La maison dans la dune

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Et voici un livre dont l’ histoire m’a prise totalement par surprise: La maison dans la dune de Maxence Van der Meersch

Dans les années 1920, dans la région brumeuse et désolée de la frontière franco-belge, près de Bray-Dunes, une lutte sourde et violente oppose les contrebandiers, passeurs de tabac belge en France, et les douaniers. On y fait la connaissance de Sylvain, un ancien boxeur devenu fraudeur par amour, et du douanier Lourges, son grand rival depuis que Sylvain l’a gravement humilié. Le douanier cynique ira jusqu’à utiliser la propre femme de Sylvain pour arriver à ses fins. Mais l’ancien boxeur s’est entre temps trouvé un refuge innatendu près de la frontière, dans une auberge perdue dans la nature: Une maison dans la dune. Il y rencontre Pascaline, élevée par son vieil oncle et sa tante. Une jeune fille simple et pure qui symbolisera pour lui une jeunesse perdue, le retour aux plaisirs simples de la vie,  » une neige à laquelle il aurait hésité à imprimer la souillure de son pas ».  Entre eux va naître une affection touchante et sincère, rien à voir avec une liaison adultère comme on pourait le suposer dans ce genre d’histoire ! Et l’auberge devient un havre de paix, une oasis, un petit coin de paradis dans la vie risquée et morne du passeur de tabac.

Mais Sylvain se fait rattraper par Lourges et Germaine, la femme délaissée devenue sa maîtresse. Grâce à celle-ci, le douanier réussira à tendre un piège et le prendre sur le fait… ce qui provoquera un drame.

Une histoire mélancolique et amère, sur la désillusion d’un amour, une lutte acharnée entre rivaux et la recherche d’une rédemption impossible. 

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crossover du jour:Beckett & Mr Castle

Quand la série Castle est mariée au générique de la série des 80’s Scarcrow & Mrs King (« les deux font la paire » en vf), et bien voilà ce que ça donne ! Quelle idée géniale ! Le décalage entre la maladresse de Rick Castle sur le style musical très « James Bond à la rescousse » est particulièrement drôle !

Montage de nnaylime

Un de mes poèmes préférés

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Les Yeux d’Elsa


Tes yeux sont si profonds qu’en me penchant pour boire
J’ai vu tous les soleils y venir se mirer
S’y jeter à mourir tous les désespérés
Tes yeux sont si profonds que j’y perds la mémoire

À l’ombre des oiseaux c’est l’océan troublé
Puis le beau temps soudain se lève et tes yeux changent
L’été taille la nue au tablier des anges
Le ciel n’est jamais bleu comme il l’est sur les blés

Les vents chassent en vain les chagrins de l’azur
Tes yeux plus clairs que lui lorsqu’une larme y luit
Tes yeux rendent jaloux le ciel d’après la pluie
Le verre n’est jamais si bleu qu’à sa brisure

Mère des Sept douleurs ô lumière mouillée
Sept glaives ont percé le prisme des couleurs
Le jour est plus poignant qui point entre les pleurs
L’iris troué de noir plus bleu d’être endeuillé

Tes yeux dans le malheur ouvrent la double brèche
Par où se reproduit le miracle des Rois
Lorsque le coeur battant ils virent tous les trois
Le manteau de Marie accroché dans la crèche

Une bouche suffit au mois de Mai des mots
Pour toutes les chansons et pour tous les hélas
Trop peu d’un firmament pour des millions d’astres
Il leur fallait tes yeux et leurs secrets gémeaux

L’enfant accaparé par les belles images
Écarquille les siens moins démesurément
Quand tu fais les grands yeux je ne sais si tu mens
On dirait que l’averse ouvre des fleurs sauvages

Cachent-ils des éclairs dans cette lavande où
Des insectes défont leurs amours violentes
Je suis pris au filet des étoiles filantes
Comme un marin qui meurt en mer en plein mois d’août

J’ai retiré ce radium de la pechblende
Et j’ai brûlé mes doigts à ce feu défendu
Ô paradis cent fois retrouvé reperdu
Tes yeux sont mon Pérou ma Golconde mes Indes

Il advint qu’un beau soir l’univers se brisa
Sur des récifs que les naufrageurs enflammèrent
Moi je voyais briller au-dessus de la mer
Les yeux d’Elsa les yeux d’Elsa les yeux d’Elsa

Louis Aragon

 

Persuasion (Arté)

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Le cycle Jane Austen continue sur Arté avec l’adaptation de Persuasion par Adrian Shergold avec Sally Hawkins (Anne Elliot) et Rupert Penry-Jones (Frederick Wentworth). Un couple assez surprenant, ou pour une fois, l’homme n’est pas un grand ténébreux à la Darcy ou Rochester !  Ayant adoré le livre, il fallait absolument que je voie ce film !

« Douce, solitaire et sensible, Anne, 27 ans, détient le triste privilège d’être la « seule personne sensée » de sa famille. Jugée quantité négligeable par les siens, en particulier par son père, un baronnet boursouflé de vanité qui a transmis à ses deux autres filles son obsession pour la hiérarchie sociale et les futilités, elle semble accepter son statut de vieille fille vouée au service des autres. Huit ans plus tôt, pourtant, Anne a été passionnément amoureuse d’un jeune officier de marine, Frederick Wentworth. Mais l’opposition de son père et de sa marraine l’ont persuadée de rompre ses fiançailles avec ce roturier sans le sou, qu’elle n’a jamais pu oublier.
Alors que les dettes accumulées par M. Elliot père obligent à louer le domaine familial, elle apprend avec une violente émotion que le jeune homme, devenu riche et auréolé de gloire, va y résider, les nouveaux locataires n’étant autres que sa sœur et son beau-frère. »
Comme je l’ai dit plus haut, le plus tourmenté des deux amoureux est Anne Elliott, très écorchée vive dans cette jolie adaptation. Son visage pâle et grave m’a beaucoup fait penser à Charlotte Gainsbourg dans Jane Eyre.
Quant à Frederick Wentworth, c’est un homme séduisant, distingué, amer et fermé mais sans la noirceur inquiétante de la plupart des personnages masculins de ce genre d’époque. Je l’ai trouvé assez subtil en fait !
 
J’ai été aussi très touchée par la détresse de Benwick, l’ami de Frederick dont la femme est décédée alors qu’il était encore en mer. La compassion d’Anne ainsi que leur intérêt commun pour la poésie va l’aider à aller de l’avant jusqu’à un retournement de situation… des plus inattendu ! Le cousin d’Anne est également intéressant dans son hypocrisie et ses flatteries intéressées ! Et les parents d’Anne d’une remarquable ingratitude ! Les décors sont beaux, verdoyants et subtils et les costumes superbes ! J’ai beaucoup apprécié la beauté mélancolique de ce téléfilm  ! Mon seul regret est une fin peut-être un peu trop expédiée avec des plans très « hachés » et « secoués » pour montrer le tourments d’Anne ! Mis à part ce détail, j’ai passé un très bon moment !
 
Prochains téléfilms en date: Northanger Abbey, Emma (avec Kate  Beckinsale dans le rôle principal !) et Mansfield Park avec Billie Piper  ( Rose Tyler dans le Docteur Who !)

Les deux Abbys

Je ne crois pas aux coïncidences: j’ai toujours pensé que le couple Connor/Abby était un clin d’oeil à… McGee et Abby ! La ressemblance entre les deux couples est saisissante, je trouve ! Même complicité, même façon de veiller l’un sur l’autre…  Et pas mal de câlins aussi ! Et ils ont chacun fait un duo musical: l’un dans une église, et l’autre au boulot ! C’est quand même fort !

Seul truc que je trouve dommage: il n’y a pas assez d’épisodes consacrés à Abby et Mcgee. J’adore ce genre de couple tendre et maladroit, loin des jeux de séduction à deux balles vus et revus dans ce genre de série ! Là, au lieu de grandes déclarations ronflantes, il y a des actes de courage, ce qui est tellement plus éloquent !

Montage: thetrueparadisecity

Si j’était moi…

Sublime live au  Bataclan en 2003. Cette chanson me parle beaucoup et j’ai du mal à l’écouter sans pleurer…

Si j’étais moi,
Ni la montagne à gravir
Au bord du vide, la neige à venir
Ne me feraient peur

Si j’étais moi
Ni les pages à écrire
Ni de trouver les mots pour le dire
Ne me feraient peur

Mais je me lâche la main
Je m’éloigne de moi
Je me retrouve au matin
Sur la mauvaise voie
Quand on se perd en chemin
Comment venir à bout
De ces efforts inhumains
Qui nous mènent à nous

Si j’étais moi

Ni la femme que je suis  

Ni même l’homme qui dort dans mon lit 

Ne me ferait peur
Ni les démons que je cache
Les idées noires, les flammes que je crache
Ne me feraient peur

Mais je me lâche la main
Je m’éloigne de moi
Je me retrouve au matin
Sur la mauvaise voie
Quand on se perd en chemin
Comment venir à bout
De ces efforts inhumains
Qui nous mènent à nous

Si j’étais moi
Tout ce que j’ai sur le coeur
Ce que je fais de pire et de meilleur
Ne me feraient peur

Si j’était moi
Ce que je fais de pire et de meilleur
Ferait mon bonheur

Séquence nostalgie: la belle et la bête

Vous le savez, j’adore les contes de fée ! Et j’adore les films, dessins animés et séries abordant ce thème. Une série en particulier m’avait bien plu par son ton particulier: La Belle et la Bête de Ron Koslow ! Et oui,  bien avant Rumplestinskin et Belle, il y avait eu ... Vincent et Catherine !

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Cette série racontait l’amour impossible entre Vincent, un homme-lion vivant caché dans le monde d’En-bas, et Catherine, une avocate dans le monde d’En-Haut. Vincent a en éffet créé toute une communauté dans le sous-sol de la ville de New York ! Un endroit où les rejetés sont accueuillis et aidés. Un croisement entre un Robin des bois (défense des plus faibles), et le fantôme de l’opéra (« laideur » du visage du héro et le fait de vivre dans les sous-sols). Je trouvais le couple Ron Perlman et Linda Hamilton très charismatique ! 1000 fois mieux que la nouvelle version avec Kristin Kreuk !!! Il y avait une ambiance, une atmosphère très particulière et un doublage français… de qualité ! Et oui ! Ça arrive ! J’aimais bien la voix française de Vincent ! Une série profonde et originale sur la peur de la différence, quelle qu’elle soit !