L’allée du Roi (Françoise Chandernagor)

Aujourd’hui, place à une histoire authentique, et une femme fascinante !

Résumé:

« Je ne mets point de borne à mes désirs », disait celle qui fut presque reine de France… De sa naissance dans une prison de Niort à sa mort dans le doux asile de Saint-Cyr, de l’obscure pauvreté de son enfance antillaise à la magnificence de la Cour, de la couche d’un poète infirme et libertin à celle du Roi-Soleil, de la compagnie joyeuse de Ninon de Lenclos et de ses amants au parti pris de dévotion de l’âge mûr, quel roman que cette vie ! A partir d’une documentation considérable puisée aux sources les plus sûres et en recourant aux écrits, souvent inédits, de la Marquise de Maintenon, Françoise Chandernagor a su restituer, à travers des « mémoires apocryphes » qui ont le tour et la séduction de la langue du XVIIè siècle, le vrai visage d’une femme méconnue, témoin sans pareil d’une fascinante époque.

Mon avis:

Fascinante, c’est le mot ! Quelle envoûtante immersion dans la tête d’une femme peu commune ! Et quelle vie trépidante !

Cette biographie romancée raconte la vie de Madame de Maintenon, née Françoise d’Aubigné,  fille de Constant d’Aubigné — lui-même fils du célèbre poète et ami d’Henri IV, Agrippa d’Aubigné et de sa seconde épouse Jeanne de Cardilhac. Elle naît le 27 novembre 1635 rue du Pont dans la prison royale de Niort dans la geôle où son père est incarcéré pour dettes.

Celui-ci, après avoir abjuré sa foi protestante en 1618, assassiné sa première épouse et son amant en 1619, puis rapidement dépensé la dot de la deuxième, est soupçonné d’intelligence avec les Anglais avec qui il est en relation d’affaires et enfermé à la prison de Bordeaux puis de Niort.

Lorsque son père sort de la prison de Niort, la jeune Françoise passe les premiers mois de sa petite enfance chez Madame de Villette, sa tante huguenote, au château de Mursay, au nord de Niort. Elle passe les six années suivantes avec ses parents à la Martinique, dont elle garde un souvenir très fort, transmis à ses futurs époux, le poète burlesque Paul Scarron puis le roi de France Louis XIV, qui décide dès 1674 d’intensifier la culture de la canne à sucre en Martinique puis à Saint-Domingue.

Après une vie de pauvreté et la mort brutale de ses parents, son père d’abord; puis sa mère, elle rentre en France où, prise en charge par sa tante de Niort, Madame de Villette, fervente protestante.

Cependant, Madame de Neuillant, sa marraine catholique, obtient de la reine-mère Anne d’Autriche une lettre de cachet pour récupérer Françoise et lui permettre de pratiquer le catholicisme (en effet à sa naissance Madame d’Aubigné l’avait fait baptiser dans la religion catholique) et renier sa foi calviniste. Elle la place contre sa volonté au couvent des Ursulines de Niort, puis chez les Ursulines de la rue SaintJacques à Paris où, grâce à la douceur et l’affection d’une religieuse, sœur Céleste, la jeune fille renonce définitivement au calvinisme, condition indispensable pour pouvoir accompagner Madame de Neuillant dans les salons parisiens.

C’est à l’une de ces réunions mondaines qu’elle rencontre le chevalier de Méré qui se prend d’affection pour celle qu’il nomme « la belle Indienne » et s’offre de l’instruire convenablement.

Il fut son premier admirateur alors que la jeune fille n’avait que 15 ans ! Un an plus tard elle épouse un poète infirme: Paul Scarron.

Après la mort de son mari, Françoise devient la maîtresse de Louis de Mornay, marquis de Villarceaux, pendant trois ans, avant de mettre un terme à sa relation avec lui de façon brutale pour préserver sa réputation. Il restera de cette liaison une peinture réalisée par Mornay lui-même, et la représentant en déesse grecque, le sein nu, le regard fixé sur l’horizon, indifférente à son amant, représenté sous les traits de l’Amour tenant sa flèche. Cette toile est conservée dans la salle à manger du château de Villarceaux, dans le Val-d’Oise.

Elle se forge dès lors une image de femme pieuse et dévote, comme en atteste sa correspondance avec labbé Gobelin, son confesseur depuis 1666

Puis, de Paris, la jeune femme se retrouvera à Versailles où elle deviendra l’une des favorites du Roi Soleil, rien que ça ! Elle s’occupera aussi de l’éducation des « bâtards royaux » dans une demeure à l’écart !

J’ai été emportée par son histoire, d’autant plus passionnante que Françoise est une femme de caractère, dont la foi et le courage n’a d’égale que la beauté. De l’enfant vive et rebelle, elle deviendra une femme posée mais qui sait manier les mots autant que ses charmes !

L’écriture, précieuse à souhait, nous plonge dans une époque troublée dans ses extrêmes, de la pauvreté des paysans au faste des bals de Versailles. La religion a aussi un grand rôle politique pour le Roi, qui l’utilise dans sa prise de pouvoir sur le peuple.

Mais pour Françoise, c’est un code d’honneur et de respect, qui l’amènera à créer le couvent de Saint-Cyr, où elle recueillera et éduquera les jeunes filles. J’ai aimé sa force, qui l’incite à toujours penser aux plus faibles, mais aussi à s’adapter à son entourage et prendre sur elle. Ce côté empathique et ce « feu sous la glace » m’a beaucoup rappelé Jane Eyre, surtout dans sa relation complexe avec Louis XIV !

Nous découvrons en effet, un Roi très instable et coureur de jupons, dont les réactions démesurées m’ont déroutée plus d’une fois ! Sans parler des autres favorites de la Cour !

Une vie palpitante qui a fait l’objet d’un joli téléfilm, passé il y a quelques années sur France 2 ! J’avais adoré Dominique Blanc, absolument parfaite dans le rôle de cette femme, à la fois forte, sensuelle et mélancolique !

Une belle lecture, passionnante et finement écrite, que je recommande autant aux fans d’histoire que de glamour à la française !

 

 

 

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La Bromance: amitié ou amour?

Aujourd’hui, un article assez particulier sur un sujet qui m’intéresse beaucoup.

Que ce soit dans les livres, films ou série, j’ai toujours été plus touchée par les histoires d’amitié que d’amour, notamment entre personnes du même sexe. Et c’est par hasard sur un forum, que j’ai découvert ce nouveau mot: la bromance.

La bromance qu’est-ce que c’est ?

Étymologiquement, c’est la contraction de brother (frère) et romance, au sens de « relation » et non de lien romantique.

Une bromance est une amitié très forte, sans jeu de séduction ou attirance. Ce qui n’empêche pas les gestes d’affection. Et c’est justement ça qui peut prêter à confusion avec l’homosexualité, alors que ça n’a rien à voir. Les deux personnes s’aiment comme des frères sans avoir de lien de sang. 

J’ai toujours trouvé ce genre de relation très émouvante, plus même que les « romances » classiques. Pendant des années, on m’a bassiné avec le fait que l‘Amour était le sentiment le plus fort qui soit. Mais pas forcément, la bromance en est la preuve !

Exemple de « bromances » dans la fiction.

Sherlock Holmes et John Watson: j’ai choisi la version film de Guy Richtie, que personnellement, je préfère à la série ! Et puis, Jude Law en habit victorien, c’est quand même la classe !

Merlin et Arthur dans la série de la BBC. Ce duo s’est révélé aussi attachant qu’inattendu, et j’adore la façon dont ils veillent l’un sur l’autre. En plus j’ai trouvé cette réinterprétation des légendes Arhuriennes plutôt intéressante.

Spock et Kirk, (Star Trek) là aussi version film ! Leur relation est très différente de la série d’origine, qui était plus ambigüe. Ici, c’est une amitié qui se construit petit à petit, au fil des dangers encourus. Des « frères d’armes » en quelque sorte ! Je n’ai vu que le premier volet pour l’instant, mais j’ai hâte de connaître la suite !

Lee et Carter (Rush Hour): Parce que j’adore Jackie Chan et que ce film, c’est comme une cure de vitamines. Il me donne la pêche ! En plus les deux acteurs s’entendent aussi très bien ! Note: il existe aussi un reboot Série comme pour l’Arme Fatale ! Mais je suis sceptique !

Frodon et Sam (Le seigneur des anneaux): J’avoue avoir plus de réserve sur ces deux-là. Si les livres on montré une amitié magnifique, l’adaptation ciné a dérouté beaucoup de spectateurs, à cause de leurs gestes d’affections très prononcés. Ce qui m’a paru tout de même ambigu. 

Et je termine avec une bromance plus récente: Thomas et Newt (The Maze Runner)Je n’ai pas encore eu l’occasion de voir Le remède mortel mais leur relation m’intrigue beaucoup !

Voilà, si vous avez d’autres exemple de bromance, je suis preneuse ! Un bien joli mot qui n’a, hélas, aucune traduction en français. Et c’est bien dommage ! 

 

Le mystère de la chambre jaune (Gaston Leroux)

En ce moment j’ai envie de me remettre aux romans policiers ! Et j’ai opté pour un classique qui m’intriguait depuis un petit moment !

Résumé:

La porte de la chambre fermée à clef « de l’intérieur », les volets de l’unique fenêtre fermés, eux aussi, « de l’intérieur », pas de cheminée…

Qui a tenté de tuer Mlle Stangerson et, surtout, par où l’assassin a-t-il pu quitter la chambre jaune ?

C’est le jeune reporter Rouletabille, limier surdoué et raisonnant par « le bon bout de la raison, ce bon bout que l’on reconnaît à ce que rien ne peut le faire craquer », qui va trouver la solution de cet affolant problème, au terme d’une enquête fertile en aventures et en rebondissements.

Tenant en haleine le lecteur de la première à la dernière page, Le Mystère de la chambre jaune est devenu un classique du roman criminel.

Mon avis:

Une très belle lecture ! Un suspense soutenu, juste ce qu’il faut, des personnages aussi attachants que troubles, et surtout, un détective hors du commun ! J’ai tout simplement adoré Rouletabille, joli mélange de Sherlock Holmes, pour le sens de déduction, et de Tintin pour son côté jeune premier. Je l’ai trouvé impertinent et d’un certain caractère !

Tout commence au château du Glandier, avec une étrange tentative de meurtre dans une chambre fermée de l’intérieur. La victime, Mathilde Stangerson, faisait des expérience de chimie avec son père. C’est une femme assez mystérieuse, puisqu’on ne la voit au final que très peu dans l’histoire !

Toute l’intrigue repose sur une énigme à priori impossible: comment un homme peut-il s’enfuir d’une pièce fermée de l’intérieur?

Il y a tout d’abord le suspect principal, Robert Darzac, le fiancé de la victime. Tous les soupçons se tournent vers lui. Du moins concernant la police, car notre reporter, lui, est persuadé de son innocence. Il entre alors en compétition avec Frédéric Larsan, habile enquêteur de la police française. Leur rivalité ne fera que croître, tout le long de l’intrigue.

Il est aussi question d’amour destructeur, de jalousie, mais aussi de secret de famille. L’enquête est rythmée et pleine de rebondissement !

La dernière révélation, met la lumière sur le comportement, assez déroutant de Rouletabille au début de l’enquête ! Car notre reporter aussi, a ses zones d’ombres, qui seront développées dans la suite du livre: Le Parfum de la dame en noir !

J’ai d’ailleurs très envie de découvrir l’adaptation de Bruno Podalydèsdont on doit le très joli « Comme un avion » !

Bref, un classique qui n’a rien à envier à Conan Doyle et Agatha Christie !

 

 

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Douceur du jour

Aujourd’hui, une petite balade mélancolique avec la « belle » Pauline Croze. Un texte plein de délicatesse et un clip magnifique ! 

T’es beau

T’es beau
T’es beau parce que t’es courageux
De regarder dans le fond des yeux
Celui qui te défie d’être heureux
T’es beau
T’es beau comme un cri silencieux
Vaillant comme un métal précieux
Qui se bat pour guérir de ses bleus
C’est comme une rengaine
Quelques notes à peine
Qui forcent mon cœur
Qui forcent ma joie
Quand je pense à toi
À présent
J’ai beau
J’ai beau me dire qu’au fond c’est mieux
Même si c’est encore douloureux
Je n’ai pas de recoin silencieux
C’est beau
C’est beau parce que c’est orageux
Avec ce temps je connais peu
Les mots qui traînent au coin de mes yeux
 
C’est comme une rengaine
Quelques notes en peine
Qui forcent mon cœur
Qui forcent ma joie
Quand je pense à toi
 
Toi qui sors de scène
Sans armes et sans haine
J’ai peur d’oublier
J’ai peur d’accepter
J’ai peur des vivants
À présent
 
T’es beau…

 

Ma vie en gifs

Parce que ça fait longtemps et que j’avais envie, tout simplement !

 

  • Quand je lis des fanfictions de Star Trek  (c’est la faute au film!) durant une bonne partie de la nuit…

…et que je tombe sur des scènes, comment dire… érotiquement improbables !

Tu l’as dis, Zachary 😉

  • Quand « le gentil voisin » et son chien hurleur me réveillent à trois heures du matin 
  • Quand c’est lundi et que je me traîne comme si je sortais de l’hibernation !

 

  • Quand je veux sortir mais que le temps joue les girouettes !

  • Mais heureusement, la médiathèque est ouverte et je peux emprunter pleins de livres et de DVDs !

 

Bon dimanche à vous !

 

Antoine et Cléopâtre (William Shakespeare)

Antoine et Cléopâtre … Encore une pièce méconnue du maitre William Shakespeare. C’est suite à un épisode de Miss Fisher enquête, qui y fait référence, que j’ai fini par tenter l’expérience.

 

Après la mort de Jules César, Marc-Antoine hérite d’un tiers du monde romain, dont l’Égypte. Las de la guerre, il tombe sous le charme de Cléopâtre. Cette dernière voue une passion peu commune au soldat romain, elle l’idolâtre, le met sur un piédestal.

Une passion réciproque qui se heurte aux conflits politiques et unions diplomatiques. Mais, plus que la guerre et ses enjeux, c’est vraiment cet amour exclusif, excessif, et brûlant qui ne trouve son apothéose que dans la Mort.

J’ai été frappée par le lyrisme, l’expansion du langage. C’est de loin la pièce la plus…érotique que j’ai pu lire de Shakespeare. Pas de place pour le tiède, la retenue ou la diplomatie. Tout est exagéré, parfois jusqu’au ridicule. La passion, la colère, le désespoir… En guerre comme en amour.

C’est particulièrement flagrant chez Cléopâtre, Reine sur le déclin, qui se consume pour Antoine, son soldat, son dieu Mars. J’ai tout de suite pensé à Richard Burton et Elizabeth Taylor dans le film de1963. Ils ont vraiment bien retranscrit cette relation scandaleuse et passionnée.

Il n’y a au final pas tant d’action dans la pièce. C’est surtout une réflexion sur les ravages des sentiment exclusifs et de ce déchirement entre amour et devoir. Mais aussi, entre l’image publique et les sentiments intimes.

Je n’irai pas jusqu’à dire que j’ai aimé mais j’ai été très intéressée par cette pièce, peu mise en avant par rapport à Roméo et Juliette, Hamlet ou Macbeth. Ce qui est dommage !

Pour le coup, j’ai très envie de revoir le film !

Ondine (Jean Giraudoux)

Vous le savez, j’aime les pièces de théâtre, que ce soit Andromaque, Ruy Blas, ou encore Cyrano de Bergerac ! Après la jolie découverte de La tempête de Shakespeare, j’ai voulu découvrir d’autres pièces avec des créatures fantastiques ou mythologique. Et j’ai ainsi découvert « Ondine »de Jean Giraudoux

Résumé:

« Ondine, fille des eaux, confiante dans la puissance de l’amour qu’elle éprouve pour le chevalier Hans von Wittenstein zu Wittenstein, accepte le pacte du Roi des Ondins : elle partira et vivra son amour humain, mais, si Hans la trahit, il mourra et Ondine retournera au Lac, perdant jusqu’au souvenir de son existence terrestre. »

Mon avis:

Ayant grandi avec la version animé de la Petite Sirène, j’étais vraiment curieuse de lire cette pièce ! J’ai beaucoup aimé cet hommage au contes germaniques et le cadre médiéval ! Car oui, l’histoires se situe au Moyen-Âge !

Un soir d’orage, Auguste et Eugénie, un modeste couple de pêcheurs trouvent un bébé au bord du lac, qu’ils baptisent Ondine. Ce qu’ils ignorent, c’est qu’elle est réellement une ondine, qui est en fait une nymphe d’eaux douces.

La pièce débute alors quOndine est âgée de 15 ans. Elle rend ses parents complètement chèvres en libérant les poissons dont ils se nourrissent, en ayant des propos étranges sur la mort et en disparaissant quand bon lui semble.

Mais l’arrivée d’un chevalier, Hans va tout compliquer encore. En tombant amoureuse du chevalier, Ondine fait un pacte avec le peuple Ondin: elle peut vivre un amour humain. Mais si Hans la trompe, il mourra. Et elle l’oubliera…avant de retourner à son peuple.

Au fil de la pièce, elle se rendra compte que Hans n’a malheureusement rien d’un prince romantique, ce qui ne l’empêchera pas de l’idolâtrer pour autant !

C’est un soldat, qui aime sa liberté, la bonne chère et les femmes. Il tombera sous le charme rayonnant d’Ondine bien qu’il soit déjà fiancé à une autre : Bertha, une jeune noble aussi brune que la jeune fille est blonde. 

Ce n’est que le jour où Hans conduit à la cour sa jeune épouse, que le chevalier se réveillera de sa torpeur, sans savoir son Destin déjà scellé.

Car le Roi des Ondins finira par venir lui-même sur Terre (sous une autre forme) pour faire voir à Ondine le vrai visage de Hans. Mais la jeune nymphe, bornée, n’a pas dit son dernier mot et tentera jusqu’au bout de retenir son amant, jusqu’à la sentence finale: la Mort pour le chevalier, l’Oubli de sa vie terrestre pour elle.

L’intrigue est étonnante, pleine de manipulation (côté humains et ondins), et surtout d’Amour : idéalisé et absolu pour Ondine, passionné et jaloux pour Bertha, inconstant pour Hans, faible pour Auguste et Eugénie, qui retrouveront de façon inattendue leur vraie fille disparue…

Une pièce étonnante et décalée, qui change des tragédies habituelles et que j’ai trouvé vraiment originale ! Elle a aussi été adapté par le talentueux Benjamin Lacombe ! Pour le coup, j’ai bien envie d’avoir l’album !