Invasion Planète Terre : série méconnue

Série injustement méconnue en France, « Invasion Planète Terre » (Earth  Final Conflict en V.O), racontait l’arrivée sur terre d’étranges extraterrestres androgynes: les Taelons.

Ils offrent aux Terriens des technologies permettant d’endiguer maladies et famines, de régler les problèmes de pollution et de mettre un terme aux conflits. En échange, ils demandent qu’on les laisse vivre sur Terre.

Cependant, un groupe de Terriens, dont William Boone, un protecteur au service des Taelons, doute de la bienveillance de ces créatures au comportement ambigü appelées également « Compagnons ».  Seul un homme, Liam Kincaid se battra pour maintenir réellement la paix entre les deux espèces.  Car il est à moitié Taelon…

Au passage, c’est le plus magnifique générique que j’ai jammais entendu!

Au royaume des fées avec Sandrine Gestin

Je suis en admiration devant son travail:

Sandrine Gestin est une illustratrice française née en 1969 à Quimper. Spécialisée dans l’univers Fantasy , elle n’a pas son pareil pour créer des personnages et une ambiance à la fois médiévale, sombre et poétique: exemple, le tableau ci-dessus: « Le feuillu » que j’aime beaucoup. tout à fait l’image que je fait des lutins dans la forêt… Elle a surtout illustrer des livres d’heroic fantasy comme « Les flammes de la nuit » de Michel Pagel et beaucoup d’autre.

 « Elle a toujours eu une imagination proche des légendes celtiques et autres contes bretons. Les vieilles rues de Locronan et sa passion pour les films fantastiques (heroïc fantasy en premier lieu) vont l’entraîner, vers l’âge de 16 ans à prendre des cours de dessin une fois par semaine pendant 6 mois. Sur les conseils d’un grand affichiste breton (Le Kernec), elle s’inscrit à Paris dans une école d’art après son bac.

 

 

(Eh oui, c’est bien Sandrine Gestin sur cette photo! on croirait voir Éowyn dans le Seigneur des anneaux! )

C’est à l’ESAG (aussi nommé atelier Mets de Peninguen) qu’elle débute son réel apprentissage.
Elle saute la 2ème année (note : elle était déjà douée 😉 et suivra pendant 3 ans des cours très poussés. Elle ne regrette pas le temps et l’effort investit, les bases qu’elle a apprises sont pour beaucoup dans sa réussite.
Une fois sortit de l’école, il faut s’attaquer à se fabriquer un press book. Mais à ce stade, rare sont ceux qui possèdent un « style » bien à eux. Ce sont de très bons techniciens, mais leur imaginaire n’a pas toujours pu s’exprimer.
Alors, elle continue de travailler pour s’améliorer, pendant un an, elle va se constituer une base pour présenter quelque chose de plus personnel aux éditeurs.
S’ensuivra, un projet de BD, qui va lui prendre un an de travail. Mais la collaboration avec le scénariste ne se passe pas bien. Résultat : 4 ou 5 planches format raisin en couleur directe, des dizaines de croquis, qui traînent dans des cartons.
Quelque temps plus tard, un projet de BD encore, avec Marc Bati (qui entraînera la rencontre de Bruno Bellamy – un vrai pote, ce gars !)
Trois ou quatre planches plus tard (soit quelques mois), le projet s’arrête. En de bon terme car Marc Bati est quelqu’un de respectueux. Mais Sandrine ne « sent » pas la BD comme un aboutissement et sa technique de travail (en couleur directe) demanderait trop de temps.

Mais Sandrine veut découvrir d’autres horizons. À cette époque, elle ne travaille qu’à l’acrylique.
Elle rencontre, ainsi, le monde de la presse. Tilt en premier avec qui elle collaborera très peu de temps pour cause de disparition de la revue (c’est pas de sa faute !!).
Puis, vient un passage éclair chez Ubi Soft pour une couverture de jeu pour PC (1993).
Nouvelle destination et rencontre avec Denoël. Sa première couverture ! On est en 1994.
À cette période, elle commence à avoir un style propre et va démarcher les éditeurs. C’est cette année qu’elle rencontre les éditions Gründ et un projet d’illustration pour un livre d’aventure pour enfant est mis en place.
Il y en aura quatre autres. Elle se lancera dans l’aquarelle dès son deuxième livre.
Parallèlement à ces ouvrages, elle illustrera des couvertures de jeux de rôles, des cartes de collection (type Magic) et participera aux revues Casus Belli et Dragon Magazine, faeries ainsi que Science et vie junior…
Cela nous amène en en 96-97, où elle illustre deux couvertures aux éditions Mnemos, romans de Mathieu Gaborit (EXCELLENT auteur !).
97-98 et J’ai Lu apparaît dans son univers. Grande collection. C’est un réel plaisir de pouvoir dessiner pour cet éditeur, un genre de consécration quoi… (c’est moi qui écris, j’ai le droit de dire ce que je pense, na !)
Depuis, elle a collaboré Gründ jusqu’a 1999, non sans avoir écrit et illustré deux albums (La Cité aux 100 Mystères et La Vallée aux 100 Prodiges). Son quatrième (uniquement les illustrations) est sortie en 1999 :
La Colline aux 100 Fées. « 

 source: le site officiel

Chaque année elle sort un nouveau calendrier dont voici celui de 2010: elle semble avoir une prédilection pour les couleurs fauves. J’adore!