Belles femmes, final round: la beauté intérieure

Je termine mon dossier sur une note plus sensible avec les femmes qui m’ont marquée par leur « beauté d’âme » plus que par leur physique. Parce qu’une jolie frimousse n’est pas tout dans la vie. Voici ma sélection « Beauté Intérieure ».

Alexandra David-Néel: quel incroyable parcours! Une ténacité et une intelligence hors du commun: je suis actuellement en train de lire Voyage d’une Parisienne à Lhassa et j’en suis toute chamboulée, émerveillée, impressionnée par sa force. Une force non seulement physique, mais aussi psychologique et spirituelle. Pensez donc: la première femme occidentale à s’être rendu à Lhassa, le Tibet interdit.  Plus qu’une ville, un monde à part, complètement fermé aux occidentaux! Il lui aura fallu 8 mois de marche épuisante, dans le froid, les chemins escarpés, le plus souvent de nuit, et le tout, sous l’apparence d’une mendiante ! Un incroyable pèlerinage, plein de rebondissements et de spiritualité.


Brooke Fraser. Une chanteuse qui n’est pas qu’un joli visage. Elle a participé à un très beau projet: donner de l’eau potable en Éthiopie ! Et d’ailleurs, lors de son anniversaire, elle a préféré que ses fans offrent un don à l’association Charitty Water, plutôt que des choses futiles ! En plus, sa musique est super! There’s something in the water me donne vraiment de l’optimisme à revendre ! J’ai bien envie d’écouter son album! Très belle surprise musicale et humaine. On n’a pas fini d’entendre parler d’elle ! Rien à voir, mais sur cette photo, elle me fait penser à l’actrice Anne Hattaway…



Ani choying Drolma. Là encore, un parcours extraordinaire. Pour ceux qui ne me lisent que depuis peu, sa biographie, Ma voix pour la liberté fait désormais partie de mes livres de chevet. Une voix magnifique et une grande force d’âme et de compassion.  Elle a même fini par voir quelque chose de positif dans son enfance difficile. Si elle n’avait pas été malheureuse, elle n’aurait peut-être jamais eu le courage de se rebeller et de changer l’ordre des choses. Une leçon de courage et de dignité.  

Emmanuelle Laborit: j’ai vraiment un très grand respect pour cette femme. Elle fait partie de mes rares modèles français. Non pas, parce qu’elle a été la première comédienne sourde à recevoir un Molière, mais parce qu’elle se bat constamment contre nos préjugés d’entendants. Nous ne savons pas ce qu’est le silence, le vrai, le perpétuel. Il y a toujours quelque chose: le vent, les voitures, un oiseau qui passe… Lorsque nous avons à faire au silence, nos oreilles résonnent, parce qu’elles ne sont plus habituées. Je ferai très prochainement une critique sur son livre, le cri de la mouette que je voulais lire depuis longtemps !

Et enfin, je termine avec Zlata Filipovic,pour son témoignage de la guerre de Sarajevo (Le journal de Zlata aux éditions Pocket).  Son journal est simple et brut, les textes courts. Ce qui m’a d’ailleurs d’autant plus touchée. Zlata ne tourne pas autours du pot. Elle crie et pleure de colère, de chagrin, d’incompréhension surtout. Aujourd’hui journaliste, Zlata a publié un autre livre de témoignage: Paroles d’enfants dans la guerre. Parce que les enfants sont les premières victimes. Et que les blessures les plus graves ne sont pas forcément les plus visibles. Là aussi, une leçon de courage. Et il en faut pour oser témoigner.

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DVD du week end : Le magicien d’Oz

Ce week-end, je me suis fait un petit retour au sources!  C’est le film Australia qui m’a redonné envie de voir ce classique. Et quel classique!  Je préfère même Dorothy à Alice, même si les 2 oeuvres ont beaucoup en commun : l’univers féérique et coloré, les personnages étranges et la fin. Mais contrairement au conte de Lewis Caroll, il y a un vrai parcours psychologique chez l’héroïne. Au début, elle m’a vraiment fait penser à une ingrate pleine de préjugés et égoïste, toujours à courir après son chien.  Elle prend conscience de sa puérilité au contact de ses 2 amis. L’Epouvantail, c’est le meilleur ami, rassurant et gentil. L’homme de Fer, c’est l’homme froid…en apparence. Mais j’ai vraiment un faible pour le Lion peureux ! Très drôle et touchant. Et le costume est tellement ridicule et adorable à la fois! On aurait dit une peluche. Enfin, j’ai trouvé la Fée du Nord particulièrement intelligente. Elle a su montrer à Dorothy la différence entre un souhait et un caprice. Quant au Magicien d’Oz, je l’ai trouvé…assez hypocrite en fait ! D’une certaine façon, il est pire que la sorcière de l’Ouest, qui elle, marque son avis dès le départ. Et puis les chansons sont intemporelles ! Mais plutôt que le célèbre « Somewhere over the rainbow », que l’on entend partout ( et  à toutes les sauces!), j’ai préféré « We off to see the wizzard » pour son petit côté « promenons-nous dans les bois » qui m’a beaucoup fait rire!

Un film poétique, drôle et subtil. Très bon classique.

Contes roumains

J’ai lu des contes de plein de pays différents. Les contes roumains est incontestablement mon livre préféré: 22 contes superbement illustrés de belles peintures mélancoliques.

Un roi incapable de croire qu’un oiseau aussi banal qu’un rossignol puisse avoir un plus beau chant qu’un aigle ou un autre oiseau spectaculaire, un prince amoureux d’une nymphe, une princesse amoureuse du Soleil (et qui, en désespoir de cause, s’est transformée… en tournesol), un orphelin transformé en cerf d’or pour avoir bu à sa Source dans une forêt enchantée (non, aucun rapport avec Ranma 1/2… ) ou encore un prince sachant faire tous les métiers…

Ce livre est un vrai dépaysement, et m’a longtemps fait méditer sur l’humilité, l’amour fraternel, la difficulté de régner. Ce que j’ai beaucoup aimé aussi, c’est que les femmes sont loin d’être aussi passives que dans nos contes à nous.  Elles sont belles, intelligentes et prennent leur destin en main. Ça m’a beaucoup plu !

La Page (pas si) Blanche

Et voici très certainement la meilleure BD que j’ai lue dernièrement. Il faut dire que les coauteurs ne sont plus à présenter dans la blogosphère : Boulet (pour le scénario) et Pénélope Bagieu pour les dessins. Une histoire que j’ai trouvée originale, drôle et plus subtile qu’il n’y paraît.

Éloïse Pinson souffre d’amnésie. Une perte de de mémoire qui l’a foudroyée un beau soir, sur un banc public. D’abord paniquée, elle se fait des trips pas possibles, s’imaginant toutes sorte de situations aussi drôles qu’improbables. Et puis démarre la recherche de souvenirs par des objets, des odeurs… Et finit par se confier à sa collègue de travail, Sonia.

A travers une amnésie « de film », (ce genre de perte de mémoire n’existe pas dans la réalité), Boulet et Pénélope nous brossent le portrait attachant et tragi-comique d’une jeune femme pleine de volonté, qui peu à peu, finit par prendre sa vie en main.  Ils posent également un regard assez critique sur notre surconsommation d’objets futiles ou encore, nos relations  trop artificielles entre amis et collègues. La scène de la sortie au pub est très éloquente sur ce sujet. Au final, Éloïse fait un véritable ménage de printemps et ose enfin « se réveiller ». Une  super histoire. Quant au graphisme des dessins, il est très contrasté dans les couleurs, alternant  les tons vifs et sombres, le rose et le vert, le bleu marine et le blanc. Bref, pour une « page blanche », elle est plutôt bien remplie!

Belles femmes round 6: Manga Girls

Histoire de changer un peu des femmes en chair et en os, voici ma petite sélection des plus belles femmes en dessin animés!

Amalthéa de la dernière licorne. J’adore le contraste entre son air doux et triste et sa force de caractère. Sa personnalité m’a énormément fait penser à Luna Lovegood.  Même son physique est proche ! Et puis, je le répète, ce dessin animé est vraiment génial!

 

Marina, la « vraie » petite sirène. Tellement plus jolie  quAriel de Walt Disney ! Déjà que je déteste ce nom. Je sais que le conte originel dit qu’elle risque de se dissoudre dans l’eau, mais de là à prendre un nom de lessive effervescente! je risque de me faire lyncher par les fans là! Tant pis ! J’assume !

 

Hilda de Polaris (Saint Seiya) Je l’ai toujours trouvée bien plus charismatique en méchante qu’en gentille ! La période Asgard a été pour moi la meilleure partie des Chevaliers du Zodiaque. Très enrichissante et avec des personnages plus subtils. Et puis le doublage français était peut-être le plus réussi que je j’ai pu entendre. Surtout du coté méchant. Ceci explique donc cela…

 

La princesse-grenouille ( à ne pas confondre avec la princesse ET la grenouille de Disney) Non mais cette femme *__* !  Elle m’a plus fait penser à une prêtresse qu’une princesse !  Bien avant les mangas, j’avais été une grande fan des dessins animés russes! Très particulier comme style! Je conseille fortement Le Roi et l’Oiseau et la Reine des Neiges !

 

Anya ou la princesse Anastasia des Studios Fox: j’avais beaucoup aimé cette princesse qui, pour une fois, sortait un peu des clichés « un jour mon prince viendra ». Et puis, c’était l’occasion de retomber en enfance avec le folklore russe ! D’autant plus qu‘Anastasia Romanov a vraiment existé ! Voilà, j’ai envie de le revoir du coup! C’était pas mal !

 

Et enfin je termine avec Kaori Makimura, pour son courage, sa sensibilité et sa force herculéenne ! Bah oui, elle soulevait des massues de 100 tonnes quand même !  C’était vraiment mon personnage préféré, autant dans City Hunter qu‘Angel Heart ! je la préfère, en tout cas, à Saeko Nogami !

Pour mon septième et dernier dossier, j’ai choisi un registre plus sérieux. À suivre…

Conan Lord: Carnets secrets d’un cambrioleur

Ça faisait un bon moment que ce livre trônait sur mon étagère. Il aurait pu y prendre la poussière encore longtemps si je n’avais pas eu l’idée de le lire enfin. Merci à la météo exécrable et au programme TV soporifique! Je n’ai pas décroché une seconde! Un polar génial, avec une pointe de fantastique ! L’histoire se passe à Londres en 1945. La presse clame à tout vent les exploits d’un cambrioleur assez particulier: Conan Lord. En effet ce voleur n’a rien d’un Arsène Lupin. Il pille, casse, et signe ses forfaits en rayant les miroirs avec un diamant de vitrier. Personne ne connaît son visage. Donc fatalement, tous les fantasmes sont permis. Pour la presse, c’est « une gueule cassée », un défiguré de guerre qui se venge sur les plus belles oeuvres pour compenser un manque de reconnaissance. 

Et bien faux! Car sous ce pseudo se cache non pas un homme mais un trio! Un trio bancal, cassé, usé par la guerre. Composé un ancien Homme-canon de cirque, d’un enfant assez « particulier » et d’une nurse. Pour son prochain coup, Conan Lord a une mission spéciale. Voler un étrange tableau japonais et le détruire ! Pour cela il devra se rendre dans une demeure lugubre, hantée par un terrible tueur: le Coupeur de Têtes ! Sans compter que les propriétaires sont eux-mêmes assez flippants: un gosse fasciné par les meurtres, un jardinier trop discret pour être honnête, une gouvernante dépressive, le tout, dans une ambiance glauque à souhait, où même la famille Addams passerait pour une famille très sympathique ! Chaque personnage est complexe, et j’avoue avoir été particulièrement fascinée par Tiny, l’enfant-adulte (une sorte de croisement entre Le détective Conan et Peter Pan, mais en plus sombre, évidemment). Ce personnage est incroyablement torturé, sujet à des émotions très violentes, qu’il doit cacher continuellement. Ce qui donne un effet aussi attachant que dérangeant.

Vraiment, si vous aimez les polars originaux et les bonnes ambiances sombres et malsaines, ce livre est à ne pas manquer.