« Que ma joie demeure » de Jean Giono

Je continue ma (re)découverte de l’oeuvre de Jean Giono avec un livre qui m’intriguait depuis bien longtemps ! 

Résumé:

Sur le rude plateau provençal de Grémone, quelques hommes peinent tristement sur leurs terres, chacun de leur côté. Ils comprendront le message de joie et d’espérance que leur apporte le sage Bobi, vagabond au coeur généreux, et, malgré les difficultés de l’existence, la joie renaîtra sur le plateau.
Que ma joie demeure est un hymne à la vie, un chant merveilleux en l’honneur de la nature, des hommes et des animaux.

Mon avis :

Déroutant. C’est le premier mot qui me vient après cette lecture ! De prime abord, j’ai eu l’impression de lire une sorte de conte pastoral ! Nous faisons la connaissance de Jourdain, un paysan solide et travailleur, qui aime sa terre et ses paysages. Mais le dur labeur des champs ne donne guère de place à la rêverie. Et pourtant…

Il va faire la connaissance d’un bien étrange personnage: Bobi, un homme aussi fantasque que mystérieux. Qui est-il?  Un vagabond? Un poète fou? Un vieux sage? Toujours est-il qu’il va marquer durablement le village de Grémone

J’ai, en effet, senti une grande séparation entre les hommes et la terre. D’un côté, le monde sauvage; beau, lumineux, parfois tourmenté,  insaisissable; de l’autre, des homme fatigués, tellement habitués à travailler sans relâche, qu’ils en ont oublié de vivre dans la Joie. Bobi est l’élément révélateur de ce malaise.

L’écriture est l’une des plus étranges que j’ai jamais lue ! Les descriptions de la nature sont de véritables tableaux ! Et en contre-partie, les dialogues et la construction du récit sont totalement déstructurés, au point que j’en ai eu du mal à suivre l’histoire ! Ce fut donc une lecture inconfortable. Pourtant je n’ai pas lâché le bouquin ! C’était plus fort que moi ! 

Ce livre pose un questionnement intéressant sur la place que « devrait » occuper l’homme au sein de la Nature. Mais aussi sur la Pauvreté, non pas matérielle mais émotionnelle. Les relations entre les gens du village sont assez équivoques sur ce sujet. Les dialogues sont dépouillés, d’ordre pratique. Et puis Bobi débarque avec sa poésie foutraque et tout est chamboulé.

 Qu’est-ce que la Joie apprès tout ? Est-ce une explosion de sentiments? Aimer un homme, une femme, un animal ? Ou alors est-ce mettre en collier des petits plaisirs ?  

En tout cas, Giono nous lègue là son livre le plus singulier. Plus qu’un livre, une expérience littéraire !

La zone de confort

Aujourd’hui,  je voudrais faire une petite réflexion sur une expression qui m’a été sortie à toutes les sauces durant une bonne partie de ma vie: « Sors de ta zone de confort ! »

Attention danger ! Cette situation est bien trop confortable !

Pendant longtemps, j’ai entendu cet argument débile. Comme quoi, si je ne sors pas de mon « confort », je ne peux pas évoluer ! Or, si je cherche la définition de cette zone, voilà sur quoi je tombe:

« La zone de confort est un état psychologique dans lequel une personne se sent à l’aise. Dans cette zone, elle peut garder le contrôle tout en éprouvant un faible niveau de stress et d’anxiété. Dès lors, un niveau constant de performance est possible. »

Une question s’est alors posée : pourquoi vouloir en sortir ? Est-ce que l’on déménage dès que l’on se sent bien installé chez soi? Non ! On entretient sa maison , on l’aime, on la modifie, on l’agrandit au fil du temps. C’est exactement ce que j’ai fait avec ma zone de confort. Elle est mon alliée, pas mon ennemie !

En étant confortable dans mon corps, mon esprit et mon âme, je gagne confiance en moi. Et donc en mes capacités et mes prises de risques.  Je vous mets en illustration de mes propos la vidéo de la coach youtube Natalie Martin, qui va encore plus loin dans cette réflexion !

Et vous, quelle relation avez-vous avec votre « zone de confort » ? N’hésitez pas à dire votre avis en commentaire, je suis curieuse !

Playlist St Valentin: spécial Duo

Hello à tous ! En ce jour des amoureux, place à une playlist spécial duo ! N’hésitez pas à me faire des suggestions !

 

  • Mauss & Charlie:  Deux voix bien distinctes, un clip original ! Et Mauss  ressemble à Adam Driver  !

 

  • Un des plus jolis duos français/anglais : Cyril Paulus et Natasha Bedingfield ! La voix de Cyril me rappelle beaucoup Goldman dans ses jeunes années !

  • Parce que j’adore les métissages, la superbe version de « Paris » de Marc Lavoine et la belle algérienne Souad Massi

  • Quand Alex Kapranos (Franz Ferdinand) et Clara Luciani rendent hommage au mythique « Summer Wine » de Nancy Sinatra et Lee Hazlewood, ça donne un joli clip lumineux !

  • Et je termine avec le mythique À Ma Place de Zazie et Axel Bauer: une chanson essentielle sur la complexité des relations hommes/femmes. Le clip est percutant, je trouve !

Et vous, vous écoutez quoi ? 

 

Loin de moi, près de moi (Netflix)

Miaou à tous ! En grande fan de japon, de mignonneries et de félins, j’étais très curieuse de cet animé de Jun’ichi Satôt et Tomokata Shinbayama, Loin de toi, près de moi, qui passe sur Netflix. 

Résumé:

Miyo Sasaki, une collégienne, est amoureuse de son camarade de classe, Kento Hinode. Malgré tous les efforts de Sasaki pour se faire remarquer, Hinode ne fait pas attention à elle. Un jour, elle découvre un étrange masque lui permettant de se transformer en un chat nommé Tarō. Grâce à cet objet, elle peut se rapprocher de celui qu’elle aime. Cependant, à force de l’utiliser, elle pourrait bien ne plus retrouver sa forme originelle…

Mon avis:

On ne va pas se mentir, l’histoire est de prime abord très convenue dans ses personnages, surtout au début, assez lent. Mais je pense que c’était pour mieux poser le personnage principal !

L’histoire prend place dans la ville de Tokoname située dans la préfecture dAichi. Nous y suivons le quotidien de Miyo Sasaki, surnommée « Muge » prononcez « Mugué ».

Miyo est une collégienne pleine de peps qui a le coup de foudre pour le très sérieux Kento Hinode. Le début de l’histoire m’a trop fait penser à Sakura, la chasseuse de cartes ! En effet, Muge devient complètement « fangirl » quand son crush daigne lui adresser la parole ! Mais elle a beau faire toutes les pitreries pour attirer son attention, elle ne récolte qu’un regard perplexe ! 

De plus, sa vie de famille lui pèse plus qu’elle ne veut bien l’avouer: sa mère l’a abandonnée et son père s’est remarié avec Kaoru, une femme gentille mais dont elle peine à s’attacher. Seule sa meilleure amie lui remonte le moral! Jusque là, rien de bien nouveau, si vous avez vu d’autres animés shojos.

Mais le festival d’été de la ville va chambouler la vie de la collégienne. Par une étrange rencontre avec un esprit, Muge se retrouve avec un masque magique…qui la transforme en adorable chatte blanche aux yeux bleus ! Quelle meilleure forme pour attirer l’attention de son amoureux ? 

J’ai adoré cette histoire, qui montre un visage ambigu chez nos amis chats ! L’Esprit Vendeur de masque a en effet un business bien particulier: l’échange de corps entre félin et humains ! Ces échanges lui permettent de gagner en puissance et en durée de vie.

Mais revenons à Miyo, qui, grâce à son masque, se crée une double-vie, mi humaine, mi féline. Mais si son amoureux est tendre et câlin à souhait quand elle est sous la forme de Taro, sa relation sous sa forme humaine lui pose de plus en plus de souci. Et oui, parfois, on cache sa timidité derrière un visage souriant, voire énervant, pour ne pas perdre la face devant l’autre. Et c’est aussi vrai avec Hinode qu’avec Kaoru, la belle-mère !

Comme dans le film avec Jim Carey, le « masque » réel du film est avant tout symbolique. Pas facile de se montrer tel que l’on est ! Visuellement, le graphisme ne vaut pas Le Royaume des Chats ou Your Name. Mais ça reste joli à l’oeil. 

Une histoire qui remplit son rôle: du mignon, des sentiments, de la magie et des chats ! J’ai beaucoup aimé !

« Porco Rosso » de Hayao Miyazaki (1992)

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à un ghibli que je n’avais encore jamais vu ! L’univers de Miyazaki est tellement vaste, qui’il ne cesse de me surprendre à chaque Ghibli que je visionne !

Résumé:

Dans l’entre-deux-guerres quelque part en Italie, le pilote Marco, aventurier solitaire mi-homme, mi-cochon, vit dans le repaire qu’il a établi sur une ile déserte de l’Adriatique. A bord de son splendide hydravion rouge, il vient en aide aux personnes en difficulté.

Mon avis:

S’il n’est pas aussi drôle que je le croyais, j’ai été très attendrie par ce film d’animation ! Miyasaki rend un superbe hommage aux pilotes de guerre. C’est aussi le plus européen, puisque l’histoire se déroule du côté Italien de l’Adriatique. Il est question d’une époque assez peu connue de l’entre deux guerre: celle entre l’Italie et la Yougoslavie.

En fait, Porco Rosso montre l’absurdité de la guerre de façon totalement brillante !

Marco Pagot était pilote émérite des forces aériennes italiennes. Mais il s’est retrouvé transformé en cochon. Il se reconvertit en chasseur de primes sous le nom de « Porco Rosso ».  Rien que ce surnom est une immage forte. Il est le symbole de sa rebellion contre le fascisme. Poursuivi par l’Armée pour désertion, Marco s’amuse de moins en moins dans ce jeu de chat et la souris.

J’ai adoré Marco et ses airs de héro fatigué, dont l’aspect animal renforce le côté pathétique. Mais plus que la politique, ce sont  les petites histoires prises dans la Grande qui font la beauté de ce film ! Le mythe du « héro de guerre » est totalement remis à sa juste place.

Il y les amours déchirés de Gina, la belle patronne d’hôtel. Les rêves de gloire de Curtis, un jeune aviateur aussi fourbe que séducteur. Et puis surtout, il y a Fio, la petite-fille de 17 ans du patron de Piccolo SPA, le manufacturier aéronautique de Marco.  Ce Piccolo est un malin: tous ses employés sont des femmes ! Un bel hommages aux femmes qui ont repris le travail de leur mari pendant la guerre !

Pour en revenir à Fio, c’est une jeune fille vive, intelligente qui aime avec passion son métier ! Elle est fascinée par Marco et son histoire mystérieuse. Son affection est comme celle d’une ado, maladroite et fraîche. L’opposé total de Gina et sa beauté rafinée. En un sens, leur différence m’a beaucoup fait penser à  celle entre Kaori et Saeko dans City Hunter.

Autre sujet très joliment abordé: la rivalité entre Marco et Curtis; tous deux amoureux de Gina, les deux iront jusqu’à s’affronter en duel, combat au final beaucoup plus noble que la patrie.

Une animation touchante et tragi-comique, que j’ai regardé avec plaisir!

« La prophétie des Andes » de James Redfield

Et c’est reparti pour une nouvelle chronique littéraire ! Depuis quelques mois, mes envies de lectures se font plus espacée. Et en ce moment, j’essaie de combiner la juste mesure entre les lectures légères et les plus sérieuses.  Ça faisait des années que j’entendais parler des livres de James Redfield mais ça me paraissait trop farfelu et mystique pour m’y intéresser vraiment. Et puis finalement, la curiosité a été la plus forte !

Résumé:

À l’origine, un manuscrit fabuleux rédigé six cents ans avant J.-C. et une prophétie : notre société va subir un grand bouleversement. Intrigué, le héros de cette histoire s’envole pour le Pérou à la recherche du mystérieux grimoire, objet de toutes les convoitises, qui va transformer sa vie. Commence alors une aventure magique et enchanteresse, une dangereuse initiation: une quête en neuf étapes qui le mène du sommet des Andes au cœur de la forêt amazonienne sur la voie des révélations de la vie.

Mon avis:

Il y a des livres qu’il faut savoir lire au bon moment ! Et c’était indéniablement le cas ici !

De prime abord, ça ressemble à un roman d’aventure ésotérique « classique ». Un jeune homme passionné d’histoire et de psychologie, découvre l’existence d’un manuscrit qui annonce une grande Prophétie sur l’Évolution humaine. Mais ce papier risque de disloquer la société actuelle, notamment au niveau spirituel.

Commence alors une espèce de course-poursuite avec le gouvernement du Pérou, bien décidé à récupérer le manuscrit et le détruire ! En parallèle, notre héro va vivre un « éveil spirituel » qui va l’aider à mieux comprendre sa vie et ses choix.

J’ai beaucoup aimé le message de ce roman, qui m’a paru…étrangement visionnaire, en fait ! En effet, le thème principal de l’histoire, c’est l’éveil des consciences ! Et plus particulièrement, la lutte entre la conscience collective et individuelle ! C’est une des manies les plus flagrante chez l’humain: il veut tout classer, cloisonner, étiqueter. Et quand deux éléments semblent trop opposé, ça se clash !

Religion contre sciences, Athéisme contre spiritualité, féminin contre masculin, enfant contre adulte, ect… Tout est mis dans un shaker pour nous proposer une vision plus globale de notre monde et de l’humanité. Ce message fort m’a beaucoup parlé !

Hélas ! Autant les passages psycho-ésotériques sont passionnants, autant la trame « romancière » du bouquin est fade au possible ! Les descriptions sont plates, parfois déroutantes, voire carrément d’une niaiserie insupportable ! L’écriture change radicalement quand on passe de l’un à l’autre, ce qui m’a fait lever les yeux aux ciel plus d’une fois ! Surtout dans les descriptions de l’Amour ! Genre: « Soudain, il la trouva magnifique ». Genre, ça lui prend comme une envie de pisser quoi ! 

Alors que l’histoire a de très bons arguments: des décors exotiques, des personnages attachants dans leur cheminement, une belle réflexion sur notre avenir… Je ne peux pas lui enlever cette qualité: il fait réfléchir ! Mais je n’ai pas pu m’empêchée d’être frustrée arrivée à la dernière page ! D’autant que c’est un premier tome !

Un livre unique en son genre, qu’à mon avis, soit on aime, soit on déteste !

 

Artiste du jour: Éric Bruni

Je continue ma découverte des peintres, tant anciens que contemporains. Et en ce moment, j’ai envie, de couleurs, de chaleur, de bonne humeur. Et en cherchant sur le net… je suis tombé sur cet artiste !

Né en 1968 à Valenciennes, Éric Bruni peint depuis plus de trente ans ! Champs de fleurs, natures mortes, mer, portraits divers,  il met beaucoup de douceur et de gaité dans ses peintures ! J’adore son style éclectique et chaleureux, avec des couleurs éclatantes ! Si sa couleur de prédilection est le Bleu, je suis, pour ma part, très sensible à la façon dont il utilise le Rouge ! Voici quelqus unes de ses oeuvres, que j’aime beaucoup !

 

Site officiel: https://www.bruni-gallery.com/index.html

« La fourmi rouge » d’Émilie Chazerand

Hello à tous ! Aujourd’hui, j’ai décidé d’innover pour ma chronique littéraire ! Si j’ai découvert ce livre grâce à Folavril, c’est le coup de coeur de Mika sur Goodreads qui m’a décidée à me lancer ! 

Résumé:

Vania Strudel a 15 ans, un œil qui part en vrille et une vie qui prend à peu près la même direction. Pour elle, c’est clair : l’existence est une succession de vacheries, et elle est condamnée à n’être personne. Une fourmi parmi d’autres.

Mais un soir, elle reçoit un mail anonyme, qui lui explique en détail que non, elle n’est pas une banale fourmi noire sans aspérités. Elle serait même plutôt du genre vive, colorée, piquante ! Du genre fourmi rouge…

Mon avis:

Wow ! Voilà un livre qui cache bien son jeu ! Si le résumé fait penser à un roman Young adult classique, ne vous y fiez pas ! J’ai rarement eu autant de surprises en moins de 350 pages ! Outre l’écriture, La Fourmi rouge partage le même point commun que les Petites Reines: en effet, l’histoire a sa bande originale ! J’ai eu donc l’idée d’écrire cette chronique en rapport avec les chansons proposées !

1.Radiohead, Creap

Vania Strudel a 15 ans et comme beaucoup d’ados, elle est mal dans sa peau. Que ce soit côté physique ou sentimental, elle se situe dans « l’entre-deux »: pas vraiment populaire, ni laide, pas vraiment jolie non plus. Banale en somme. Mais plutôt que de se lamenter et sombrer dans la déprime, elle dégaine ses sarcasmes et son imagination débridée ! Je me suis tout de suite sentie proche d’elle, tant dans sa personnalité que ses questionnements. Avec ses deux amis, Victoire et Pierre-Rachid, dit Pierach, ils sont les « Creaps » de la classe. Chacun à leur façon, ils ont leurs mal-être et leurs handicap. 

2.Luz Casal, Piensa en Mi

Maria Luzia, la mère de Vania a une place tellement spécifique dans ce livre que je n’ose pas trop la dévoiler ici.  Ce que je peux en dire, c’est qu’elle est espagnole, très belle… et que son évolution dans l’histoire m’a laissée en mode WTF ! Je ne m’y attendais absolument pas ! J’avais envie d’avoir un peu de compassion pour elle… mais au final non ! Oh, my God !

3.Camillo, Sag Warum

Pour moi, cette chanson symbolise le père de Vania: sous son masque excentrique et maladroit, se cache un homme très sympathique ! J’ai été touchée par ce père courage, qui s’est retrouvé à gérer tant bien que mal une fille qu’il adore, mais qui le dépasse souvent… Son métier est aussi original que méconnu: la taxidermie ! 

4.Blondie, Maria

Cette chanson m’évoque Diane, la mère de Victoire (la meilleure mamie de Vania). Elle a la manie originale d’avoir plein de perruques !  On pourrait croire à une simple lubie, mais la raison est surprenante ; suite à la « fuite » de son mari, elle a développé une « pelade »: elle a tout simplement perdu tous ses poils ! Cette pathologie bien réelle peut arriver à tout âge, homme ou femme !  J’ai adoré la façon dont cette femme a su compenser ce handicap et même en rire avec cette solution… plutôt fun ! Une femme forte comme je les aime !

5.The Pupini Sisters, Bei mir bist du schon

Pour moi, cette chanson symbolise  tous les quiproquos/problèmes entre les personnages. Pierrach et son amour naissant. Grégoire, le beau gosse qui fait tourner la tête de toutes les filles. Charlotte, la « pétasse »et ses rêves de potins. Rachel, la voisine coeur d’artichaut accro aux horoscopes; mais le pompon c’est Victoire Elle aurait pu être populaire: jolie blonde, pas trop prétentieuse. Mais personne ne l’approche à part Vania. Atteinte d’une maladie hormonale, Victoire « pue » continuellement. Un handicap invisible, mais invivable ! À force de se blinder, (émotionnellement)  elle en a gagné une certaine maturité. Son amitié avec Vania est géniale, très touchante.

6.Roberta Flack, Hey That’s no way to say goodbye

Parce qu’il y a pas mal de « piques », de disputes, de réconciliations. Les dialogues sont dignes d’une sit-com ! J’ai ri autant que j’ai été touchée ! En fait, ce livre est un concentré d’émotions: j’ai ri, j’ai été attendrie, puis révoltée, puis triste… 

7.The Cinematic Orchestra; To Build a Home

Parce que nos héros sont tous un peu cabossés, cette chanson représente bien le combat pour rester dignes et aller de l’avant ! Mais pas évident d’assumer ses blessures ! Cette chanson représente pour moi celle de Vania, qui a du faire face à l’incompréhension et la douleur de son père… Et son impuissance face à un événement impensable pour eux deux.

8.Damien Rice; Eskimo

Vania s’est fait un ami plutôt inattendu: Abraham, le père de Rachel, est un vieux monsieur qui semble bien s’ennuyer à la maison de retraite. Pour le coup, Vania veille sur lui en faisant du « papy-siting ». C’est bien simple, leur amitié est la plus adorable surprise du bouquin. Et la façon dont Vania prend soin de lui m’a fait chaud au coeur !

9.France Gall, Ella, elle l’a

Cette chanson montre bien l’évolution de la famille Strudel, père et fille. Ils ont tous les deux leur charme, leur singularité et leur combativité, surtout. Leur relation est le thème le mieux exploité de cette histoire ! Le nom Ela a aussi son importance ! Mais là encore, je vous laisse la surprise !

10.The Dandy Warhols; We Used to be Friends

LA chanson sur la relation Pierach/Vania ! J’ai beaucoup aimé la façon dont ils se « perdent » pour mieux se retrouver tout le long de cette histoire ! Pierach est un jeune homme maladroit, pas toujours simple à comprendre. Mais il faut lui reconnaître une grande patience !

11.Olivia Ruiz, elle panique

Ouh là oui, Vania a toutes les raisons de paniquer, et pas seulement à cause de sa vie sentimentale ! La jeune fille va se retrouver au pied du mur et enfin se décider à grandir. Mais le cap va être costaud à passer !

12.Garbage; Special

Parce que oui, Vania est « spéciale »; drôle, forte, elle se révolte et évolue à sa façon. Cette chanson évoque aussi pour moi l’élément déclencheur de l’histoire: ce mystérieux email qui donne le coup de pied dans la fourmilière ! L’email en question est d’ailleurs assez… brut de décoffrage ! 

13.John Lennon; Instant Karma (we all shine on)

Oh Oui, le karma a une sacrée place dans cette histoire ! Je dirait même qu’il en fait un peu trop par moment !  La pauvre Vania ! Ses déconvenues, surtout au lycée m’ont fait rire jaune ! Le lycée tiens ! Palons-en ! Entre les rivalités, les premiers crushs, les cours,  les rumeurs. J’ai été sceptique concernant les profs, de prime abord parodique au possible…  Et finalement, c’est super bien tourné ! Belle surprise, la encore ! Un tableau plus grinçant que comique, qui m’a fait réfléchir.

14.Florence & the Machines: the dog days are over

C’est l’apothéose de ce livre ! Ce moment où enfin, ça y est, la roue tourne et qu’au final, on comprend que sans nos problèmes, on ne grandirait pas.

15.Nena: 99 Luftballons

Une chanson indémodable et tellement fun pour de l’allemand ! C’est aussi la chanson préféré du père de Vania, qui, au fait s’appelle Gottfried et conduit une « ouaf-ture ». Cette famille a la palme d’Or de l’improbable !

16.Nat « King » Cole: Joy to the world

Oui, une chanson de Noël ! Et c’est bien vu parce qu’il y a de la bonne cuisine ! De quoi donner envie de faire des sablés et surtout des puddings !

17.Jack Brel: la valse à mille temps

Peut-être le passage le plus émouvant du livre ! Abraham est définitivement mon personnage préféré ! 

En conclusion,  j’ai adoré ce roman d’apprentissage désopilant, touchant, moderne et surtout, plein de surprises ! La Fourmi Rouge, c’est Le livre Feel Good à s’offrir ! Un coup de coeur !

 

Journal d’une Aprentie chamane

Après ma superbe découverte de Corine Sombruen Mongolie, j’étais curieuse de découvrir le point de départ de son initiation chamanique qui a débuté en Amazonie…

Résumé:

« Ça y est. Je pars demain pour l’Amazonie. Je veux te retrouver. C’est tout. » Voilà le journal de bord d’une jeune femme, musicienne à Londres qui, sous le coup d’un deuil inconsolable, décide de suivre l’enseignement d’un chamane péruvien. Au travers de ses aventures aussi drôles qu’émouvantes, Corine Sombrun nous conduit sur la piste d’un rendez-vous hors du temps qui doit l’amener à retrouver cet amour plus fort que la mort.

Mon avis:

J’ai mis plusieurs jours à me remettre de cette lecture ! Connaissant la suite des événements (voir chronique), j’étais curieuse de découvrir la Corine d’avant et j’en ai été très touchée. Comme Cheryl Strayed,  la jeune femme traverse un deuil terrible qui la dévaste totalement. Et puis un jour, un déclic, lors d’une exposition de peinture à Londres. Une rencontre, un échange. Un chemin différent. Et la voilà partie en Amazonie où elle suit les enseignements d’un chamane. Et autant vous le dire, Kho Lanta, c’est une promenade de santé, à côté !

Isolement en pleine forêt, purification par le biais de plantes, jeûne de plusieurs jours… sans parler des conditions climatiques et des rencontres avec la faune locale. 

Enfin, il y a l’initiation auprès de son « médecin chamane » avec des incantations sonores très particulières qui emmènent Corine au-delà de son propre corps.

Ses impressions m’ont fortement fait penser à des soins énergétiques, que j’ai moi-même expérimenté. Par des réactions, parfois très violentes (ex: vomissements, diarrhée), le corps expulse les maux, traumas et noeuds émotionnels restés imprimés dans l’inconscient. Le corps a une mémoire, trop souvent ignorée par notre mental rationnel.

Autre particularité de Corine qui m’a énormément parlée: sa sensibilité musicale. Le son a sur elle un impact très particulier. Il est aujourd’hui reconnu que certaines ondes sonores peuvent nettoyer les lieux ou des personnes lors de soins. 

Enfin, c’est un avis des plus personnel: j’aime beaucoup la personnalité de Corine. Même au bord du gouffre, elle trouve la force de voir de la lumière, s’accrochant à son amour perdu, non pas pour sombrer mais se relever.

Grâce à son expérience, en Amazonie d’abord, puis en Mongolie, elle ouvre une nouvelle voie inexplorée par les scientifiques : les mécanismes du cerveau lors d’une transe. En effet, la jeune femme s’est révélée capable d’en faire…à volonté, sans passer par un tambour ! Depuis, elle en étudie les effets cognitifs sur le comportement et les perceptions…

Un livre inspirant, passionnant, qui m’aura marquée durablement ! Je vous conseille également  sa conférence TEDX sur son expérience en Mongolie et ses découvertes scientifiques sur le cerveau. 

Le masque de Zoro (1998)

Hello à tous ! Pour bien démarrer l’année, j’ai décidé de continuer mon défi de films, même si les fêtes sonts finies ! Et pour 2021, place au pannache avec Le Masque de Zoro de Martin Campbell

Résumé:

Après vingt ans de prison, Don Diego de la Vega, le héros du peuple mexicain en lutte contre le joug espagnol, parvient enfin à s’évader. Mais il n’est plus tout jeune, et doit se chercher un héritier auquel confier le masque de Zorro. Le jeune brigand Alejandro Murieta, qui a des comptes à régler avec le gouverneur, semble être un parfait successeur… Ainsi commence un passage de « masque » mouvementé…

Mon avis:

Je n’ai plus vu de films de capes et d’épée depuis Fanfan la Tulipe ! Et c’est avec grand plaisir que j’ai pu revoir cette belle version du mythique héro masqué ! 

Le gouverneur espagnol Don Rafael Montero a fini par découvrir l’identité de Zoro et le de manière particulièrement cruelle. Mais impossible n’est pas Zoro ! Sa vengeance sera terrible ! Première qualité du film: le casting, aussi judicieux que surprenant!

En effet, quelle belle idée de mettre Antony Hopkins dans le rôle de Diego de la Vega ! À l’époque, je ne m’étais pas attendu à le voir dans ce registre ! J’avais plus été marquée par ses rôles inquiétants comme Hanibal Lecter ! Changement de camp, donc !

 J’ai beaucoup aimé l’idée de montrer un Zoro vieillissant et fatigué, dont les blessures n’empêchent pas la lucidité: il est temps de passer le masque ! Il trouve un grand potentiel à Alejandro Murieta, un jeune brigand plein de hargne qui l’avait aidé 20 ans plus tôt.  Dans le rôle, Antonio Banderas, fougueux et rebelle à souhait ! Alejandro est un personnage plein de colère, qui a grandi à la dure. J’ai beaucoup aimé son évolution dans l’histoire! De jeune homme impétueux et maladroit, il gagne d’abord en technique de combat;  mais c’est sur le terrain qu’il montre sa débrouillardise issue de son passé de brigand. Ça bondit, ça sautille de partout justement cette maladresse qui rafraîchit l’image du héro toujours sûr de lui. Et tel un mousquetaire Jedi, Diego lui apprendra à ne pas agir systématiquement par impulsion. 

Leur collaboration est parfois difficile, mais tout deux partagent le même sentiment d’injustice et de colère envers le gouvernement. J’ai beaucup aimé leur relation bourrue, très maître/élève. Ils partagent aussi la même blessure.

Autre belle performance, celle de Stuart Wilson, qui incarne l’implacable et vénéneux gouverneur Montero ! Tour à tour cruel, froid, et d’une certaine séduction, son personnage est parfait dans sa noirceur mielleuse ! Enfin, Catherine Zeta Jones illumine le film dans le rôle d’Hélèna, la fille de Zoro. Son personnage, tout en passion « rentrée » est très charismatique ! 

Son couple avec Banderas est aussi intense que passionné et…au final presque drôle dans sa dynamique ! Mention spéciale à la scène de combat (très) rapproché… devenue un classique ! Cette scène est un savoureux mélange de combat, de comédie et de séduction. 

J’ai aussi bien aprécié le lien père/fille, montré de manière plus subtile. Tout est dit dans le jeu de regard entre les acteurs, un peu comme au western ! 

Visuellement, le film n’a pas trop mal vieilli dans ses combats et sa photographie ! La musique a un rôle considérable et chaque action  à son lot de violon/cuivres et de guitare endiablée ! Ça m’a donné envie de faire du flamenco !

Entre duels à l’épée, invasion mexicaine, vengeance familiale et amours passionnés, ce film est un très bel hommage au personnage le plus mythique qui soit ! J’ai très envie de voir d’autres films de ce genre ! Si vous avez des idées, je suis preneuse !