période de possibles rencontres mythiques entre certains hommes et les dieux des Tuatha Dé Danann. Les fêtes druidiques ont disparu d’Irlande au Ve siècle, avec l’arrivée d’une nouvelle religion, le christianisme. La fête chrétienne de la Toussaint, à laquelle est adossée Halloween, n’a été instituée qu’au IXe siècle par le pape Grégoire IV. L’abondante littérature irlandaise médiévale, élaborée par les clercs entre le VIIIe et le XIIe siècles, ne mentionne que la fête sacrée de Samain. Sur le Continent, l’historienne Nadine Cretin cite une croyance bretonne qui aurait perduré jusqu’au début du XXe siècle, selon laquelle les âmes des morts revenaient à la veille de la Toussaint et lors des nuits de solstice. Avant d’aller se coucher, on leur laissait de la nourriture sur la table et une bûche allumée dans le feu pour qu’ils puissent se chauffer. Cette croyance n’étant pas chrétienne, elle pourrait être, si elle est confirmée, une survivance de Samain.

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L’étymologie du mot Halloween appartient strictement à la langue anglaise, sans aucun rapport avec le gaélique ou toute autre langue celtique. Son nom actuel est une altération de All Hallows Eve, qui signifie littéralement « le soir de tous les saints », c’est-à-dire la veille de la fête chrétienne de la ToussaintHallow est une forme archaïque du mot anglais holy et signifie « saint », even est une forme usuelle qui a formé evening, le soir). L’orthographe Hallowe’en est encore parfois utilisé au Canada et au Royaume-Uni  « e’en » étant la contraction de even, devenue « een ».

Une jack-o’-lantern traditionnelle (navet) irlandaise du début du XXe siècle exposée au Museum of Country Life

Jack-O’-Lantern est probablement le personnage le plus populaire associé à l’Halloween. Il nous provient d’un vieux conte irlandais:  Jack aurait été un avare, un personnage ivrogne, méchant et égocentrique. Un soir, alors qu’il était dans une taverne, le diable lui apparut et lui réclama son âme.  Jack demande au diable de lui offrir à boire, un dernier verre avant de partir pour l’enfer. Le diable accepte et se transforme en pièce de six pence. Jack la saisit et la place immédiatement dans sa bourse. Cette dernière ayant une serrure en forme de croix, le diable ne peut s’en échapper. Finalement, Jack accepta de libérer le diable, à condition que ce dernier lui accorde dix ans de plus à vivre. Dix ans plus tard, Jack fit une autre farce au Diable, le laissant en haut d’un arbre (sur lequel il avait gravé une croix grâce à son couteau) avec la promesse qu’il ne le poursuivrait plus.

Lorsque Jack meurt, l’entrée au paradis lui est refusée, et le diable refuse également de le laisser entrer en enfer. Jack réussit néanmoins à convaincre le diable de lui donner un morceau de charbon ardent afin d’éclairer son chemin dans le noir. Il place le charbon dans un navet creusé en guise de lanterne et est condamné à errer sans but, jusqu’au jour du jugement dernier. Il est alors nommé Jack of the Lantern (Jack à la lanterne, en français), ou Jack-o’-lantern. Il réapparaît chaque année, le jour de sa mort, à Halloween.

À l’origine, le symbole d’Halloween était un navet contenant une bougie pour commémorer la légende de Jack-o’-lantern (Jack à la lanterne), condamné à errer éternellement dans l’obscurité entre l’enfer et le paradis en s’éclairant d’un tison posé dans un navet. Le navet fut progressivement remplacé par une citrouille, elle-même remplacée quelquefois par un autre légume. Même s’il y a une tradition des Îles Britanniques consistant à sculpter une lanterne à partir d’un rutabaga, d’une betterave fourragère ou d’un navet, la pratique fut associée à Halloween en Amérique du Nord, où la citrouille était plus large et plus facile à sculpter.

L’imagerie qui entoure Halloween est largement un amalgame de la saison d’Halloween elle-même (saison où les nuits deviennent de plus en plus longues par rapport au jour), d’un siècle ou presque de représentations artistiques (notamment dans les films américains)11, et une volonté mercantile de commercialiser ce qui a rapport au sombre et au mystérieux. Ceci implique généralement la mort, la magie ou des monstres mythiques. Les personnages couramment associés à Halloween sont les fantômes, les goules, les sorcières, les vampires, les chauves-souris, les hiboux, les corbeaux, les vautours, les maisons hantées, des personnages à tête de citrouille, les chats noirs, les araignées, les gobelins, les zombies, les momies, les squelettes, les loups-garous et les démons. Surtout en Amérique du Nord, le symbolisme est inspiré par les classiques du cinéma d’horreur, avec des personnages comme Dracula, le monstre de Frankenstein, le Loup-Garou et la momie. Les maisons sont souvent décorées avec ces symboles.

L’orange et le noir sont les deux couleurs traditionnellement associées à Halloween. Pour l’historienne Nadine Cretin, ces couleurs ont été adoptées après la rencontre d’Halloween avec l’antique fête des Morts célébrée au Mexique5. Dans les produits et les images plus récentes, les couleurs mauve, vert et rouge peuvent être retrouvées. L’usage de ces couleurs est, en partie, dû à leur usage dans les publicités ayant rapport à cette fête depuis plus d’un siècle.

En Irlande, Halloween est une fête très populaire, connue sous le nom Gaélique Oíche Shamhna (littéralement la nuit de la fin de l’été), et célébrée depuis des siècles. Dans la nuit d’Halloween, les enfants et les adultes se déguisent en créatures maléfiques (fantômes, zombis, sorcières, goblins), des grands feux sont allumés et des feux d’artifices sont tirés partout dans le pays.

L’Écosse, ayant une langue et une culture gaéliques communes avec l’Irlande, célèbre la fête de Samhain depuis des siècles. Robert Burns fit un portrait des différentes coutumes dans son poème Hallowe’en (1785). Halloween, connu en gaélique écossais sous le nom de Oidhche Shamhna, consiste principalement des enfants déguisés (souvent en sorcière ou en fantôme) faisant du porte-à-porte et offrant des divertissements variés. Si la performance est appréciée, les enfants sont récompensés avec des bonbons, des fruits ou un peu d’argent. Il n’y a pas de tradition du trick or treat écossaise. Le folklore, incluant Halloween, est centré sur la croyance envers les fées. Les enfants se costument et transportent une Neepy Candle, un visage diabolique gravé dans un rutabaga (neep en anglais) évidé, éclairé de l’intérieur, pour effrayer les mauvaises fées. Un jeu d’enfants populaire durant cette soirée est celui où une pomme soit être attrapée dans un bac d’eau en utilisant seulement sa bouche. Un autre jeu consiste à essayer de manger, en ayant les yeux bandés, un pain enrobé de mélasse pendant au plafond par une ficelle.

En Angleterre, l’Halloween était autrefois appelée « la nuit du casse-noisettes » ou « la nuit de la pomme croquante ». Les familles réunies autour du feu racontaient des histoires tout en mangeant des noisettes et des pommes. Ce jour-là, les pauvres recevaient des gâteaux appelés « les gâteaux de l’esprit ». Halloween a été critiquée en Angleterre pendant la période des réformes pour être opposée à la notion de prédestination et sa popularité a baissé dans ce pays.

En Belgique, Il existait, en milieu rural, des traditions similaires à celles du Jack-O-Lantern. En Flandres, à l’occasion de la Saint-Martin, les enfants creusent en effet des betteraves et y percent des trous pour figurer un visage grimaçant éclairé par une bougie placée à l’intérieur de la betterave. En Wallonie, ces lanternes étaient appelées Grign’ Dints. Ces lanternes étaient réalisées au moment de la récolte qui coïncide avec le début de l’automne et avec les fêtes de la Toussaint. Cette pratique tend a disparaître depuis les années 1980. L’Halloween n’a commencé à être fêtée que depuis le début des années 1990. La formule trick or treat est adaptée en « des bonbons ou des coups de bâton », « des bonbons ou un frisson », « des bonbons ou la malédiction » ou plus couramment « des bonbons ou la mort ».

En France, il existait en Bretagne dans le Finistère, au moins jusqu’à la moitié du vingtième siècle, une coutume chez les enfants, « vers l’approche de la Toussaint, de creuser des betteraves, d’y pratiquer des trous en forme d’yeux, de nez et de bouche, d’y introduire un bout de bougie et de refermer le tout »; outre ce « lampion à tête humaine, posé la nuit sur un talus ou dissimulé dans les broussailles d’un terrain creux » pour effrayer les gens, le même témoignage évoque des enfants avec cette fois la tête-betterave portée sur leur tête et montés sur des échasses, en une terrifiante procession supposée représenter l’Ankou et les êtres de l’Autre Monde. En Lorraine, la Rommelbootzennaat (nuit des betteraves grimaçantes en Francique Lorrain) est une tradition célébrée en Moselle la veille de la Toussaint, essentiellement dans le Pays de Nied et dans le land de Sarre voisin. La veille de la Toussaint, les enfants sculptent des têtes grimaçantes aussi dans des betteraves, légumes dont la récolte marque la fin des travaux des champs. Éclairées par la lumière d’une bougie, les têtes sont déposées sur les rebords de fenêtres, des puits, les murs des cimetières ou aux croisements des chemins pour effrayer les passants. Cette fête a continué a être célébrée bien avant le retour en Europe de la mode d’Halloween à la fin des années 90.

L’Halloween n’a jamais été célébré à Malte jusqu’à tout récemment, où sa popularité a augmenté à cause du grand nombre de bals costumés organisés le soir d’Halloween, surtout courus par les adolescents et les jeunes adultes. Il n’y a pratiquement personne qui distribue des bonbons ou qui passe dans les maisons. La célébration d’Halloween en Roumanie est liée au mythe de Dracula. Des bals costumés sont organisés en T mais surtout dans la ville deSighişoara En effet, il est considéré que l’esprit de Dracula vit dans cette ville parce qu’elle fut le théâtre de plusieurs chasses aux sorcières. Celles-ci sont recréées, de nos jours, par des acteurs le soir du 31 octobre.

2) Amérique du Nord

Hallowe’en at Merryvale par Alice Hale Burnett

Décorations d’Halloween sur une maison de Washington.

À la suite d’une famine, les coutumes et les pratiques se déplacèrent, avec l’émigration irlandaise vers les États-Unis. C’est à la fin du XIXe siècle qu’elle y devient une source de festivité avec les déguisements et les décorations tournant autour des têtes de morts, fantômes, squelettes, sorcières. Les enfants déguisés en sorcières ou en fantômes défilent dans les rues en frappant aux portes et en revendiquant des petits cadeaux (des bonbons) sous menace de malédiction en cas de refus. La coutume du trick or treat, qui signifie « tu paies ou tu as un sort », est apparue aux États-Unis dans les années 1930.

Au Canada, la fête d’Halloween est largement célébrée. Le 31 octobre, le soir venu, les enfants revêtent des costumes de toutes sortes, amusants ou effrayants, et envahissent les rues pour frapper à chaque porte et demander des friandises. Les foyers qui participent à la fête ornent le pas de leur porte d’une citrouille illuminée ou branchent simplement les décorations pour indiquer que les enfants y sont les bienvenus. Depuis quelques années, cette fête a pris de l’ampleur et donne lieu à de multiples activités pour petits et grands. La fête suscite aussi un engouement croissant pour la création de véritables décors d’horreur devant certaines maisons. Les commerces comme les restaurants et les discothèques se prêtent également au jeu.

Il fallut néanmoins attendre les années 19601970 pour qu’elle s’impose réellement dans les régions à grande majorité francophone, comme le Bas-Saint-Laurent. Par ses manifestations, l’Halloween s’apparente à celle du Mardi gras, ou de la Mi-Carême, qui donnaient lieu, dans certaines régions du pays, à des déguisements et à la collecte de bonbons, notamment au Goulet (Nouveau-Brunswick) et à Saint-Antoine-de-l’Isle-aux-Grues (Québec).

L’Halloween est célébré dans les Caraïbes. Dans certaines régions des Antilles britanniques, il y a des célébrations en l’honneur de la Nuit de Guy Fawkes qui ont lieu aux environs d’Halloween. Sur l’île de Bonaire, les enfants d’une ville se rassemblent en groupe, et contrairement aux autres endroits du monde, ils passent l’Halloween dans les confiseries, au lieu de faire du porte-à-porte.

3) Asie

Citrouille d’Halloween dans un magasin japonais

Cette fête n’ayant aucun lien avec le shintoïsme ni avec le bouddhisme, les Japonais ne célèbrent traditionnellement pas Halloween. Cependant l’événement gagne en popularité et beaucoup de décorations et de déguisements peuvent être trouvés en magasin.

4) Controverses

Dans plusieurs pays ne célébrant traditionnellement pas l’Halloween, son introduction a suscité une opposition plus ou moins forte. Certaines voix se sont élevées pour dénoncer une américanisation croissante du monde, ou pour craindre que les fêtes religieuses autour du 31 octobre, comme la Toussaint, ne soient balayées par cette fête.

5) En France

En France, la tradition indigène de la Rommelbootzennaat (nuit des betteraves grimaçantes) s’est maintenue dans le Pays de Nied en Lorraine. D’autre part, Halloween était surtout célébré dans les familles ou regroupements anglo-saxons, mais aucun distributeur n’osait commercialiser la fête à grande échelle. Tout change en 1997, lorsque l’opérateur téléphonique France Telecom lance un téléphone mobile de couleur orange baptisé « Olaween ». Une importante campagne publicitaire (8 000 citrouilles sont distribuées au Trocadéro), associée à d’autres initiatives commerciales (comprenant des événements spécifiques au sein du parc à thèmes de Disneyland Paris) donne à cette fête une visibilité médiatique instantanée. La Salsa du démon est rééditée en version remixée. Dès 1998, Halloween est adoptée par les commerçants et certains médias, la fête tombant juste au moment de la « période creuse » avant les fêtes de Noël.

Rapidement, cette importation (notamment dans la grande distribution) est critiquée en la dénonçant comme du marketing visant à faire plus de profit auprès des jeunes consommateurs (confiseries, jouets, masques et costumes…). Néanmoins, la fête s’impose en France en moins de quatre ans comme la troisième fête commerciale de l’année, juste derrière Noël et le jour de l’an.

Mais dès 2006, de nombreux médias comme L’Express et 20 minutes font état d’un désintérêt progressif des Français pour Halloween. La pure logique commerciale et la survente médiatique de la fête en France sont mises en avant pour expliquer ce rapide retour de balancier. Halloween a aussi beaucoup souffert de vives oppositions politiques ou religieuses, la fête entrant en concurrence avec la Toussaint (le 1er novembre) et la fête des morts (le 2 novembre).

LÉglise catholique romaine aurait constaté qu’une population non chrétienne s’intéresse au sens de la mort avec Halloween. Pour rappeler le sens de la Toussaint catholique, le diocèse de Paris a instauré, depuis 2002, une manifestation festive baptisée, en anglais approximatif (et ce pour créer un jeu de mot en opposition à Halloween), « Holy wins » (possiblement traduit par « ce qui est saint est victorieux »). Des centaines de personnes y participent chaque année. Une étude du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (CREDOC), commandée par la Chambre syndicale nationale des arts funéraires et datée de 2005, fait apparaître en parallèle une récente augmentation du succès commercial de la fête de la Toussaint. Au mois d’octobre, les confiseurs vendent leurs bonbons en indice 130 contre 100 les autres mois, ce qui montre bien le succès de la fête, du point de vue des confiseurs tout du moins. D’après le directeur du Crédoc même, « le chiffre d’affaires de la fête d’Halloween en France n’a jamais dépassé celui des fleuristes pour la Toussaint ».

5) Ailleurs dans le monde

En Allemagne et en France, le 31 octobre est la fête de la réforme. L’Église évangélique y distribue des bonbons à l’effigie de Martin Luther pour décourager les enfants à célébrer l’Halloween. Selon l’évêque de Hanovre, il est « absurde de célébrer Halloween, Martin Luther ayant libéré les protestants de la peur des démons et des sorcières ».

En Russie, le Kremlin et l’Église orthodoxe tentent de freiner la popularité grandissante d’Halloween. Il est maintenant interdit de la célébrer dans les écoles de Moscou.

En Équateur, le président Rafael Correa a demandé, en 2007, aux fonctionnaires de ne pas célébrer Halloween car, selon lui, le gouvernement équatorien est nationaliste et la population doit célébrer les fêtes locales. Au Venezuela, le président Hugo Chávez a déjà affirmé qu’Halloween répandait la terreur et qu’il fallait que la population résiste à l’envahissement de la culture américaine. Au Brésil, la fête d’Halloween n’est pas célébrée ; sa popularité a cependant augmenté de par l’influence de la culture américaine. Il existe également des oppositions quant à fêter ce jour. Le gouvernement a alors créé en 2005 le « Jour du Saci«  (Dia do Saci, en Portugais), se déroulant à la même date qu’Halloween et faisant hommage à un personnage du folklore brésilien.

À l’île Maurice, cette quête de friandises est parfois effectuée par les enfants, bien que cela ne soit pas entièrement inscrit dans les mœurs du pays.

Au Maroc , la fête d’Halloween est peu célébrée mais sa popularité augmente rapidement au point de voir des citrouilles dans certains quartiers, des enfants déguisés et des adultes qui organisent des soirées.

6) Santé et sécurité

À chaque fête d’Halloween, il y a des rumeurs persistantes selon lesquelles des gens introduiraient du poison ou des objets dangereux (lames, aiguilles) dans les bonbons. Une légende urbaine raconte même que certains enfants auraient mangé des jouets qui gonflent dans l’eau en guise de bonbons. Certains postes de police organisent même une inspection gratuite des friandises. Il n’y a en fait jamais eu de véritable cas d’empoisonnement ou de blessure, la plupart étant des canulars ou ayant été commis par la propre famille des enfants. Pourtant, chaque année, des reportages avertissant les gens du danger sont diffusés. Certains parents vont même jusqu’à suivre leurs enfants dans leur collectes, et les obligent à se déplacer en auto, même pour de courtes distances. À Churchill, au Manitoba, un périmètre de sécurité est établi à l’aide d’automobiles munies de gyrophares pour permettre au enfants de passer l’Halloween à l’abri des ours polaires, qui peuvent parfois se promener dans la ville à la tombée de la nuit.

Aux États-Unis, dans l’État du Michigan et à certains endroits des Maritimes canadiennes, certaines personnes prennent très à cœur l’aspect « mauvais coups » de la fête. Il y a des actes de vandalisme tels que le toilet papering (acte de dérouler des rouleaux de papier toilette dans les arbres ou sur la voie publique) ou l’incendie de voitures. À certains endroits, les policiers se laissent lancer des œufs dans l’espoir de réduire le vandalisme.

7) Dans la culture populaire

Halloween est le prétexte d’un nombre important d’œuvres, notamment cinématographiques comme par exemple It’s the Great PumpkinCharlie Brown (1966) (de Bill Melendez), La Nuit des masques (1978) (de John Carpenter), Hocus Pocus (1993) (v.f. Abracadabra), (de David Kirschner et Mick Garris), L’Étrange Noël de monsieur Jack (1993), (de Henry Selick) et Trick ‘r Treat , (2008) (de Michael Dougherty),Halloween 1,2,3,4,5,6,7,8(1996-2004).

Les feuilletons et séries télévisés américains ont souvent un épisode consacré à Halloween, quand ce n’est pas plusieurs (voiLes Simpson par exemple, ou encore la série Friends ou dans des séries policières tel que NCIS : Enquêtes spéciales). Au Canada, notons le clip Halloween desTêtes à claques et de nombreux épisodes de Chair de poule.

Dans Buffy contre les vampires, Halloween est le jour que les « démons » détestent, le jour où ils préfèrent ne pas sortir de chez eux, révoltés à l’idée de ne pas être suffisamment pris au sérieux et d’être dévalués par une manifestation commerciale. Ce qui est un curieux contre-sens : dans la tradition celtique, la fête de Samain était justement celle de la réunion du monde visible et du monde invisible, le jour de l’année où les vivants pouvaient avoir accès à l’« Autre Monde ».

Dans Charmed, Halloween est considéré comme le jour le plus magique de l’année, nouvel an sorcier. C’est par cette magie que les démons vaincus au cours de l’année précédente peuvent revenir d’entre les morts pour la journée et circuler librement parmi les humains festifs. Pour les sorcières, c’est un jour où la magie primitive peut être invoquée facilement. Un chapeau pointu leur permet ainsi facilement de capter les énergies célestes tandis qu’un balai ou une pomme se trouvent être des moyens de défense et d’attaque inestimables !

 

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