Mémé dans les orties (Aurélie Valogne)

Et voici une petite lecture de laquelle j’attendais beaucoup vu sa popularité ! J’avais eu d’assez bons échos et j’avais envie de me détendre un peu ! Malheureusement, ce fut un flop !

Résumé:

« Ferdinand Brun, 83 ans, solitaire, bougon, acariâtre – certains diraient : seul, aigri, méchant –, s’ennuie à ne pas mourir. Son unique passe-temps ? Éviter une armada de voisines aux cheveux couleur pêche, lavande ou abricot. Son plus grand plaisir ? Rendre chèvre la concierge, Mme Suarez, qui joue les petits chefs dans la résidence. Mais lorsque sa chienne prend la poudre d’escampette, le vieil homme perd définitivement goût à la vie… jusqu’au jour où une fillette précoce et une mamie geek de 93 ans forcent littéralement sa porte, et son cœur. »

Mon avis:

Mouais…Sans plus !  L’histoire m’a au départ fait penser à Et puis Paulette car le héros a le même prénom: Ferdinand. Malheureusement, je n’ai jamais réussi à m’attacher à lui…ni aux autres personnages d’ailleurs !

Ferdinand est un octogénaire grincheux, qui refuse tout changement dans ses habitudes. Son plus grand plaisir est de rendre chèvre ses voisines. Notamment la terrible concierge Madame Suarez, qui ne peut pas le voir en peinture.

Mais ses plans vont être réduits à néant par deux événements imprévus: 1) la disparition de Daisy, sa chienne et 2) l’arrivée de Juliette, une petite fille de 10 ans, qui a décidé d’en faire son ami. 

Mémé dans les orties est une comédie assez satirique sur les relations entre voisins, les conflits familiaux et les amitiés inattendues. J’ai notamment bien aimé Béatrice, la voisine de palier geek qui va initier Ferdinand aux « joies »de la technologie. C’est l’une des rares surprise du livre !

 J’ai instantanément détesté Juliette, énervante au possible et qui pour moi, n’est pas crédible pour une gamine de 10 ans. Je n’arrivais pas à la « visualiser » quand je lisais et c’est très désagréable !

La relation houleuse de Ferdinand avec sa progéniture m’a en revanche beaucoup plus intéressée. Mais ce sujet n’est que survolé, ce qui m’a pas mal énervée, il faut le dire !

Car j’ai été touchée par Marion, sa fille, qui n’hésite pas à rabattre le clapet de son père et aurait gagné à avoir une plus grand place dans le livre !

Daisy, la chienne de Ferdinand est aussi intéressante; on ne parle pas assez de l’importance d’un animal pour une personne âgée ! Je trouve que c’est un beau thème trop rarement évoqué !

Un livre certes sympa mais loin d’être hilarant ! Une lecture facile et rapide qui s’oublie hélas, tout aussi vite ! Dommage !

 

Mademoiselle Scaramouche (Jean-Michel Payet)

Et voici une découverte jeunesse bien sympa ! Surtout si, comme moi, vous avez grandi avec les films de capes et d’épées comme Les Trois Mousquetaires, Le Bossu ou Fanfan la Tulipe !

Résumé:

« Lorsqu’elle assiste à la mort de son père, tué en duel, Zinia Rousselières est loin d’imaginer qu’elle est à l’aube d’un singulier tour du destin. Dans le caveau familial repose en effet déjà un cercueil, le sien, ou plutôt celui de celle qu’elle croyait être…

En un instant, le monde de la jeune fille vole en éclats, et elle n’aura désormais de cesse de découvrir sa véritable identité.

Des bas-fonds de la capitale au faste de Versailles, de la cour des Miracles au Trianon de porcelaine, Jean-Michel Payet nous propulse dans une aventure rocambolesque, où Zinia, afin de percer le mystère qui entoure sa naissance, devra porter un temps le masque de Mademoiselle Scaramouche ! »

Mon avis :

Le livre commençant sur une citation de Cyrano de Bergerac, cette lecture s’annonçait déjà très bien ! Et moi qui m’attendait à une simple histoire de mousquetaire, j’étais au final, bien loin du compte ! 

A la mort de son père en duel, le monde de Zinia Rousselières s’effondre : elle serait une enfant adoptée ! La vraie Zinia (qui est en fait blonde et non rousse) est morte en bas âge…et se trouve dans le caveau familial avec sa mère !

Bouleversée, elle décide de partir mener l’enquête, et pour ne pas attirer l’attention, se renomme Mademoiselle Scaramouche. Ce nom fut le dernier mot de son père adoptif avant de mourir, ce qui intrigue beaucoup la jeune fille !

Elle fera la connaissance d’une sympathique troupe de théâtre dans laquelle elle s’incruste pour retrouver l’auteur d’une mystérieuse lettre écrite par son vrai père.

Elle découvrira que celui-ci a été la victime des manipulations d’un marquis prêt à tout pour récupérer une ancestrale recette d’alchimiste: le secret des Quatre Soleils ! Quel est le rapport avec le bijou que porte la jeune fille, une mystérieuse Perle Noire ?  

Car, en plus plus de connaître enfin ses origines, la jeune fille déjouera un complot dément qui vise le roi Louis XIV, rien que ça !

Zinia est une boule d’énergie, aussi flamboyante que sa chevelure ! Une Mérida version mousquetaire, qui fonce, joue, agit souvent sans réfléchir. Un tempérament passionné et garçon manqué, qui détonne à l’époque de Molière, qui d’ailleurs, est aussi présent dans l’histoire !

En plus de la troupe de théâtre, elle sera aidé par un vieux pirate, aussi loyal que colossal, mais aussi son ami d’enfance, Colin. J’ai beaucoup aimé ce jeune homme maladroit, mais courageux, qui n’hésite pas à se mettre en danger. Sa relation avec Zinia est ,certes prévisible, mais assez touchante ! J’ai bien aimé leurs joutes verbales et leur complicité !

L’intrigue est très originale, entre histoire, fantastique et Alchimie ! Il y a aussi de belles références comme  Scaramouche ou encore Les métamorphoses d’Ovide pour le côté surnaturel ! Il y a de l’action, du panache et des héros très attachants.

Je n’en dévoilerai pas plus concernant l’histoire pour vous laisser la surprise ! En tout cas, je ne me suis pas ennuyée une seconde !

Une belle lecture ado, que je conseille si vous aimez le mélange des genres et les héroïnes de caractère !

En un battement de coeur

Un grand coup de coeur pour cette adorable animation sur le thème d’un coup de foudre entre deux garçons signée Beth David et Esteban Bravo.

 L’amour dans le pur sens du terme ! Il n’a pas de genre, de couleur ou d’âge. L’amour ne se commande pas. Je suis restée en mode « AWWWWW » durant  les 4 minutes du film ! 

My reaction exactly

 

Les Élémentaires (Nadia Coste)

Aujourd’hui, place à un livre que j’étais très impatiente de lire ! Gagné grâce à Marine, il me tardait de découvrir ce roman de Fantasy jeunesse, bien français ! Et là encore, c’est une bien belle découverte ! Déjà, regardez moi cette couverture *_*

 Résumé:

Cassandra, jeune mage du feu, souffre depuis sa naissance d’un dérèglement hormonal qui lui rend la vie très compliquée : dès qu’elle ressent une émotion trop intense, le feu jaillit de sa peau en consumant ses cheveux, ses vêtements et tout ce qu’elle touche ! Quand elle entend parler d’une cure miracle, la jeune fille veut donc s’y rendre à tout prix. Elle va faire un voyage surprenant et périlleux à l’autre bout du royaume, dans un baquet d’eau, escortée par deux chevaliers absolument débutants, au cours duquel elle devra affronter les horribles singes-serpents et d’affreux brigands !

Mon avis:

Serais-je réconciliée avec la lecture Fantasy? Il semblerait, grâce à ce roman très sympa !

Dans un monde où chacun naît avec un don pour un des quatre Éléments, Cassandra, la fille d’un Duc n’a pas eu de chance : Mage de Feu, un dérèglement hormonal fait qu’elle est incapable de maîtriser son don. C’est encore pire depuis la puberté; chaque saut d’humeur l’enflamme…littéralement !

Désespérée de ne pouvoir vivre normalement, elle vit cloitrée chez elle avec une Mage d’Eau pour l’éteindre à chaque émotion. Elle est frustrée, triste et surtout, elle se sent coupable, notamment d’avoir blessée sa mère à son accouchement, et de ne pas pouvoir la prendre dans ses bras. 

Elle n’a jamais connu le monde extérieur et avec son pouvoir qu’elle ne maîtrise pas, elle a la hantise de blesser ses proches et sa famille.

Aussi, lorsqu’elle apprend l’existence d’une cure miracle, elle fait des pieds et des mains pour convaincre son père de l’y emmener ! Ses parents acceptent mais à une condition: leur fille va devoir traverser le royaume avec des gardes du corps et rester dans un baquet d’eau histoire d’éviter les « accidents » ! Ils recrutent comme escorte Grégoire un chevalier débutant et Mage d’Eau, avec son apprenti Christian, un jeune Mage d’Air prometteur mais qui manque d’expérience.

Elle sera aussi accompagnée de sa cousine, Kiana, une Mage de Terre de qui elle est très proche !  Mais de nombreux ennuis les attendent ! Outre des bandits, ils devront affronter de curieuses bestioles « élémentaires ».

Je ne me suis pas tout de suite attaché à Cassandra. Il faut dire que la future duchesse est parfois drôlement agaçante ! Même si ça se comprend, ses réactions m’ont souvent énervée ! Heureusement, elle évolue de façon très positive !

En revanche, j’ai tout de suite adoré Kiana pour son courage et sa loyauté. C’est le personnage qui aura eu l’évolution la plus intéressante ! Si un jour, ce livre a une suite, je la voudrait avec elle en premier plan !

J’ai aussi aimé la belle complicité entre Grégoire et Christian ! Leur confiance mutuelle, leurs resources et surtout leur sens des valeurs en font deux jeunes hommes très attachants ! On sent qu’ils ont beaucoup de respect l’un envers l’autre !

L’univers est original et j’ai particulièrement aimé l’humour !

Nadia Coste a eu l’idée géniale de complètement changer le sens des sigles de notre vie de tous les jours !

Ainsi, les C.R.S. deviennent les Contrôleurs Royaux des Sorts, les P.T.T. sont les Pigeons et Tourterelles Transmissions, ou encore les T.G.V, qui deviennent Les Transports de la Guilde du Vent ! Mais mon préféré reste l’A.N.P.E: l’Auberge des Nouvelles Propositions d’Emploi !

J’ai trouvé super intéressant la façon dont les pouvoirs se manifestent et notamment l’importance des menstruations (oui, vous avez bien lu !)

Pour une fois, les règles ont une place spéciale et ne sont pas associées à quelque chose de « sale ». C’est la preuve irréfutable que la jeune fille est devenue une femme et donc, acquiert une puissance « adulte ».

Suivant l’Élément dont dispose la personne, les conséquences et bien évidemment la douleur est différente. Une façon originale et assez subtile d’aborder un sujet qui commence seulement à émerger: chaque femme est unique dans son rapport avec son corps et son cycle ! C’est déjà rare que ce sujet soit abordé, (surtout dans un roman Fantasy), mais là, j’ai vraiment été agréablement surprise ! C’est pour moi, la meilleure partie du roman !

Il y a deux romances dans le livre: l’une entre Grégoire et Cassandra, l’autre entre Kiana et Christian. Deux relations totalement différentes, plutôt bien adaptées au caractère de chacun ! On n’est loin des clichés habituels genre « coup de foudre au premier regard » ! Là, il est surtout question de la subtile différence entre l’amour romantique et le désir physique souvent compliqué à gérer quand on est ado ! Alors imaginez quand les pouvoirs magiques sont influencés par les hormones !

Enfin, je tire mon chapeau pour la fin, que j’ai trouvé intelligente avec un joli message sur le passage à l’âge adulte et la famille, notamment la relation père/fille, qui a une grande place dans l’histoire !

Une lecture très sympathique, surtout quand on n’est pas habituée à ce genre littéraire ! Ça change et ça fait du bien !

Free !

Aujourd’hui, je vous invite à plonger ! Voici une jolie découverte animé parfaite pour les vacances !

Free ! nous immerge dans le monde de la natation et nous conte l’histoire de Haruka Nanaseun jeune garçon passionné par l’eau et la nage, mais qui refuse toute compétition. Calme, il montre peu ses sentiments et a du mal à communiquer. Depuis qu’il est enfant, Haruka a développé une véritable passion pour l’eau, et nage dès qu’il en a l’occasion. Au point d’avoir des réactions un peu étranges..

En primaire, il intègre le club de natation et fait la connaissance de Makoto Tachibana, Nagisa Hazuki et Rin MatsuokaPeu avant qu’ils ne soient diplômés, le groupe remporte un tournoi de natation. Par la suite le groupe s’est séparé, chacun ayant intégré un collège différent.

Haruka mène une vie paisible et intègre un peu plus tard le lycée Iwatobi. Sa vie semble presque banale jusqu’au jour où Rin, parti en Australie pour perfectionner ses techniques de nage, revient au Japon et le défie dans un match de natation.

Haruka est impressionné par la maîtrise et la puissance de son ancien ami, qui n’est plus celui qu’il a connu enfant: alors qu’il était un petit garçon espiègle et enthousiaste, il est revenu triste et plein d’une rancune inexpliquée.

Une relation très houleuse se met alors en place entre les deux rivaux,  à la surprise et tristesse de ses camarades. J’ai beaucoup aimé Haruka, qui nage pour le plaisir mais paraît sans émotion apparente. Jusqu’à sa rencontre avec ses amis avec qui il apprend le plaisir de la compétition; Il est raillé à l’école car il a un prénom de fille. Ce qui est bizarrement, aussi le cas de ses camarades nageurs !

Rin, lui, va à lAcadémie Samezuka, mais ne s’est pas initialement joint à l’équipe de natation. C’est un jeune homme amer, combatif mais qui, à force de toujours être le meilleur, a perdu le plaisir de nager. Disons-le tout net: je suis complètement « in love » du personnage ❤

Il sera néanmoins très admiré par Nitori, l’un de ses camarade qui aimerait beaucoup s’en faire un ami mais qui se fait tout le temps rembarré ! il est d’un tempérament très enthousiaste et manque de confiance en lui en nage. Mais il est d’une grande patience et sait écouter.

Même s’il s’est auto-proclamé contre les membres du club de natation d‘Iwatobi, Rin continue cependant à se préoccuper pour eux, particulièrement pour Haruka. J’aime beaucoup leur amitié/rivalité, très intéressante !

enfin « amitié », tout est relatif… si vous voyez ce que je veux dire ^_^

Makoto est le meilleur ami d’Haruka. C’est un jeune homme agréable et très attentionné mais qui est d’un tempérament assez peureux, ce qui le rend assez attachant ! Il a développé une crainte de l’océan en raison d’un incident traumatisant. 

Nagisa Hazuki est un garçon enjoué, plein d’entrain et n’a pas peur de dire ce qu’il pense. Il admire la manière de nager d‘Haruka depuis l’école primaire et s’inscrit à son lycée dans l’espoir de nager avec lui de nouveau.

Le graphisme est très sympa, coloré et dynamique. Mais comme dans tous animé sportif, on a l’impression que le « terrain de jeu » (ici la piscine) fait des kilomètres !!! Ça m’a toujours fait rire ! C’était pareil pour Olive et Tom !

Je résiste pas à mettre cette splendide fan vidéo qui illustre à merveille ce très bel animé sportif ! Beaux mecs animés + Ed Sheeran = combo gagnant !

 

Séance ciné: Chouquette (Patrick Godeau)

Ça faisait bien longtemps que je n’étais pas allé au cinéma ! Surtout pour un film français,  choisi « au pifomètre », juste parce que je trouvais l’affiche sympa ! 

Résumé:

« Chouquette vit seule sur une île en Bretagne dans sa grande maison.
Chaque année depuis trois ans, elle organise l’anniversaire surprise de son mari Gepetto. Il ne vient jamais, pas plus que les autres invités…
Pourtant cette année, débarquent son petit-fils Lucas et l’ex maîtresse de Gepetto, Diane… »

 

Mon avis:

J’ai bien fait d’écouter mon instinct: un film discret et bien sympathique !

Chouquette est une grand-mère blasée et taciturne qui vit coupée du monde sur son île de Bretagne. Ses seuls compagnons sont Jay, son domestique et Fuck, une otarie abandonnée. Tous les jours, elle mène sa petite vie tranquille, téléphone à sa mère, boit des litres de vodka et cultive son magnifique jardin.

Chaque année, Chouquette prépare avec amour la fête d’anniversaire pour son mari, Gepetto, mais celui-ci ne vient plus depuis bien longtemps. 

Mais voilà que « miracle », deux invités inattendus répondent à l’invitation cette année: Lucas, son petit-fils et Diane, la maîtresse de son mari. Tous les trois vont vivre des vacances douces-amères, entre règlements de comptes, répliques cinglantes et vadrouille dans une vieille voiture rouge qui démarre quand ça lui chante.

J’ai bien aimé Sabine Azera dans le rôle de Chouquette: une femme qui cache sa mélancolie derrière l’alcool, les sarcasmes et des appels téléphoniques imaginaires. Il faut dire que sa fille vit au bout du monde et reste toujours injoignable.

Elle m’a fait penser à une version féminine de Michel Serrault: à la fois grincheuse, qui parle peu mais qui souffre d’une grande solitude.

Lucas est un petit garçon féru d’astronomie, qui veut faire sortir sa grand-mère de son trou perdu. J’ai moins aimé ce gamin, aux questions justes et tente de comprendre ces grandes personnes tellement têtues.

Enfin, Michèle Laroque campe une citadine émotive et coincée qui ne sait plus comment communiquer avec sa mère. J’ai aimé son côté très à fleur de peau, maladroite et aussi un côté « petite fille » assez touchante. 

C’est film assez lent, mélancolique, très centré sur les dialogues et la beauté des paysages, qui agissent comme un baume sur les blessures de ses deux femmes. La Bretagne est superbement filmée, ça donne envie de prolonger les vacances ! La musique  joue sur le décalage avec des mélodies  assez joyeuses, ce qui donne un peu de peps à l’ensemble !

J’ai donc plutôt bien aimé ! En tout cas, ça change des films de guerre, des Minions et autres Blockbusters  surmédiatisés (coucou Luc Besson! )

 

Un été d’herbes sèches (Daniel Crozes)

Avec les beaux jours, j’aime profiter du beau temps en lisant en extérieur, dans un parc ou mon jardin… Et ce joli titre m’a tout de suite attirée !

Un adolescent de 15 ans (dont on ne sait pas le nom), passe ses vacances aux Vernhes, dans la ferme d’un oncle, perdue dans une vallée de l’Aveyron.

Son oncle, Kébler, travaille « à l’ancienne », sans moteur avec ses vaches. Il est méprisé par le milieu et le haut Werhnes, qui sont modernisés. Et enrichis grâce à la collaboration durant les deux guerres mondiales. Or, le jeune garçon a souffert de ne pas connaître l’histoire de sa famille durant cette période. En effet son père, traumatisé par les combats n’a jamais pu (voulu) en parler.

Il découvrira un passé complexe, grâce à son oncle et un de ses amis, lui aussi rescapé de guerre.

Ce livre est un hommage sensible et pudique aux Survivants mais aussi aux non-dits familiaux, à la souffrance indicible des camps, les rancunes incurables qui traversent les générations, l’attente terrible des épouses qui ne savent pas si leur mari va revenir…

C’est aussi une immersion tendre et champêtre dans les campagnes d’autrefois, avec sa vie rude, ses coutumes, ses superstitions, mais aussi ses ombres et ses blessures.

Un très beau livre, dans la lignée de Christian Signol et Françoise Bourdon, mais en version jeunesse. Parfait pour faire découvrir les romans de terroir aux ados !