Little Witch Accademia

Bonjour à tous ! C’est l’heure des feuilles dorées qui tombent, de la fraîcheur qui revient, de la pluie. Et quoi de mieux qu’une école de sorcières, pour se préparer à Halloween ?


Résumé

« Akko est une jeune fille qui depuis son plus jeune âge, admire Shiny Chariot une sorcière connue de tous, mais mystérieusement disparue. Elle va faire ses études à Luna Nova, une prestigieuse école de sorcières. Mais si son enthousiasme est évident, sa maladresse empêche sa magie de vraiment s’exprimer, ce qui la frustre énormément ! Heureusement, elle a ses deux amies :Lotte Jansson et Sucy Manbavaran. Et tout comme dans Harry Potter, nos trois sorcières vont vivre des aventures trépidantes ! »

 

Mon avis:

Cet animé est aussi malicieux que délirant ! Akko est terriblement attachante dans sa volonté d’égaler son idole et réaliser ses rêves de magie. Sa naïveté en agace plus d’une mais elle s’en fiche ! Sa grande rivale est Diana Cavendish, qui est clairement la version féminine de Draco Malfoy ! D’une beauté glaciale, elle prend Akko de haut et sourit très rarement ! C’est aussi la meilleure élève de l’école !

Akko et ses deux amies vont vivre de belles aventures. Elles vont aussi prendre conscience que leur école est en danger ! Non pas à cause d’un nouveau Voldemort, mais de la disparition de la magie ! Il y a de moins en moins de sorcières et seule une Pierre maintient cette magie en vie. De plus, la disparition mystérieuse de Shiny Chariot laisse un grand vide pour Akko.

Akko est une boule d’énergie et de bonne humeur ! Et même si elle est maladroite, elle possède une qualité que les autres n’ont pas: l’émerveillement.  Elle est coriace et croit en ses rêves !  Lotte est une rouquine à lunettes, fan de livres et Sucy n’est ni plus ni moins qu’une Mercredi Addams émo aux cheveux roses ! Son calme et son humour acerbe empêche l’animé de sombrer dans la guimauve et ça fait du bien !

Parmi les professeurs, on compte sur Ursula, une jeune professeur timide mais brillante. Toutefois, elle est presque aussi maladroite qu’Akko, ce qui la rend plus humaine que ses collègues guindées dans leur protocole ! Elle éprouve une réelle affection pour Akko et l’encourage toujours à se surpasser. Mais sous ses airs timides, elle cache un grand secret! Il y aura aussi une nouvelle professeure de magie « moderne » qui va bousculer les traditions. Le professeur Croix Meridies, aux faux airs de Dr Strange au féminin !

J’ai adoré l’ambiance mystérieuse de l’école, les amitiés/rivalités qui se nouent et l’intrigue.   Magie, famille guindée, fangirling, courage et amitié font les grand points fort de cet animé ! Il y a aussi une réflexion intéressante sur les nouvelles technologies et leur fascination. 

Les épisodes sont drôles et pétillants, très agréables à regarder ! Un peu comme si Sakura fusionnait avec Harry Potter ! J’ai juste adoré ! Et même si certains événements étaient prévisibles, ils n’enlèvent en rien la charme de cet animé !

Bref, si vous n’êtes pas films d’horreur, que vous aimez les animés japonais et la magie, je recommande !

Défi guerre: « La voleuse de livres » (Markus Zusak)

Hello à tous ! Cette semaine je vous fais découvrir un livre dont le titre m’intriguais beaucoup ! Les récits de guerre me touchent (qu’ils soient fictifs ou non). Et j’étais curieuse de découvrir celui-ci.

Résumé:

C’est la Mort elle-même qui raconte cette histoire. Dotée d’un humour noir, elle témoigne de la folie des hommes. Parmi eux, une rencontre va éveiller sa curiosité, celle de Liesel Meminger.
Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s’est arrêtée.
Est-ce son destin d’orpheline dans l’Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ? Son extraordinaire force face aux événements ? A moins que ce ne soit son secret… Celui qui l’a aidée à survivre. Celui qui a même inspiré à la Mort un bien joli surnom : « la voleuse de livres »…

Mon avis:

Ce livre m’a autant émue que surprise !

La seconde guerre mondiale racontée…par la Mort elle-même ! Un éclairage nouveau sur cette période tragique qui renvoie à La question que toute personne se pose quand la mort frappe: Pourquoi? Pourquoi je meurs maintenant? Où l’inverse: Pourquoi ai-je survécu? Pourquoi ma famille est morte et pas moi?

J’ai trouvé que le thème de la guerre mondiale vue par Faucheuse était très original !

La Faucheuse a en effet beaucoup de « travail » en cette période. Elle emmène  autant de coupables que d’innocents. C’est son boulot de libérer les âmes. Et elle n’aime pas ça. Pourtant, certains humains lui échappent, la troublent. Elle raconte l’histoire de l’une des ces âmes fortes: Liesel Meminger.

Liesel est une petite fille courageuse et fille de parents communistes. Pour les protéger, elle et son frère Werner, ses parents les envoient dans une famille d’accueil. C’est là que Liesel va croiser pour la première fois la Mort… qui lui « enlève » son frère dans le train !

Traumatisée, la pauvre fera des cauchemars pendant des mois…Et puis la vie continue, avec ses épreuves et ses fugaces bonheurs. Pour Liesel, ce sera les livres. Pourtant la jeune fille ne sait pas lire ! Ce sera son père adoptif, Hans Hubermann, qui lui apprendra. En effet, ça ne se passe pas très bien à l’école et la petite est souvent corrigée sévèrement par sa maîtresse.

Heureusement, il y a le foot avec Rudy Steiner. Elle aide aussi sa mère adoptive, Rosa, à distribuer le linge qu’elle lave pour les riches voisins. La jeune fille reste digne et forte. J’ai bien aimé Rudy, un jeune garçon vif et débrouillard, clairement amoureux d’elle. 

Tout au long du roman, la Mort est omniprésente, et pas seulement parce que que c’est elle qui raconte l’histoire. Liesel vit entourée par la Mort;  elle va devoir composer pour survivre, grandir et garder l’espoir, prenant même des risques importants. 

Elle se liera d’amitié avec un jeune boxeur juif, Max Vandenburg, qui sera réfugié dans sa cave. Il lui apprendra « Le pouvoir des mots ». Petit à petit, la lecture deviendra un vrai refuge pour Liesel. Elle volera de nombreux livres. D’autres lui seront offerts. Mais tous auront une signification. L’un d’eux sera arraché des flammes, d’autres seront écrits. 

Leur amitié sera d’autant plus touchante que Max est un jeune homme fragile et tourmenté, malade d’angoisse dans cette cave glaciale ! C’est beau de voir un lien Allemand/Juif au coeur de la tourmente ! La manipulation nazie est glaçante et on ne parle pas assez des Résistants Allemands durant cette période !

Et surtout, c’est l’histoire d’une jeune fille qui se battra jusqu’au bout pour la liberté, trouvant sa force dans les histoires et défiant l’autorité en volant des livres ! 

Un livre fort, intelligent, qui montre à la fois l’innocence et la cruauté des hommes. Leur courage face à l’horreur. Je me souviendrai de Liesel, de Max, de cette famille cabossée mais digne. Un grand roman.

Pour le coup, j’ai vu récemment la bande-annonce du film adapté de ce livre et ça m’a l’air prometteur ! Je le verrais bien en challenge de Noël !

Grimm

Hello à tous ! L’automne est là. Halloween arrive bientôt. C’est pourquoi, j’ai voulu revoir une série à grand potentiel. Grimm est une série télévisée américaine de 123 épisodes de 42 minutes créée par David Greenwalt et Jim Kou.

Résumé:

Lorsqu’il découvre qu’il est l’un des derniers descendants des Grimm, une lignée de chasseurs dont les célèbres récits ne sont pas des contes mais des faits réels, l’inspecteur Nick Burckhardt se met en quête de ces créatures surnaturelles susceptibles de faire du mal aux humains. Pour Nick, c’est un monde nouveau dont il ignore les règles qu’il lui faut affronter.

 

Mon avis:

Un mélange des genres que j’adore: fantastique, contes de fée et policier ! Ne surtout pas confondre avec Once Upon A Time ! On est plus proche de Supernatural  côté ambiance ! 

Nick Burkhard est un talentueux inspecteur de police vivant dans la ville de Portland.

Lors d’une enquête d’enlèvement, il voit un suspect changer d’apparence, le temps d’un flash. Troublé, il pense d’abord que c’est la fatigue. N’ayant pour famille qu’une tante atteinte d’un cancer, il a très peur de la perdre. Ce qui le rend parfois irritable sur le terrain. Mais ses enquêtes vont prendre une tournure surnaturelle inattendue. Un danger plane sur lui et ses ancêtres …

Sa tante gravement malade, finit par lui dire la vérité: il est un « Grimm », un descendant des célèbres frères. Les contes sont réels. Un Grimm est un chasseur de créatures nommées Wesen

Les Wesen possèdent tous la particularité de conserver leur forme humaine lorsqu’elles contrôlent leurs pulsions instinctives. Seul un Grimm peut voir leur véritable apparence. C’est l’expérience troublante que va vivre Nick. 

Après la mort de sa tante, qui lui a remis une mystérieuse clé, Nick rencontre Monroe, un Blutbad (un loup-garou), qui devient son ami et l’aide à combattre toutes sortes de créatures. Dans le même temps, Nick s’efforce de cacher sa nouvelle vie à sa compagne, Juliette Silverton, ainsi qu’à son partenaire Hank Griffin.

Ce que j’aime dans cette première saison, c’est qu’elle alterne deux duos:

Nick et Hank pour l’aspect « classique » de l’enquête : perquisition, interrogatoires ect. C’est, on va dire le « duo officiel ». Hank est un très bon flic mais n’a pas du tout conscience de l’aspect surnaturel de ses enquêtes. Il a cependant une entière confiance en Nick dont il reconnait l’intuition mais pas les pouvoirs. 

Car quand on n’a affaire à du surnaturel, il est pratique d’avoir un coéquipier non humain.  Monroe est un loup-garou grincheux et capable de déceler des odeurs mieux qu’un chien policier. J’ai une préférence pour ce duo, j’avoue ! J’aime beaucoup Monroe ! Derrière son air de loup solitaire se cache un mélomane (il joue du violoncelle), un sportif et il est une mine d’information sur les créatures que va croiser Nick.

J’aime bien la construction des épisodes, qui commence toujours par une citation de conte de fée: Le petit chaperon rouge, la reine des abeilles, Barbe-Bleue ou encore Boucle d’Or. Entre les contes et la vraie vie, la frontière est mince. Et les deux sont macabres !

Les enquêtes sont efficaces mais les intrigues parfois trop faciles, du moins en ce qui concerne le début de la série. En revanche, j’aime beaucoup le côté fantastique !

Les créatures sont originales et plutôt bien faites ! L’esthétique est agréable et les acteurs assez convaincants ! C’est le jeu du « qui est humain ? qui est un Wesen? » qui est passionnant !

Certains personnages m’ont agréablement surprise par leur ambiguïté comme le supérieur de Nick, Sean Renard, qui cache bien son jeu derrière son costume impeccable ! 

Les femmes aussi sont intéressantes ! À commencer par Juliette, la petite amie de Nick au début de la série. Au début, je la trouvais assez fade mais son évolution m’a beaucoup surprise ! Il y a aussi la belle Adalind. Enfin belle..quand elle ne se transforme pas en Hexenbies (une sorcière au visage dévoré). Sa relation avec Nick est plus tortueuse que je ne l’aurais cru. Mais je n’ai pas trop accroché à leur couple !

Non, mon coup de coeur est Rosalee, une Fauchsbau (femme-renard), qui deviendra la petite amie de Monroe. Loyale et mignonne, c’est une bouffée d’air frais au milieu de tous ces monstres ! D’autant qu’elle sera d’une aide précieuse pour Nick et Hank !

Les contes sont revisités avec originalité. Le nom des créatures semblent sortir d’un vieux « Grimm-oire » ( je revendique mon humour de merde). En effet, comme il est question des contes de Grimm, tous les noms sont de consonances allemande ! Je trouve ça original !

Et le tout se déroule dans la ville de Portland, aux États Unis, ce qui change des villes bétonnées comme New York ou Londres ! Il ya des forêts, des maisons isolées..

Une bonne série pour l’automne et Halloween !

Défi Western 4:La vengeance des mères (Jim Fergus)

Je continue ma découverte de Jim Fergus avec le deuxième volet de Milles Femmes Blanches ! Attention, risque de spoliers du premier livre dans cet article !

Résumé:

« 1875. En dépit de tous les traités, la tribu du chef Cheyenne Little Wolf, qui avait échangé milles chevaux contre molles femmes blanches pour les marier à des guerriers ne tarde pas à être exterminée par l’armée américaine. Quelques femmes blanches seulement  échappent à ce massacre. Parmi elles deux soeurs, Margaret et Susan Kelly. Prêtes à tout pour venger la mort de leurs enfants, elles décident de prendre le parti du peuple indien et vont se lancer à corps perdu dans une lutte désespérée pour leur survie… »

Mon avis:

C’est avec plaisir que je retrouve les personnages forts de cette épopée !

Elles sont loin les jeunes femmes apeurées du premier bouquin ! Arrachées à leur foyers, leurs enfants tués sous leurs yeux, il n’y plus que rage et douleur chez ces femmes ! Trahies deux fois par les Blancs supposés « civilisés », elles sont devenues de véritables guerrières !

Ce deuxième volet raconte leur histoire sous forme de carnets, journal intime plein de rêves, d’illusions et surtout, comme l’indique le titre, de vengeance.

Ces femmes étaient des parias dans leur pays d’origine: orphelines, femmes battues, lesbienne et même une « folle », (comprenez « une femme qui n’aime pas son mari »). En pleine guerre, elles parcourent les plaines avec le reste de leur famille indienne et croisent la route de nombreux Blancs.

Certains sont bons, comme ce jeune curé venu « donner la foi aux sauvages » qui se retrouve au coeur d’un massacre qu’il ne comprend pas. Son regard, presque enfantin devant l’horreur m’a beaucoup touchée.

Et d’autres absolument terrifiants comme ce mercenaire, éclaireur de l’armée qui chasse les indiens comme du bétail et prend un plaisir pervers à torturer femmes et enfants. 

Plus que la guerre, le racisme et la cruauté des hommes, il y a un beau parcours initiatique chez ces femmes: que ce soit pour retrouver une amie, venger la mort d’un enfant, ou retrouver la foi, que ce soit en un dieu ou simplement l’amour. Et que dire des enfants métis rescapés de ce qui devait être « un pont entre deux cultures »?

J’ai été frappée par la beauté sauvage du cadre, le tourment de ces femmes et du peuple indien opprimé. Mais aussi, par les motivations propres à chacun dans cette guerre: la survie, la vengeance, le deuil. Mais aussi… l’illusion de croire qu’il existe une « race supérieure ». Je dois dire que c’est ça qui m’a le plus révoltée, dans cette histoire ! Et le pire, c’est qu’il existe encore des personnes qui pensent de cette façon à notre époque !

Je n’oublierai pas de sitôt les jumelles Kelly, May Dodd , Lady Ann et sa servante. Beaucoup plus dense que Mille Femmes blanches, La vengeance des mères nous montre notre incroyable force d’adaptation face au pire. Et à quel point cette rage face aux malheur peut autant détruire que porter une personne.

J’ai découvert qu’il y avait un troisième volet qui cloture cette sublime saga: Les Amazones ! Autant vous dire qu’il est déjà dans ma Wish list !

Un livre envoûtant, fort et dur, qui fait réfléchir à notre propre « sauvagerie » !

« Les Chroniques de Spiderwick » de Mark Walters (2006)

Hello à tous ! On démarre le mois d’octobre avec un joli film fantastique comme je les aimes ! C’est l’adaptation ciné d’une série de livres écrits par Holly Black et Tony DiTerlizzi.

Résumé:

« Ayant divorcé du père de ses enfants et se retrouvant à la rue, Helen Grace revient dans la maison de son enfance, la maison de sa tante Lucinda Spiderwick. Les jumeaux Jared et Simon ainsi que leur sœur Mallory, découvrent leur nouvel environnement avec effarement. Jared, le plus déluré des trois enfants, fait une découverte qui va bouleverser sa vie et celle de sa famille… »

 

Mon avis:

Une bien jolie découverte, ce petit film ! Je n’ai pas lu la série de livres mais qu’importe !

Après son divorce, Helen Grace a dû quitter New York avec ses jumeaux, Jared et Simon, et sa fille, Mallory, pour trouver refuge dans l’ancienne résidence de son grand-oncle, l’éminent naturaliste Arthur Spiderwick. La famille est clairement ébranlée, particulièrement Jared, qui refuse de croire que son père a refait sa vie ailleurs. 

Une nouvelle vie commence pour les Grace dans cette bâtisse isolée, un rien sinistre, où les trois enfants ne tardent pas à faire d’étranges rencontres. Après avoir mis à jour la cachette d’un espiègle farfadet, Jared découvre au grenier un mystérieux ouvrage, rédigé par son aïeul et orné d’illustrations d’animaux fantastiques de toutes espèces : Le Guide Arthur Spiderwick du monde merveilleux qui vous entoure.

Comme dans Gravity Falls et l’Histoire sans fin, tout commence par un livre. Le merveilleux  s’insinue joliment dans le monde réel. Visuellement, c’est un vrai sans fautes. Ogres, farfadets, griffons, fées-fleurs… Sans parler de la mystérieuse maison, une sorte de manoir délabré, que j’ai trouvé très belle ! Le tout, dans un beau cadre automnal !

Mais au delà des créatures, c’est l’aspect familial qui m’a touchée dans ce film.
Arthur Spiderwick est un naturaliste passionné qui a découvert avec étonnement et fascination le monde féérique. Il en a fait un livre, où il répertorie chaque créature. Mais sa disparition brutale a laissé bien des questions. Et une fille, Lucinda, qui a été internée.

Parallèlement, les jumeaux Jared et Simon sont en plein conflit. La grande soeur, Malory fait de l’escrime et tente vaille que vaille à soutenir leur mère, très éprouvée par le divorce. Elle ne comprend pas l’attitude de Jared, qu’elle trouve immature. Simon est le plus calme. Le plus amer aussi. Au départ, il refuse de croire son frère avec ses histoires de farfadets. Mais il sera bien obligé de le croire vu la suite des événements !

Alors oui, le film n’annonce rien de nouveau. Cependant, j’ai été touchée par les jumeaux Grace, un beau double-rôle pour Freddie Highmore ! Le jeune acteur crève l’écran ! La solidarité des frères (et de la soeur) est émouvante. La mère aussi, (Marie Louise Parker)  qui devra ouvrir les yeux sur le mal-être de son fils. J’ai beaucoup aimé l’actrice, qui n’en a pas fait des tonnes et qui a su montrer le désarroi d’une mère sans tomber dans le larmoyant ! Rien que ça, c’est un plus ! L’histoire est simple mais bien tournée. Les effets spéciaux bien faits, et la fin pas (trop) guimauve !

Un film pour ado cool et divertissant, très agréable pour démarrer l’automne !

 

Coup de coeur: Yayao Ma Van As

J’ai découvert cette artiste sur Pinterest. Yayao Ma Van As est une illustratrice/peintre asiatique qui vit à Los Angeles. Elle a notamment travaillé pour Warner Bros et Disney Productions. Et ce n’est pas étonnant quand on voit la beauté de ses dessins !

Ce que j’aime particulièrement chez elle, c’est qu’elle met en avant des tranches de vie. Vous savez, ces petits moments tout simples (seul, en couple ou avec un animal), mais qui ont au final tellement de valeur ! Voici mes illustrations préférées !



Site officiel: https://www.yaoyaomavanas.com

Note: contrairement à d’autres artistes, Yayao n’a pas de compte Twitter. Si vous en trouvez un, c’est un fake ! Elle le dit elle-même sur son Instagram !

Le prisonnier du ciel (Carlos Ruiz Zafon)

Hello à tous ! Pour cette rentrée, je démarre fort avec un livre qui m’attendait depuis …trop longtemps ! Aimant les ambiances sombres et fantastiques, Carlos Ruiz Zafon est parfait pour cette période !

Résumé:

« Au mois de décembre 1957, un inconnu se rend dans la librairie des Sempere pour acheter un exemplaire du Comte de Monte Cristo et l’offrir ensuite à Fermin Romero de Torres, accompagné d’une lettre plutôt menaçante. Fermin est alors contraint de révéler le lourd secret qu’il a toujours caché. Il raconte ainsi à Daniel Sempere son histoire et les terribles moments qu’il a vécu dans la prison de Montjuïc en 1939 en compagnie du mystérieux David Martin, auteur de La Ville des Maudits.

Dix-huit années se sont écoulées, les ombres de son passé refont surface pour Fermin, quelqu’un crie vengeance. Le Cimetière des livres oubliés n’a pas fini de livrer tous ses secrets … »

Mon avis:

Alors déjà, un livre qui rend hommage aux livres…ça ne pouvait que me plaire !

La librairie Sempere & Fils est assez particulière. Elle ne contient que des raretés. Des oeuvres méconnues. Daniel Sempere s‘occupe de la boutique avec bonheur et tout son amour pour les livres. 

Mais un soir de Noël 1952, l’un de ses clients et ami Fermin, reçoit un « cadeau » des plus étrange: une « dédicace » qui l’a terrifié au point qu’il en soit méconnaissable ! 

Ne reconnaissant plus son ami, Daniel décide de lui faire cracher le morceau.

Ainsi débute l’histoire terrible de Firmin, dans la prison de Montjuïc en 1939.

En plein Franquisme, le jeune homme vit dans des conditions innommables: frappé torturé, le jeune Firmin endure autant les coups que les insultes. Il se noue des liens plus ou moins amicaux avec les autres prisonniers. L’un d’eux l’intrigue particulièrement: David Martin, un écrivain lunatique et perturbé, qui est particulièrement malmené par ses geôliers.

Mais plus que ses tortionnaires, c’est le « directeur » de la prison qui m’a fait froid dans le dos; Mauricio Vals est un bourgeois cultivé, arrogant, sans scrupule. Pour lui, les gens du peuple sont des sous-merdes qu’il prend plaisir à  manipuler, que ce soit chez les prisonniers ou leur famille. Il ne « garde » que ceux dont il peut tirer profit. David Martin est de ceux-là. Et Firmin est son pion.

Je n’en dirai pas plus concernant l’intrigue. Ce que j’en conclue par contre, c’est que ce livre m’a beaucoup surprise ! Entre torture de guerre, cupidité, mais aussi secrets de famille, ce livre baigne moins dans le fantastique que les précédents. On est plus dans le mystère, les non-dits, la solidarité inattendue et des amours contrariés. L’écriture est toujours aussi prenante et l’ambiance est presque gothique par moment.

Enfin, les livres ont une place spéciale qui m’a touchée. L’auteur parvient même à placer des clin d’oeil à ses autres romans L’Ombre du vent et Le Jeu de l’ange, qui complètent cette série !

L’action et le suspense sont dosés juste ce qu’il faut ! J’ai dévoré ce livre ! La première partie du roman est sur la vie de Daniel, dans une Barcelone qui se relève à peine de la guerre. La deuxième parle du combat de Firmin et de ses compagnons d’infortune et la fin… m’a beaucoup frustrée !

Il faut que je lise le Labyrinthe des Esprits ! C’est juste obligé !

En tout cas, je suis toujours aussi fan de Zafon et son univers ! Et je ne peux que le conseiller aux fans de mystères, de livres et d’ambiance brumeuse… 

Un livre parfait pour l’automne !