Le Garçon et la Bête

Après Les Enfants Loups et Origine, je continue ma découverte de Mamoru Hosoda. Mon choix s’est porté sur Le Garçon et la Bête !

Résumé

« Shibuya, le monde des humains, et Jutengai, le monde des Bêtes… C’est l’histoire d’un garçon solitaire et d’une Bête seule, qui vivent chacun dans deux mondes séparés. Un jour, le garçon se perd dans le monde des Bêtes où il devient le disciple de la Bête Kumatetsu qui lui donne le nom de Kyuta. Cette rencontre fortuite est le début d’une aventure qui dépasse l’imaginaire… »

 

Mon avis:

Comme tous les animés, l’histoire est bien plus complexe qu’elle en a l’air !

Dans le royaume des bêtes appelé Jūtengai, le seigneur fait savoir qu’il a décidé de prendre sa retraite prochainement pour se réincarner en divinité. Deux prétendants à sa succession s’opposent : Iôzen, très populaire, accompagné de nombreux disciples et père de deux enfants, et Kumatetsu, très puissant, mais solitaire et paresseux. Le seigneur des bêtes alors demande à ce dernier de former un disciple avant de pouvoir aspirer à devenir son successeur.

Parallèlement,chez les Humains, Ren, neuf ans, vient de perdre sa mère, avec laquelle il vivait depuis le divorce de ses parents. N’ayant pas de nouvelles de son père, et refusant l’accueil de ses tuteurs légaux, il s’enfuit dans les rues du quartier de Shibuya, où il hurle sa haine de l’humanité.

Lors d’une course-poursuite avec des policier, il se retrouve projeté dans le Royaume des Bêtes et fait la connaissance de l’imposant Kumatetsu dont il devient le disciple. Ne sachant comment retourner dans le monde des hommes, Ren assiste à une confrontation entre Iôzen et Kumatetsu et est impressionné par la détermination de ce dernier, malgré l’absence de soutien des badauds. Une relation amicale mais des plus houleuse va se nouer entre l’humain colérique et la bête grincheuse.

Le jeune garçon, renommé Kyûta par son maître devra aussi se battre pour se faire une place dans ce monde étrange. Il aura particulièrement du mal avec Ichirôhiko, le fils de Jôzen, qui a des dons de télékinésie. C’est le personnage qui m’a le plus intrigué, de par son mépris, un peu à la Malfoy, pour Ren. 

Les années passent et Ren devient un jeune homme dynamique qui bientôt se retrouve écartelé entre le monde humain et animal, et devra faire ses choix.

Une histoire passionnante sur l’abandon, la famille, l’amitié et l’honneur, mais aussi le Vide Affectif qui nous envahit, peut nous détruire ou nous transformer en « monstre ». C’est l’aspect de l’histoire qui m’a le plus touchée ! Chacun combat ses propres démons intérieurs !

On reconnait bien la patte du réalisateur, tant dans le graphisme des dessins que dans l’opposition Homme « animal » et Animaux aux sentiments « humains », aussi présent chez Les Enfants Loups.  Il y a aussi une histoire d’amour, mais plus en retrait. Ce n’est pas le sujet principal.

L’évolution des personnages est vraiment intéressante et fouillée. Il y a aussi la réincarnation, très présente, qui a une place toute particulière dans l’histoire !

Un animé drôle et profond qui propose une belle quête personnelle et des personnages très attachants, même chez les plus sombres ! J’ai beaucoup aimé !

Le Cas Jack Spark Saison 4: Printemps humain

YEAH !!! J’ai enfin fini !!! Le cas Jack Spark s’achève en apothéose !

Résumé:

« Tous les contes de fées ont une fin …Voilà un siècle que le Président-Mentor Jack Spark règne sur Concordiapolis, mégalopole utopique où les hommes coexistent avec les créatures fantastiques. Mais aujourd’hui, cet équilibre fragile est sur le point de se briser. D’un côté, 1% de privilégiés : les Fés immortels. De l’autre côté, 99% d’exploités : les humains surendettés. Insurgez-vous et rejoignez les rangs du Printemps humain ! »

Mon avis:

Génial !!! Moi qui avait peur d’être déçue par ce dernier tome sous prétexte qu’il se déroule bien après l’époque de Jack, je me suis inquiété en pure perte ! Ce livre est une excellente conclusion !

Car Jack Spark est devenu une vraie légende vivante. Après la Troisième guerre mondiale provoquée par l’Hiver Nucléaire, il a mis en place un projet fou: Concordiapolis, une ville-monde où cohabitent Humains et Fés en harmonie. 

Tout un gouvernement est mis en place et l’argent est remplacé par…le Flux humain. En effet, les hommes salarié de patrons Fés se font « ponctionner » l’Énergie Vitale tous les mois en guise de taxe ! L’électricité a été bannie, ainsi que le sel, mortel pour les Fés. 

Nous suivons en alternance deux nouveaux personnages:

Caleb, flic désabusé et son fils Tiago, ado rebelle qui ne supporte pas les Fés. Il va se relier aux Insurgés, un groupe de protestants contre le gouvernement actuel. Il   en a marre de voir son père trimer dans son emploi de misère alors que les « Sangsues bleues » comme il les appellent sont riches. Tout deux sont les descendants de Ti-Jean Robespierre, l’un des amis de Jack Spark.

Tout comme dans le premier volet (Été Mutant), il y a de vrais thèmes actuels en filigrane du fantastique: Le surendettement, la pauvreté, l’écart social, les « vampires de pouvoir » qui usent l’énergie vitale d’honnêtes citoyens… Mais aussi: le père de famille dépassé par la crise d’ado de son fils, la mère carriériste qui snobe son ex-mari, et tente (vainement) de ressembler à son nouveau compagnon en copiant son apparence.

Mais comme Tiago va s’en rendre compte, tous les Fés ne sont pas forcément des prétentieux/vampires qui dédaignent les humains. Tous comme les humains ne sont pas forcément pour la paix.

Il fera la connaissance d’une troublante jeune fille, trop belle et trop imprévisible pour être vraiment humaine: Onyx. Des yeux bleu marine, des cheveux noirs et une rébellion toute particulière contre le gouvernement…

Mais voilà que des meurtres viennent troubler la tranquillité de la ville. Des Fés sont retrouvés assassinés de façon étrange avec des crucifix imbibés de sel, sensé proscrits. Or, cette technique est celles des Exorcistes, qui ont aidé les humains lors de la troisième guerre mondiale. 

J’ai aimé ce nouvel univers, ainsi que la force de tous les personnages ! Le seul bémol est peut-être une certaine rapidité dans son dénouement !

Il y a aussi de belles références aux contes de fées, toutes très symboliques: les légendes arthuriennes, Robin des bois, La Fée Carrabosse… Le tout remixé avec la religion, la guerre et l’importance du combat pour la Justice.

Ce livre  est à la fois un terme et une renaissance. Le Printemps est une belle métaphore d’Espoir et de renouveau.

Une super saga fantastique, que je préfère à Phobos et Animale pour son univers original et les réflexions qu’il implique !

 

En finir avec Eddy Bellegueule

Attention ! Livre Coup de Poing ! J’avais d’abord entendu parler de ce livre par Persephone, puis, sur l’instagram de Diglee. Comme c’est un livre assez court, j’ai tenté ma chance: Grosse Claque !

Résumé:

« Je suis parti en courant, tout à coup. Juste le temps d’entendre ma mère dire Qu’est-ce qui fait le débile là ? Je ne voulais pas rester à leur côté, je refusais de partager ce moment avec eux. J’étais déjà loin, je n’appartenais plus à leur monde désormais, la lettre le disait. Je suis allé dans les champs et j’ai marché une bonne partie de la nuit, la fraîcheur du Nord, les chemins de terre, l’odeur de colza, très forte à ce moment de l’année. Toute la nuit fut consacrée à l’élaboration de ma nouvelle vie loin d’ici. »En vérité, l’insurrection contre mes parents, contre la pauvreté, contre ma classe sociale, son racisme, sa violence, ses habitudes, n’a été que seconde. Car avant de m’insurger contre le monde de mon enfance, c’est le monde de mon enfance qui s’est insurgé contre moi. Très vite j’ai été pour ma famille et les autres une source de honte, et même de dégoût. Je n’ai pas eu d’autre choix que de prendre la fuite. Ce livre est une tentative pour comprendre. »

Mon avis:

LE livre à faire lire à toute les personnes qui minimisent encore l’homophobie.

Avant d’être Edouard Louis, notre auteur s’appelait Eddy. Eddy Bellegueule. Et il morfle ! Que ce soit au lycée, où il est le souffre-douleur de deux caïds qui le rouent d’injures et de coups. Ou chez lui, avec un père alcoolique qui ne comprend pas que son fils ne soit pas « un dur ». Comprenez: un jeune homme viril qui drague les filles et se bagarre avec les mecs. Rien que cette vision de la masculinité me fait horreur. 

C’est bien simple: j’ai eu la gorge serrée et une violente colère envers l’entourage d’Eddy durant toute la lecture. Ce livre montre l’intolérance dans toute son horreur et sa stupidité. Et ça ne se passe non pas à Paris ou sa banlieue, mais dans un petit village de Nord de la France. On en parle moins, mais c’est un fait. L’homophobie et le rejet d’hommes efféminés, font tout autant de ravages en milieu rural ! La violence est palpable: autant dans les mots que dans les actes. Eddy n’a pas choisi d’être mince, pas plus que d’avoir des « manières de tapette ». 

J’ai aussi, dans une certaine mesure, pensé à Annabel à cause de cette manie des parents qui veulent façonner leur enfant selon leur vision, leur désirs, leurs rêves. Ça me dépasse ce genre de comportement !

En tout cas, ce livre ne m’a pas laissée indemne et m’a hantée durant plusieurs jours !

Goodbye Berlin !

Aujourd’hui, une lecture estivale qui sent bon les vacances et l’amitié !

Résumé:

« Mailk, quatorze ans, est l’enfant unique et négligé d’un foyer bourgeois déliquescent. L’été s’annonce mal : sa mère rentre pour une énième cure de désintoxication, et son père part en voyage d’affaires. Tschick, immigré russe fraîchement débarqué dans l’école, incontestablement surdoué, mais légèrement alcoolique, le fascine et le rebute en même temps. Tschick a un plan pour les vacances : rejoindre son grand-père en Valachie (Roumanie), au volant d’une vieille Lada volée. Contre toute attente, Mailk le suit. Commence alors une drôle d’épopée qui emmène les deux jeunes gens dans un no man’s land enchanteur au sud de Berlin. Sans carte, ils se laissent glisser au gré du courant autoroutier et du soleil censé leur indiquer le sud, vivant des rencontres toutes plus cocasses les unes que les autres, au gré d’un périple totalement enchanteur et délirant. »

Mon avis:

Un livre drôle et rafraîchissant comme une citronnade ! Goodbye Berlin, c’est d’abord une amitié inattendue:

Il y a d’abord Mailk Klingenberg, un ado blasé, transparent à l’école et négligé par ses parents. Il faut dire qu’entre une mère alcoolique et un père aux abonnés absents (sauf quand il faut le critiquer), il a de quoi déprimer. Et Andrej Tschichatschow, surnommé Tschick, qui est la curiosité du collège avec ses origines russes et les rumeurs mafieuses qui l’entourent. Leur amitié n’était pas couru d’avance et c’est ce qui en fait toute l’authenticité, je trouve !

Mailk et Tschick, n’appartiennent pas au même milieu, mais ont deux points communs : ils ne sont pas invités à la fête que donne la belle Tatiana, dont Maik est amoureux, et ils sont livrés à eux-mêmes pour ces longues vacances qui commencent. C’est à partir de là que l’Aventure va commencer ! 

Alors que Mailk savoure son premier jour de « vacance en solo », Tschick débarque chez lui à bord d’une vieille Lada « empruntée », en lui proposant de tailler la route avec lui. Direction la Valachie, où vit son grand-père.  D’abord franchement réticent, Mailk finit par accepter. Voilà donc nos deux compères en vadrouille, sans carte, sans portables dans un voyage plein de péripéties et de rencontres insolites : une famille disparate, un vieux pervers, les flics,  Isa, une jeune fille qui vit dans une décharge…

Un texte vitaminé, qui m’a beaucoup rappelé « La ballade d’Hester Day », l’humour en plus ! J’ai aimé ce duo d’amis improbable qui va vivre un été cocasse et déjanté. Mais surtout, j’ai adoré l’indéfectible optimisme qui se dégage de cette histoire. 

Une lecture fraîche et pétillante, parfaite pour l’été !

Le Passeur (Lois Lowry)

Bien avant la grande vague « dystopie jeunesse » à la Uglies, Hunger Games et autre Divergent, il y avait eu ce livre dont l’entrée s’est fait beaucoup plus discrète dans la littérature: Le Passeur de Lois Lowry dont la première publication date… de 1994 !

Résumé:

« Dans le monde où vit Jonas, la guerre, la pauvreté, le chômage, le divorce n’existent pas. Les inégalités n’existent pas. la désobéissance et la révolte n’existent pas. L’harmonie règne dans les cellules familiales constituées avec soin par le comité des sages. Les personnes trop âgées, ainsi que les nouveaux-nés inaptes sont « élargis », personne ne sait exactement ce que cela veut dire. Dans la communauté, une seule personne détient véritablement le savoir : c’est le dépositaire de la mémoire. Lui seul sait comment était le monde, des générations plus tôt, quand il y avait encore des animaux, quand l’oeil humain pouvait encore voir les couleurs, quand les gens tombaient amoureux. Dans quelques jours, Jonas aura douze ans. Au cours d’une grande cérémonie, il se verra attribuer, comme tous les enfants de son âge, sa future fonction dans la communauté. Jonas ne sait pas encore qu’il est unique. Un destin extraordinaire l’attend. Un destin qui peut le détruire. »

Mon avis:

Wouah ! Si je m’attendais à ça ! Une des meilleures anticipations qu’il m’ait été donnée de lire depuis La voix du Couteau ! On est même proche d’une dystopie « à l’ancienne », avec une réelle réflexion sur notre libre arbitre, nos choix et leurs conséquences.

Le monde où vit Jonas est très différent du nôtre. Sa Communauté vit selon des règles strictes : un couvre feu est établi, pas de contact avec un membre extérieur de la «cellule familiale», tous les matins ils doivent se faire injecter un produit qui, selon la communauté des sages, les garde en bonne santé. Les êtres humains de ce peuple ne ressentent pas d’émotions, n’ont pas de sentiments et ne voient pas les couleurs, ils n’ont aucun souvenir de l’ancien monde et n’ont pas connaissance du mal. Tous sauf le dépositaire de la mémoire : « le Passeur ».

L’année de ses douze ans, Jonas se voit attribuer, comme tous les enfants de son âge, sa fonction dans la communauté : il sera le nouveau gardien de la mémoire. Le jeune garçon sera confronté à différentes situations au cours de son « voyage » dans le temps.

Jonas, au fur et à mesure de sa « formation », change, apprend les émotions, bonnes et mauvaises. Il se rend compte aussi de la prison dans laquelle il vit. Par l’intermédiaire des souvenirs, il prend peu à peu conscience qu’il n’a jamais vraiment « vécu ». Mais aussi de l’absence d’émotion de sa propre famille, qui vit sans se poser de question, de façon mécanique. Il n’y a ni Passé, ni Surprises, ni Choix à faire, car la Communauté choisit le Destin de chacun…  dès l’âge de 12 ans ! 

Autre fait troublant: quand les membres sont trop vieux, ne grandissent pas assez vite, ou ne sont tout simplement pas dans la norme, ils sont « élargis ». On ne les revoit plus jamais.

J’ai été touchée par la relation entre Jonas et le Passeur. Plus qu’un Mentor, c’est son premier Ami Adulte et j’ai aimé la façon dont ils discutent sans détours ni politesse. Le vieil homme lui ouvre les yeux sur le Passé et sur la richesse des Émotions. Mais garder la Mémoire Collective de l’Humanité n’est pas de tout repos ! Cela peut rendre amer…ou fou.

La plus grande épreuve sera de découvrir le « vrai visage » de son père, nourricier (qui dans ce monde, veut dire qu’il s’occupe des nourrissons ). Je n’en dirai pas plus, si ce n’est que cet événement marquera de façon définitive le jeune adolescent ! 

La Communauté m’a donné le même malaise que le pensionnat d‘Hailsham dans « Auprès de moi toujours« . Tout est codifié, prévu à l’avance et tout est réglementé comme dans une secte. Les couleurs et les sentiments n’existent pas. Et personne ne se plaint, car, à part le Passeur et Jonas, personne n’a de souvenirs… J’ai aussi beaucoup pensé à Fahrenheit 451 de Ray Bradbury car il n’y a pratiquement pas de livres, sauf chez le Passeur ! Une autre façon de se détourner du passé…

Autre particularité, il n’y a pas d’histoire d’amour, contrairement à l’adaptation ciné ! 

Un livre bien plus complexe qu’il ne parait, qui mérite vraiment d’être reconnu au même titre que les classiques de la science fiction. En tout cas, je le relirai, c’est sûr ! 

 

3000 façons de dire je t’aime (Marie-Aude Murail)

Et voici un livre que je voulais lire depuis très longtemps ! Et j’ai adoré !!!

Résumé:

« Chloé, Bastien et Neville ont eu en cinquième une professeure de français qui n’aimait que les livres qui finissent mal. Un soir, elle les a emmenés pour la première fois au théâtre voir une représentation de Dom Juan de Molière. Cette soirée a changé leur vie. C’est décidé, ils seront comédiens !
Six ans plus tard, leur désir de monter sur scène est intact et ils se retrouvent au conservatoire d’art dramatique de leur ville. Le professeur le plus réputé, Monsieur Jeanson, les prend tous les trois dans son cours.
Chloé va devoir concilier les cours de théâtre avec le rythme intensif de la classe préparatoire qu’elle vient d’intégrer. Bastien, prêt à tout pour faire rire, pense qu’il suffit de regarder une vidéo de Louis de Funès pour apprendre la tirade dHarpagon. Le beau et ténébreux Neville a peur de se donner les moyens de son ambition, d’être un autre pour savoir enfin qui il est. Comment le théâtre va-t-il lier pour toujours la jolie jeune première, le valet de comédie et le héros romantique que Jeanson a su voir en eux ? »

Mon avis:

Ah… ce livre ❤ ❤ ❤ !!!! Ayant moi-même pris des cours de théâtre à l’adolescence, je ne pouvait que m’attacher à nos héros ! J’ai retrouvé avec émotion cette période particulière de ma vie.

Je me suis beaucoup retrouvée chez Neville, l’amoureux de poésie ! J’ai aimé sa fougue, la façon dont il s’imprègne de chaque rôle. Un vrai tragédien ! Il y a aussi Bastien, le fanfaron, qui veut redonner le sourire à ses parents par la comédie. Mais il a beaucoup de mal à apprendre ses textes et à supporter toute forme de pression. Il est assez maladroit et s’énerve facilement.

Enfin, Chloé, qui trime comme une guerrière entre ses études et le théâtre. Ses parents oscillent entre admiration et inquiétude. Elle a en effet un emploi du temps de dingue !

Tous les trois vont s’aimer, s’épauler, se secouer, se disputer pour finalement se lier étroitement grâce à l’amour des mots. Et ce que j’ai vraiment trouver original, c’est qu’il n’y a pas de « triangle amoureux » comme souvent. Là c’est plutôt un « amour à trois » ! Chloé aime Neville pour sa beauté mélancolique et son lyrisme dans les héros qu’il incarne. Et elle aime Bastien pour son caractère, son humour et sa façon de tout prendre à la légère. Et il n’y a aucune rivalité ou jalousie entre Bastien et Neville. Du moins, pas concernant Chloé. Ce qui est rare dans une histoire !

J’ai moins accroché à leur mentor, Monsieur Jeanson. Tour à tour implacable, attentionné, sarcastique, puis encourageant, je n’ai jamais trop su sur quel pied danser avec lui.

Enfin, j’ai adoré toutes les références théâtrales: de Molière à Marivaux, de Shakespeare à Ionesco ou Alfred de Musset… Je suis particulièrement intriguée par « Lorenzaccio », de ce dernier !

Un très beau livre pour tous les amateurs de théâtre !!!

Le cauchemar Edgar Poe (Polly Shulman)

C’est toujours avec grand plaisir que je retrouve l’univers de Polly Shulman, avec ce troisième tome ! Cette série est devenue mon péché mignon !

Résumé:

« Susannah, dite Sukie la Bizarre, vit dans un manoir hanté et est suivie par le fantôme de sa soeur. Elizabeth et Andreas, du Dépôt d’Objets Empruntables de New York, sont très intéressés par la bâtisse, théâtre d’une vieille légende : il y reste peut-être des choses qui auraient leur place dans l’annexe Edgar Poe, contenant des romans d’horreurs ayant conservé leurs pouvoirs. »

Mon avis:

Après les contes et la science-fiction, c’est l’univers très particulier d’Edgar Poe que l’auteur nous fait (re)découvrir !

Au lycée, Susannah est surnommée « Sukie la Bizarre ». Il faut dire qu’elle vient d’emménager dans le manoir de sa grand-tante réputé hanté… et qu’elle est constamment suivie par le fantôme de sa soeur Kitty, décédée des suites d’une étrange maladie.

Depuis ce drame, ses parents ont perdu leur emploi ; voilà pourquoi ils se sont installés chez une vieille tante au nom de sorcière: Hepzibah !

Le père de Sukie doit vendre des objets au marché aux puces, pour gagner quelques sous. Un jour où elle l’aide, deux jeunes gens lui réclament un vieux balai qui n’est pas à vendre : il s’agit d‘Elizabeth et Andreas, qui travaillent au Dépôt d’Objets Empruntables de la Ville de New York. C’est une « médiathèque » un peu particulière qui n’accueille que des objets ayant un jour marqué l’Histoire ou la littérature.

Or, Elizabeth est très intéressée par le manoir où vit Sukie, car il a été le théâtre d’une ancienne légende. Peut-être y reste-t-il des choses qui auraient leur place dans lannexe Edgar Poe, spécialisée dans les romans fantastiques et d’horreur ?

Ce livre est un régal ! Tout y est pour les amateurs de mystère: un manoir inquiétant, une soeur-fantôme, une mystérieuse maladie familiale, un balai de sorcière et une histoire d’amour ! En plus, j’ai eu le plaisir de retrouver Elizabeth, qui a bien grandi depuis La Malédiction Grimm

En tout cas, j’ai pris grand plaisir à retrouver le Dépôt, toujours aussi mystérieux et envoûtant ! Sans parler de la superbe couverture du livre ! De plus, les tomes peuvent se lire indépendamment sans problème !

Si cette série vous intéresse et que vous aimez ce genre, vous pouvez très bien commencer par celui-là !