Angel heart

J’ai toujours été fan du manga City Hunter: aussi lorsque j’ai appris qu’une suite était sortie, j’ai foncé! La première surprise passée, (la suite étant alternative, beaucoup de personnage ont été modifiés), j’ai adoré!!!

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Glass Heart est le nom de code d’une tueuse professionnelle redoutable. Entraînée depuis l’enfance à agir pour le compte de son puissant syndicat, elle ne fait montre d’aucun sentiment. Pourtant, après avoir accompli sa cinquantième mission, son coeur, déjà fragilisé par toutes les vies volées, se brise lorsqu’elle aperçoit une petite fille rejoindre l’homme qu’elle vient d’éliminer. Peine, tristesse, remord, s’en est trop: désespérée, Glass Heart décide de sauter du toit d’un gratte-ciel pour se libérer et retrouver la quiétude à laquelle elle aspire.
C’est sans compter sur ses employeurs qui n’entendent pas perdre leur meilleur élément. Afin de remplacer le coeur de Glass Heart, abîmé dans sa tentative de suicide, ses patrons lui en font greffer un nouveau. Ce coeur changera la vie de la jeune fille à tout jamais.. Car en retrouvant l’époux de ce coeur, c’est une famille qu’elle trouvera.

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Je suis en train de dévorer la version animée de ce manga sur Youtube et c’est tout simplement superbe ! Si vous avez aimé City Hunter vous allez adorer Angel Heart ! Le nouveau Ryô Saeba est encore plus intéressant que l’ancien: plus sombre et plus vulnérable. Kaori n’a jamais été aussi charismatique que sous sa forme d’ange et le nouveau personnage principal, Xang Ying  est un très intéressant mélange de naïveté et de force. Elle réapprend à vivre et éprouver des sentiments, ce qui la trouble beaucoup.

générique original:  

Alexandra David Neel, « La femme aux semelles de vent »

Fugueuse dès l’enfance

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Née en 1868 d’un père républicain, anticlérical et compagnon d’exil de Victor Hugo et d’une mère rêveuse et pieuse, elle s’essaie dès son plus jeune âge à l’aventure en multipliant les fugues, et attribuera ses accès de fièvre et de mélancolie à ses parents qu’elle compare à  » deux statues qui ne se sont jamais rencontrées.  » Elle tire très vite les enseignements de ses premières fugues : il faut se libérer du corps, le maîtriser par des exercices physiques et des jeûnes… Ainsi, à 17 ans, peut-elle partir de Hollande à bicyclette et atteindre Nice en une semaine. Deux ans plus tard, nouvelle fugue : arrivée en Suisse par le train, elle gagne l‘Italie à pied par le Saint-Gothard avec pour tout bagage les Pensées d’Epictète. Rattrapée par à sa mère, elle lui promet de demeurer sédentaire jusqu’à sa majorité. Après des études musicales et lyriques, elle se lance dans des travaux sur la philosophie bouddhiste, apprend le sanskrit, suit les cours sur le Tibet au Collège de France et passe de longues heures dans la salle de lecture du musée Guimet:  » L’Inde, la Chine, le Japon, tous les points de ce monde commencent au-delà de Suez… Des vocations naissent… La mienne y est née.  » Elle rêve de pays où les fugues sont longues et irréversibles.

Premiers pas en Asie et premières pérégrinations

Vers 1891, devenue majeure et bénéficiant d’un petit héritage, elle s’embarque pour l‘Inde. Elle est très vite envoûtée par ce grand pays où elle fuit la société coloniale et l’orientalisme de pacotille pour parcourir le pays pendant un an. L’argent commençant à manquer, elle retourne en France avec la ferme intention de revenir.
De retour à Paris où elle doit désormais gagner sa vie, plus nomade que jamais et forte de ses études musicales, elle se lance dans une carrière d’artiste lyrique ; elle se retrouve sur la scène de différents théâtres, puis, sous le pseudonyme de Mademoiselle Myrial, elle aura l’emploi de première chanteuse aux théâtres de Haiphong et de Hanoi. Cette tournée au Tonkin terminée, elle retourne en France où elle publie un manifeste libertaire. Happée par sa soif de voyages, elle repart pour la Grèce à l’opéra d’Athènes, puis pour Marseille et enfin Tunis, où elle accepte la direction artistique du Casino en 1902.
En 1904, Alexandra David épouse Philippe Néel, elle vient de renoncer au théâtre pour le journalisme et écrit dans diverses revues anglaises et françaises dont La Fronde. Féministe engagée, elle milite notamment pour que les femmes qui restent au foyer reçoivent un salaire. À Paris, à Londres, à Bruxelles, elle donne des conférences sur le bouddhisme, sur l’hindouisme, s’insurge contre l’orientalisme mort prêché en Europe, lequel s’attache davantage à l’histoire des religions qu’à la spiritualité vivante, et publie ses premiers essais. « La vie d’exploratrice se marie mal avec la vie de famille…  » ; et de ce fait elle est davantage sur les routes qu’auprès de son mari.

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Quatorze ans de voyages pour les portes de Lhassa

A 43 ans, elle motive son départ pour le grand voyage de sa vie dans une lettre qu’elle adresse à son mari :  » … Il y a une place très honorable à prendre dans l’orientalisme français, une place plus en vue et plus intéressante que celles de nos spécialistes… Vois l’immense succès de Bergson, excuse ma témérité, mais je crois avoir beaucoup plus à dire que lui. Pour cela il faut de l’énergie, du travail, une documentation qui ne laisse pas prise à la critique. Il faut que, lorsque je serai critiquée par les savants de cabinet, le public puisse penser : oui, ces gens-là sont d’éminents érudits, mais elle a vécu parmi les choses dont elle parle, elle les a touchées et vues vivre… « .
Avec la bénédiction d’un mari très libéral, Alexandra David-Néel embarque seule pour un voyage de quelques semaines en Inde, mais elle n’en reviendra que quatorze ans plus tard !
Chargée de mission par le ministère de l’Instruction publique, elle traverse les Indes en 1910. À cette époque, elle souhaite approfondir sa connaissance du sanskrit et de l’hindouisme. Ce départ marque le commencement d’une vie. À peine arrivée à Colombo, elle inaugure sa méthode et son style : le voyage érudit. Elle apprend les idiomes, traduit les manuscrits, rencontre des sages et des lettrés, puis s’essaie à la méditation. Sévère mais très documentée, elle est critique, privilégie toujours la rationalité face aux superstitions, et n’hésite pas à se travestir pour assister aux cérémonies interdites.
En 1912, afin d’approcher et de révéler les arcanes du bouddhisme tibétain, elle escalade les Himalayas. Là, solidement recommandée par un évêque japonais, elle obtient une entrevue avec le treizième dalaï-lama exilé à la frontière du Tibet d’où il a été chassé par les Chinois ; celui-ci lui donnera rendez-vous à Lhassa, invitation qu’elle mettra onze ans à honorer.
Devenue disciple d’un grand maître tibétain, elle séjourne dans un ermitage himalayen, où elle mène une vie d’ascète.

Puis, de villes en monastères, de vallées en déserts, à pied ou à dos de mule, elle suit ses propres itinéraires, tandis que Philippe Néel se ruine pour entretenir chacun de ses pas. Alexandra méprise le confort, ignore les défaillances, manque de se faire dévorer par des yogis anthropophages et découvre l’art du « Toumo », qui consiste à supporter les froids polaires en majorant la chaleur de son corps. Révoltée par l’interdiction qui lui est faite de se rendre dans la capitale du Tibet et après plusieurs tentatives qui se soldent par autant d’expulsions, elle réalise un prodige : au terme d’un parcours de plus de 3 000 km, des mois d’errance à pied, des accidents et des démêlés avec les brigands, elle devient la première Occidentale à pénétrer dans la cité interdite de Lhassa en 1924. Elle a 56 ans.

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À vie exceptionnelle, bibliographie exceptionnelle

Alexandra David-Néel ne posera définitivement ses malles qu’à 78 ans, après avoir parcouru l’Asie de long en large. Installée dans sa retraite à Digne, celle que les Tibétains considèrent comme une déesse passera son temps à l’étude et à l’écriture. Femme d’action doublée d’un écrivain, elle s’éteindra à 101 ans, après avoir ouvert l’Occident au cœur des philosophies bouddhistes et hindouistes.
Jean Chalon et Jacques Brosse, ses biographes, s’attardent longuement sur l’épopée exceptionnelle de  » La femme aux semelles de vents  » qui laisse derrière elle une trentaine d’ouvrages parmi lesquels : une autobiographie posthume (Le sortilège du mystère), de nombreux récits de voyages dont les plus célèbres sont
Voyage d’une Parisienne à Lhassa , Au pays des brigands gentilshommes, L’Inde où j’ai vécu et Journal de voyage. Lettres à son mari .
De nombreux récits philosophiques, historiques ainsi que la traduction de la grande légende tibétaine de Guésar de Ling (La vie surhumaine de Guésar de Ling) viennent également s’ajouter à la longue liste de ses écrits.
Mais c’est à la philosophie bouddhiste qu’Alexandra David-Néel a consacré la plus grande partie de sa vie ; en nous offrant les deux livres lumineux que sont Le bouddhisme du Bouddha et Les enseignements secrets des bouddhistes tibétains (éditions Adyar), celle dont la vie fut consacrée à l’exploration nous lance une fabuleuse invitation au voyage intérieur.

 Une icône, une femme exceptionnelle ! Je termine ce récit avec une très belle citation de cette grande dame:

« Choisissez une étoile, ne la quittez pas des yeux. Elle vous fera avancer loin, sans fatigue et sans peine. »

Sur les traces d’Alexandra David Neel

En 2004, Priscilla Telmon, journaliste , photographe et écrivain, décide de réaliser un rêve d’adolescente: partir sur les traces de l’exploratrice Alexandra David-Néel, première femme occidentale à s’être rendue à Lhassa (1927), qui à l’époque, était interdite d’accès à l’Occident.

Durant 6 mois, elle ira de Hanoï, au Viêtnam, où Alexandra a été cantatrice,  en passant par vallées interdites du Yunnan, peuplées d’ethnies les plus rares et les moins connues de la planète, des versants d’altitude de l’Himalaya aux monastères de Lhassa, des régions en guerre du Sikkim à Calcutta, la capitale surpeuplée du Bengale. Elle ira même jusqu’au Gange, où ses cendres ont été dispersées.

Je salue l’exploit de cette femme pour ce bel hommage.

site officiel: http://www.priscillatelmon.com/pris2012/

Within Temptation – Mother Earth

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Superbe clip des Within TemptationMother Earth

Mother Earth

Birds and butterflies 
Rivers and mountains she creates 
But you’ll never know 
The next move she’ll make 
You can try 
But it is useles

To ask why 

Cannot control her 

She goes her own way

She rules until the end of time
She gives and she takes
She rules until the end of time
She goes her own way

With every breath
And all the choices that we make
We are only

Passing through on her way
I find my strength
Believing that your soul lives on

Until the end of time
I’ll carry them with me
Once you will know my dear
You don’t have to fear
A new beginning

Always starts at the end
Until the end of time
She goes her own way