Artiste du jour : Alfons Mucha

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à un artiste que j’admire depuis des années ! Un peut d’Art et de Beauté dans ce monde ! Ses affiches sont connues dans le monde entier et j’adore les couleurs chaleureuses qu’il utilise !

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Alfons Maria Mucha, né à Ivančice (ville de Moravie qui faisait alors partie de l‘Empire d’Autriche, aujourd’hui se trouve en République tchèque) le 24 juillet 1860 et mort à Prague le 14 juillet 1939 (à 78 ans), est un affichiste, un illustrateur, un graphiste, un peintre, architecte d’intérieur et décorateur tchèque, fer-de-lance du style Art nouveau.

Il est le deuxième enfant dOndrej Mucha, huissier de justice. Son aptitude au chant lui permet de poursuivre son éducation dans la capitale morave, Brno où il obtient une place dans une chorale de l’église Saint-Pierre.

À l’occasion d’un voyage, il rencontre le dernier représentant de la peinture sacrale baroque, le vieux maître Umlauf, dont les fresques que l’on pouvait voir dans l’église d’Usti et surtout dans l’église Saint-Ignace de Prague ont profondément marqué Mucha.

En 1875, il revient dans sa ville natale où son père lui trouve un emploi de greffier au tribunal mais, trois ans plus tard, Alfons Mucha pose sa candidature pour entrer à l‘Académie des beaux-arts de Prague. Sa demande est rejetée avec la recommandation : « Choisissez une autre profession où vous serez plus utile. »

Après avoir réalisé quelques travaux décoratifs en Moravie (essentiellement des décors de théâtre), il émigre en 1879 à Vienne afin de travailler pour la plus grande entreprise de décors de théâtre de la ville, Kautsky-Brioschi-Burghardt, tout en continuant sa formation artistique au cours de laquelle il fut l’élève de Hans Makart. Il se rend à Mikulov où il gagne sa vie comme portraitiste.

Il y rencontre le comte Khuen Belasi, plus gros propriétaire de la région, qui lui passe une commande pour la décoration de son château à Emmahof. En 1881 le Ringtheater, le meilleur client de son employeur, brûle dans un incendie où 500 personnes trouvent la mort. Mucha, en sa qualité de plus jeune employé, est congédié. Il revient en Moravie et réalise des décorations et des portraits en indépendant. Mucha travaille alors pour Egon Khuen-Belasi, frère du comte Karl, à la décoration du château de Candegg situé dans les Dolomites. En 1885, parrainé et financé par E. Khuen-Belasi, il commence ses études à l’Académie de Munich ; il compte parmi ses professeurs Von Herterich et Lofftzen.

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Mucha se rend ensuite à Paris en 1887 pour continuer ses études au sein de l’Académie Julian et de l’Académie Colarossi, tout en produisant une revue, en réalisant des affiches publicitaires et en illustrant des livres, des catalogues ou des calendriers. « Pour un graphiste habile, il n’était pas trop difficile à s’employer dans un Paris à l’activité commerciale stimulée par une nouvelle Exposition Universelle — celle de 1889 ». En 1888, il quitte l’Académie Julian et devient étudiant à l’Académie Colarossi. L’année suivante, le parrainage du comte prend fin. Il quitte l’Académie Colarossi et cherche du travail comme illustrateur. Les qualités techniques et artistiques de Mucha finissent par être reconnues et il est embauché par la première grande maison d’édition parisienne Armand Colin.

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Il commence à illustrer un magazine de théâtre, dans lequel paraît son premier dessin de Sarah Bernhardt en Cléopâtre. Peu après son arrivée à Paris, conseillé par son camarade de l’Académie Colarossi, Wladyslaw Slewinski, Mucha s’installe de 1890 à 1893 au-dessus d’un petit restaurant (on disait « une crèmerie ») situé rue de la Grande-Chaumière à côté de l’académie. Avec Slewinki, Mucha décore la façade de ce petit restaurant tenu alors par une certaine Charlotte Caron. Cette décoration est aujourd’hui disparue.

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Seul artiste disponible chez son imprimeur quand Sarah Bernhardt le sollicite lepour réaliser l’affiche publicitaire de Gismonda, la pièce qu’elle doit jouer au Théâtre de la Renaissance, Mucha relève le défi et dès le matin du , Paris se couvre de grandes affiches qui ont un si vif succès que des amateurs n’hésitent pas à les découper. Après cette réussite Sarah Bernhardt l’engage pour un contrat de 6 ans. Musha impose alors son style avec des affiches pour le théâtre, notamment Lorenzaccio, La Dame au camélia et Hamlet ou encore Médée.(voir images ci-dessous)

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Le « style Mucha » est né. En 1899, le gouvernement autrichien lui propose de concevoirla décoration intérieure du pavillon de Bosnie-Herzégovie, qui deviendra en 1900 une partie de l’Exposition universelle de Paris.

Et le succès est tel qu’il reçoit la médaille d’argent !

il est également fait chevalier de la Légion d’honneur. L’année suivante, Mucha conçoit la bijouterie Fouquet au 6, de la rue Royale (la boutique fut démontée en 1923 et est aujourd’hui présentée reconstituée au musée Carnavalet).Dès ses débuts à Paris, Mucha photographie ses modèles. Il se constitue ainsi un important catalogue qu’il utilise ensuite pour réaliser ses illustrations. Ce travail sur photo explique la ressemblance de certains de ses dessins bien qu’ils aient été réalisés à plusieurs années d’intervalle. Son catalogue photographique constitue par ailleurs un intéressant témoignage sur les femmes de son époque ! Mucha commence à travailler sur le projet de décoration de la joaillerie Fouquet, un des joyaux de la décoration intérieure de style Art nouveau.

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Puis, après son mariage avec Maruska Chytilova en 1906, il part 3 ans aux États unis où il essaie de gagner sa vie en tant que portraitiste. Mais, s’il est bien accueilli, le pays adhère beaucoup moins à son art. Il se tournera à nouveau vers l’affiche et l’illustration pour reconstituer ses fonds dépensés rapidement pour financer son installation aux États-Unis, mais aussi perdus à « aider » financièrement certains « amis » dans le besoin. Il réalisera aussi la décoration du théâtre germanique de New York (disparu).

C’est sur sa proposition que le Comité des Slaves fut créé à New York.

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Mais plutôt que de retourner à Paris, il choisit de renouer avec son pays d’origine par sa rencontre avec Charles R. Crane, un riche homme d’affaire, qui lui donnera les fonds nécessaires à son ultime grand projet

Sa dernière oeuvre sera se composée de 20 peintures qui célèbrent plus de 1 000 ans d’histoire du peuple slave. son nom: Slave Epic. Terminée au printemps 1928, ces peintures seront cachées des  fascistes.

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Il décore le Théâtre national, la Maison municipale, la cathédrale Saint-Guy, ainsi que d’autres monuments de la ville.

Lorsque la Tchécoslovaquie obtient son indépendance après la Première Guerre mondiale, il conçoit les nouveaux timbres-poste (dont la première émission du Château de Prague), billets de banque et autres documents officiels pour la nouvelle nation.

En 1938, Mucha contracte une pneumonie, sa santé se détériore.

Le 15 mars 1939, les troupes allemandes font leur entrée dans Prague. En tant que personnalité Tchèque, dévoué à sa nation et défenseur de l’identité Slave, il est rapidement arrêté et interrogé par la Gestapo qui s’intéresse également à lui du fait de son appartenance à la franc-maçonnerie. Relâché pour cause de santé fragile, il meurt des suites de sa pneumonie quelque temps après, à Prague, le , à l’âge de 78 ans. Son corps est jeté à la fosse commune. Une plaque commémorative lui est dédiée au cimetière des Grands Hommes de Prague.

Son fils, Jiří Mucha, un auteur qui a beaucoup écrit sur son père, a souvent attiré l’attention sur son travail.

De nos jours Mucha est  toujours une souce d’inspiration ! Il suffit d’aller sur déviantArt pour voir à quel point les fans sont toujours nombreux ! Voici une sélection de mes préférés: Star Wars, Dr Who, Miss Fisher et même.. la dernière licorne !!!

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Un artiste incarnant toute une époque, qui prônait un art libre et sublimait les femmes dans ses portraits !

L’énergie pour guérir

J’ai découvert Sandrine Mulher-Bohard sur sa chaîne youtube lors du second confinement. En pleine introspection, je voulais me concentrer sur des choses positives, loin du climat anxiogène actuel. Ayant aimé certaines de ses vidéos, j’ai voulu en savoir plus sur son parcours et sa vision des choses ! 

Résumé:

Le jour où Sandrine reçoit en cadeau une aquarelle, elle est loin de s’imaginer que son auteur, un grand chaman décédé depuis deux ans, va lui transmettre le don de guérisseuse. Depuis, elle soigne les maladies simples mais surtout, elle aide les personnes en profonde souffrance.

Forte de son expérience, Sandrine Bohard vous explique comment reprendre possession de votre corps, vous libérer de la tyrannie de votre mental, gérer les mauvaises énergies qui fragilisent votre corps ; mais aussi comment capter, fabriquer et ancrer les énergies positives, tout en faisant grandir votre âme.

Mon avis:

Il faut être préparé à lire ce genre de livre. Surtout si, comme moi, vous avez grandi avec une vision « mécanique » de votre être. En tout cas, ce livre m’a fait prendre conscience d’un fait réel: la médecine traditionnelle occidentale a longtemps séparé la psyché du physique, donnant une vision étriquée, donc incomplète de nous-même. 

La toute puissance du mental est telle que la communication corps/cerveau est biaisée, voire carrément niée ! C’est pourquoi la méditation d’ancrage qu’elle propose est particulièrement intéressante ! En effet, en se « rebranchant » sur notre corps, nous sommes plus à même de comprendre ce qu’il nous dit !

C’est particulièrement vrai concernant les troubles alimentaires comme la boulimie ou l’anorexie. Vous avez déjà tenté de discuter avec quelqu’un dans un environnement bruyant? On ne « s’entend » plus, parce que tout est « déformé » à cause du bruit ! Le mental fait exactement la même chose…en continu ! Allant parfois jusqu’à déformer la réalité. Ainsi beaucoup d’anorexiques n’ont pas conscience de leur maigreur. L’ayant vécu moi-même, j’ai appelé ce symptôme « le syndrome du Miroir déformant »

Alors par où commencer? Comment baisser le volume jusqu’à arrêter ce bruit? Pour ça, Sandrine donne de précieux conseils : la pleine conscience de nos 5 sens par exemple ! Manger en ralentissant le rythme, en appréciant la vue, le goût de nos aliments. Écouter notre respiration est aussi un excellent point de départ ! Par des exercices précis, Sandrine aide à changer notre mode de pensée en fonction des réactions de notre corps.

Mais le plus intéressant est sa façon de repenser la maladie, non comme une punition mais un Message ! Il se passe quelque chose qu’il me faut écouter, puis traverser pour ensuite guérir. Voilà pour la partie la plus « facile » du livre.

Là où ça peut devenir plus complexe, c’est pour la partie « énergie », « âme » et des « synchronicités ». Que l’on y croit ou non, une Énergie est bien présente autour de nous, EN nous. Notre comportement influe aussi sur les événements de notre vie attirant bonne (ou mauvaise) énergie. Ça encore, je le comprends et l’intègre, car j’y suis moi-même sensible.

Sandrine nous parle aussi de son histoire et de son parcours de « guérisseuse » mais sans excès ! Le principal atout de ce livre est qu’il n’y va pas par quatre chemins ! Les chapitres sont courts, l’écriture concise, du moins dans les exercices et sa vision des énergies vibratoires. Il y a même des shémas, qui expliquent simplement ce que d’autres spécialistes étalent en termes compliqués ! Ce qui est très agréable !

Cette partie peut être intéressante pour d’autres magnétiseurs et « guérisseurs ». J’ai cependant encore du mal avec ce terme !

Car c’est la partie « spirituelle » qui m’a mis mal à l’aise ! Les Anges Gardiens et autres esprits, ont pas mal remué ma partie cartésienne ! Je laisserai passer un temps avant de relire ces passages ! Car me sentir « dérangée » est au final positif ! Enfin, Sandrine propose aussi toute une liste de livres complémentaires, pour approfondir certains aspects qu’elle aborde. 

Dans l’ensemble, ce fut une lecture inconfortable mais très enrichissante, notamment pour ceux qui veulent sortir de leur schémas mentaux. Toutefois, je ne le mettrai pas entre toutes les mains . Car comme je l’ai dit, il faut s’attendre à être un peu bousculé dans nos certitudes ! 

La dixième Prophétie

Hello à tous ! En attendant la suite de la vengeance des mères qui clot la saga des Mille Femmes blanches, je vous ai chroniqué une autre suite, celle de la prophétie des Andes !

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Résumé:

Avec La dixième prophétie, notre héros se trouve de nouveau entraîné dans une passionnante aventure. Charlène a disparu dans un parc naturel aux États-Unis, où des scientifiques mènent – en toute illégalité – d’inquiétantes expériences. Préoccupé, James décide de partir à sa recherche. Cette poursuite donne lieu à quatre rencontres qui l’aident à pousser encore plus loin sa quête spirituelle.

Mon avis:

Même si ma lecture du premier tome m’a laissée sceptique, je tiens à lire la saga complète ! Et j’ai bien fait de persister ! Car si la forme me déroute toujours autant, j’aime beaucoup les thème principaux de ce deuxième tome: notre évolution spirituelle et l’avenir de la planète ! Rien que ça !

Nous retrouvons James aux États Unis où il recherche son amie Charlène. Leur relation m’intrigue beaucoup ! Il y a une complicité singulière entre eux ! Charlène a un côté un peu tête brûlée qui inquiète et fascine à la fois James ! Et puis, il y a le mystérieux Will ! Je n’arrive toujours pas à le cerner et c’est assez frustrant par moment !

Ce livre nous montre comment notre histoire, non seulement familiale mais de tous nos ancêtres depuis le début des temps nous ont façonnés. Mais l’humanité a de gros problèmes de communication et ça vire en lutte de pouvoir. James, notre héro en a bien conscience. En plein éveil spirituel, il comprend que le changement doit d’abord se faire individuellement.

Mais que faire quand la planète est en danger ? Quand des personnes haut placées rasent des forêts millénaires et restent aveugles sur les conséquences ? Le Manuscrit que James cherche explique comment élever suffisamment notre Énergie (ou taux vibratoire) pour grandir et trouver sa mission de vie. Chose qui terrorise les gouvernement qui se verraient perdre leur toute puissance ! Un thème d’actualité !

L’aspect psycho-ésotérique est toujours aussi passionnant ! Comment sortir de nos anciens schémas? Écouter, communiquer avec l’autre sans le vampiriser?  Non contents de nous attaquer les uns les autres, nous appauvrissons notre environnement sans avoir compris que notre propre planète est vivante ! Il y a un vrai et beau cheminement sur ce sujet !

L’écriture de la partie « roman » du livre est cependant moins redondante que dans le premier tome ! Ouf ! 

J’ai bien aimé le côté « initiation » de l’histoire :l’utilisation de la première personne permet une vraie identification aux thème abordés ! Il est, en fait, surtout question de communication : entre humains mais aussi avec les animaux, les plantes… toute la Terre en fait !

Un livre intriguant, qui donne de l’espoir dans les rapports humains. Encore un tome à lire : Le secret de Shambala !

Défi écriture: Les lunettes roses

Hello à tous ! Aujourd’hui, je vous ai concocté une petite réflexion que j’ai pris grand plaisir à écrire !

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Pendant longtemps, j’ai vu le monde en noir. Comme si je portais des verres fumés.

L’échec, la guerre, les événements tragiques de la vie… Le monde et ses tourments me pétrifiait. Et puis un jour, j’ai perdu mes lunettes et le monde m’est apparu tel quel. Sans fard, sans filtre.

J’ai vu d’autres couleurs, d’autres émois. Je me suis réveillée. J’ai agrandi ma zone de confort pour en faire un jardin florissant. Et j’ai écouté.

Le monde nous parle et enfin, de plus en plus d’oreilles l’écoutent. Il y a encore beaucoup à changer, dénoncer. Mais vous savez quoi ? Au milieu de tout ce bazar, j’ai trouvé un trésor: des lunettes roses!

Ces lunettes ont le pouvoir de changer ma vision ! Désormais,le monde me parait plus beau, coloré, optimiste. J’ai même retrouvé ma petite fille intérieure, qui m’a accueillie à bras ouverts. Nous jouons souvent ensembles maintenant !

Je continue de croire que nous évoluons tous. Le futur est certes incertain, mais je refuse de retirer mes lunettes roses ! Je prends chaque jour comme il vient, avec son lot de joie, de tristesse, de colère ou de frustration. Parfois, ça passe. Parfois, ça met plus de temps. Mais ça finit toujours par s’apaiser.

La vie est faite de petits bonheurs: écouter les oiseaux, chanter, faire une activité artistique, complimenter, encourager quelqu’un, même inconnu. Ne sous-estimez pas le pouvoir des petits gestes !

Osons voir l’avenir avec des lunettes roses. Notre mère bleue en a besoin.

 

« Yes Man » de Pleyton Reed

J’ai envie de films légers en ce moment ! Et avec la morosité ambiante, quoi de mieux que de redécouvrir « Yes Man » de Pleyton Reed ?

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Résumé:

La vie de Carl Allen le déprime : il est divorcé, occupe un poste rébarbatif dans une banque et passe son temps libre à regarder des DVD. Par hasard, il rencontre un ancien camarade qui le convainc de participer à un programme de développement personnel, «Yes Man», dirigé par le gourou Terrence Bundley. Le principe est de dire oui à toute nouvelle situation. Carl se méprend toutefois sur le concept et dit oui à tout. 

Mon avis:

Sous ses airs de comédie un brin simpliste, « Yes Man » tire bien son épingle du jeu ! Il est dans la même veine que The Mask, sans le côté fantastique ! Je m’explique.  Là aussi, nous voyons un homme renfermé qu’un élément déclencheur fait évoluer positivement. Mais le personnage de Carl est bien plus approfondi que Stanley Hipkiss !

Carl Allen est au fond du trou, en pleine dépression. L’ayant été moi-même, je peux vous garantir que ce n’est en rien exagéré ! Moi aussi , je suis passé par le stade du « non » automatique et défensif, au point d’être blessante avec mon entourage et de rejeter toute opportunité.

Et puis, il y a le déclic, qui transforme radicalement Carl par le biais de la technique du « Yes Man ». Quand le « déblocage » psychologique se fait, l’euphorie est telle qu’il élimine le « non » de sa vie quotidienne. En passant d’un extrême à un autre, il découvre que la technique n’est pas infaillible ! 

Les gags sont drôles sans être trop lourds et la romance très bien imbriquée ! Zooey Deschanel illumine le film de sa fraîcheur et sa perspicacité ! J’adore cette fille ! Son couple avec Jim Carrey est délicieusement improbable !

Mais là où Yes Man fait des merveilles, c’est qu’il tourne en dérision cette frénésie du « coaching » !

Le « gourou » du programme Yes man est particulièrement jubilatoire ! En fait, je l’ai même trouvé flippant au début !

Le programme « Yes Man » est une belle satire des conférences de développement personnel ! Alors oui, c’est bien de vouloir être au top des ses performances et de saisir des opportunités. Mais dire « non », c’est aussi une façon de s’affirmer, donc dire « oui » à autre chose ! C’est la vraie subtilité du film !

J’ai donc été agréablement surprise ! C’est l’une des évolutions les plus réalistes…et saine que j’ai pu voir dans une comédie romantique ! Le réalisateur a su miser sur l’émotion derrière les pitreries, les larmes derrière le rire. La spécialité de Jim Carrey ! 

Une comédie drôle, inspirante et pas si légère que ça, finalement !

Mary et la fleur de la sorcière

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à un bel animé que je voulais voir depuis un moment ! En grande fan de magie, de nature et de jolis dessins, je devais absolument voir « Mary et la fleur de la sorcière » de Hiromasa Yonebayashides studios Ponoc

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Résumé:

C’est l’été, Mary vient d’emménager chez sa grand-tante dans le village de Manoir Rouge. Dans la forêt, la fillette  découvre une fleur mystérieuse qui ne fleurit qu’une fois  tous les sept ans. On l’appelle la «Fleur de la sorcière».
Pour une nuit seulement, grâce à cette fleur, Mary possèdera des pouvoirs magiques et sera transportée à Endor, l’école la plus renommée dans le monde de la magie, qui s’élève au-dessus du ciel, au-delà des nuages. C’est là que l’aventure de Mary va commencer !

Mon avis: 

Quelle merveille !!! J’ai retrouvé ce qui m’avait charmé dans Arietty et Souvenirs de Marnie. Une histoire passionnante, une héroïne choupinette comme tout, et beaucoup de rebondissements !

Mary est une petite fille pleine d’énergie, mais très maladroite. Elle a emménagé chez sa grand-tante dans un joli manoir non loin d’une mystérieuse forêt. Elle se fait un camarade, Peter, un voisin aussi souriant et taquin qu’elle est timide et presque ronchon. J’ai juste adoré Mary avec ses couettes, son air buté et l’affection sincère qu’elle voue à sa tante. Elle n’abandonne pas malgré ses maladresses. 

La vie de Mary va prendre une tournure fantastique le jour où elle découvre une jolie fleur bleue étrangement phosphorescente, qui apparemment, ne fleurit que tous les 7 ans…

Si le début du film est lent, la suite devient plus dynamique et enlevée à la seconde où on découvre l’aspect magique de l’histoire: une école dans les nuages, un balai plein de personnalité, un chat blasé, des sorciers qui ne pensent qu’à leur pouvoir (dans les deux sens du terme !) et un secret bien gardé !

L’esthétique est colorée à souhait, et particulièrement réaliste dans tous les plans de nature ! J’avais l’impression de voir une photo, par moment ! L’école de Endor n’est certes pas aussi impressionnante que Poudhlard ou de Witch Academia, mais c’était bien agréable à regarder ! J’ai aussi bien aimé l’évolution de Peter ! C’est un garçon courageux et plutôt mignon ! Mais mon coup de coeur, c’est le chat ! Ses expressions et ses miaulement ont été la touche la plus réaliste du film au final !

Les puristes de Ghibli pourraient le trouver un peu fade dans ses plans. Mais je trouve ce film parfait pour les enfants car le scénario est moins compliqué que je l’imaginais ! Il y a de l’action, de l’humour, mais aussi une morale… que je n’avais pas vue venir, et qui change des Ghibli justement !

Des couleurs, de l’amitié, des chats, une nature verdoyante, une fleur étrange et une jolie musique. Voici tous les ingrédients pour une animation certes maladroite dans certains plans, mais qui remplit très bien son rôle ! Je le préfère à Kiki la petite sorcière !

 

Ghost Busters (2016)

Enfin ! J’avais été intriguée par ce reboot au féminin des célèbres chasseurs de fantômes. Et grand bien m’en a pris ! Cette nouvelle version réalisée par Paul Feig est totalement décoiffante !

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Résumé:

Erin et Abby, passionnées par les théories paranormales, ont écrit dans leur jeunesse un livre dans lequel elles défendent l’existence des fantômes. Des années plus tard, les Ghostbusters voient le jour et doivent se battre contre les fantômes…et les sceptiques de tout poil !

Mon avis:

Une bien belle surprise ! Probablement la meilleure depuis Pixels et la version live de Nicky Larson !

Comme pour Star Trek de JJ abbrams, il s’agit là d’un « reboot » et non d’un suite. Et je dois dire que j’aime beaucoup cette version alternative ! Et pas seulement parce que les héros sont des femmes ! L’histoire est très bien remodernisée 

Erin (Kristen Wiig) est une brillante professeur de physique quantique. Dans sa jeunesse, elle avait coécrit avec sa meilleure amie Abby un livre sur les fantômes. Mais ça n’a pas joué en sa faveur. La jeune femme a du mal à s’imposer. Abby (Melissa McCarthy) est son total opposé. Aussi enthousiaste que brillante, elle n’en a rien à faire de l’opinion des autres et utilise toujours la vente de leur livre pour financer ses travaux scientifiques. Après des retrouvailles un peu abruptes, les deux amies vont devoir réunir leur forces car elles se retrouvent confrontées à la réalité des fantômes.

Avec l’aide de Jillian, (Kate McKinnon) une ingénieuse mécano rock and roll et Patty,(Leslie Jones) une guichetière black au caractère bien trempé, nos deux amies d’enfance renouent avec leur rêve de toujours: prouver l’existence des fantômes.

J’ai adoré retrouver ce qui faisait la saveur de la franchise d’origine: de l’action, de la comédie, des monstres et le corbillard repeint aux sirènes hurlantes.  Les chasseuses ont chacune leur personnalité et j’ai beaucoup aimé la cohésion que prend l’équipe au cours de l’histoire.

Je ne mettrai qu’un seul point négatif.

Le film tenait un thème en or: Le sexisme en milieu scientifique ! Mais ce filon n’est pas du tout exploité, ce qui est au final dommage ! Parce que sinon, c’est un film très fun et agréable à regarder. L’histoire est bien tournée, efficace, tant dans les dialogues savoureux que dans les effets spéciaux. Le fan service n’est pas en reste puisque trois acteurs « originaux » font leur apparition au cours du film ! Mais ce n’est pas la meilleure surprise. 

Non, mon personnage préféré est le secrétaire des Ghostbusters: Kevin Beckham, campé par un Chis Hemworth… absolument hilarant ! Oubliez Thor ! Je préfère Kévin ! Un rôle complètement décalé où l’acteur s’est visiblement beaucoup amusé ! Les événements s’enchaînent bien et la musique est modernisée sans pour autant être massacrée. Après tout, la chanson des Ghostbuster est culte !

Un reboot drôle, divertissant et esthétiquement très réussi. Si vous cherchez un film comique et sans prise de tête, je conseille !

« Riquet à la houppe » d’Amélie Nothomb

Amélie Nothomb m’a toujours fascinée. Comme Bernard Werber, elle a su créer sa propre atmosphère littéraire. J’ai toujours trouvé qu’elle dégageait quelque chose d’énigmatique, presque dérangeant. J’avais d’abord tenté de lire « Le voyage d’hiver »…que je n’ai absolument pas compris. Mais comme ma fascination pour cette autrice est toujours présente, j’ai voulu lire sa version du célèbre conte « Riquet à la Houppe ».

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L’exceptionnelle intelligence de Déodat n’avait d’égale que son extrême laideur. Trémière était incroyablement belle, mais on la disait simple d’esprit. Le destin les fit se rencontrer… 

Mon avis:

On ne compte plus les contes revisités ! Et j’étais vraiment curieuse de lire cette remodernisation du célèbre Riquet à la houppe de Perrault ! Et quelle belle surprise ! Nothomb a gardé le message d’origine : La beauté n’existe qu’à travers le regard de l’être aimé.

En fait, il n’est pas juste question de beauté où de laideur, pas plus que de bêtise ou d’intelligence. Mais de l’impact des « extrêmes » sur la société.

Déodat est un garçon d’une extrême intelligence. Très tôt il prend conscience de sa différence et du poids de son physique atypique. Sur ses parents d’abord. Puis sur « les autres ». Mais plutôt que de maudire le destin, Déodat se détourne de ses camarades et se prend de passion pour les oiseaux. Ce que j’ai adoré, c’est que son intelligence est plus émotionnelle qu’intellectuelle. Il n’y a ni rancoeur, ni arrogance chez lui. Sa passion pour les oiseaux lui sauve la vie en fait ! Car non seulement, ça lui évite de tomber dans le désir de vengeance, mais elle lui ouvre les portes de son avenir. Il découvre une autre forme de Beauté.

Trémière est d’une beauté diaphane et délicate. Mais à l’inverse de Déodat, elle est « lente ». Lente à marcher, à parler, à se faire comprendre. À l’école, c’est l’enfer pour la petite fille. Entre l’incompréhension des professeurs pour un niveau aussi faible et les jalousies des ses camarades pour sa trop grande beauté, elle a préféré se « fermer ». Ce qui n’a pas joué en sa faveur. Comme elle ne dit jamais rien, son entourage l’a qualifiée de « bête ». 

On peut dire que l’éducation n’est pas vraiment à l’honneur dans cette histoire ! La scolarité de nos deux héros m’a rappelé mon propre parcours ! Moi non plus, on ne savait pas dans quelle « case » me mettre. Et entre le mépris de la bêtise de Trémière et du « pourquoi, il ne va pas plus loin dans ses études » pour Déodat, j’ai eu autant de compassion pour l’un que pour l’autre !

Nothomb fait un portrait au vitriol d’une société d’artifice, avide de scandales.  La beauté comme la laideur sont prétexte aux pires inepties des médias. Et au milieu de ça, nos deux tourtereaux, qui n’en ont rien à foutre ! J’ai adoré !

La plume d’Amélie est très singulière. Belle dans sa précision, sa fausse limpidité. Elle assène ça et là des petites vérités bien senties. Elle invite à chercher le caractère, plutôt que l’apparence. Ce qui est la plus grande qualité de nos héros !

Le format du livre est très court, presque une nouvelle ! Je n’ai été rebutée à aucun moment dans ma lecture, qui s’est achevée rapidement !

Une jolie surprise ! Pour le coup, je suis curieuse de sa version de « Barbe- Bleue » quelqu’un l’a lu ? 

Le Grand Mystère des règles

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à une chronique qui m’a été difficile d’écrire tant le sujet est délicat. Mais comme pour le choeur des femmes, il était plus que temps que je le lise !

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Résumé:

Un livre sur les règles ? Mais pourquoi ?
Parce que les règles sont toujours enveloppées d’un voile de répulsion et de rejet.
Parce qu’on ignore encore beaucoup trop de choses au sujet des menstruations, ne serait-ce que d’un point de vue purement biologique.
Parce qu’on ne connaît pas assez les problèmes de santé qui y sont liés et que de nombreuses personnes souffrent parfois en silence, sans savoir que ce n’est pas normal et qu’il existe des solutions.
Parce qu’une majorité d’enfants et d’adolescents, à qui on n’a jamais vraiment expliqué ce qu’il se passait, grandissent dans la peur et le dégoût de leurs corps.
Parce que les publicités et notre environnement social nous incitent quotidiennement à les cacher.
Parce qu’il faut surtout « ne pas en parler ».
Il est grand temps que ce tabou rejoigne le clan des reliques et qu’on arrête de culpabiliser, de complexer et de se cacher à tout prix qu’on possède un utérus ou non.
C’est tout l’objet de ce livre.

Mon avis:

Édifiant ! Je suis vraiment contente d’avoir un livre aussi utile dans ma bibliothèque ! Ce n’est pas juste un énième guide pratique sur le fonctionnement des menstruations. Taous Merakchi, connue sous le pseudonyme de Jack Parker nous offre un nouvel éclairage sur le sujet.

Certes, il y a l’aspect pratique/biologique : un résumé du cycle menstruel, les protections utilisées avec avantages et inconvénients ect… La précision des infos et des risques sont limpides et très bien documentées !

Mais il y a aussi l’aspect psycho-somatique. Comment réellement, les règles agissent sur le corps (crampes, maux de tête, fatigue…) et notre mental.  À travers son témoignage et celui d’autres femmes, l’autrice fait un constat amer: on dit tout et n’importe quoi sur les menstruations… et ça ne date pas d’hier !

C’est une chose de lire les discussions maladroites de jeunes filles qui essaient tant bien que mal de comprendre ce qui leur arrivent. C’en est une autre de lire les réponses qu’elle reçoivent ! Mais, il y a pire.

J’ai été effarée par les interprétations dégradantes des menstruations au cours de l’Histoire, les coutumes de certaines cultures et même dans mon propre pays ! Vous saviez que dans certaines familles, une jeune fille ayant ses premières règles était giflée???! Soit disant pour conjurer le mauvais sort et célébrer l’âge adulte. Su-per !

L’aspect historique de cet ouvrage a été très éprouvant à lire pour moi. J’en ai eu les larmes aux yeux. Il est vrai que j’ai la chance d’être dans un pays où beaucoup de solutions existent contre les douleurs, et autres désagréments. Mais dans d’autres pays moins développés c’est un autre son de cloche !

L’isolation des femmes durant leur règles en Inde et au Tibet m’a particulièrement révoltée et émue. Mais heureusement, les mentalités changent et de plus en plus de femmes…et d’hommes ! commencent enfin à se défaire de leurs aprioris issus de « traditions » qui font plus de mal que de bien. Dans certaines cultures, les premières règles sont même célébrées…. Mais attention, il faut faire des enfants aussi ! Sinon, c’est du gâchis ! Bref, ce livre est une succession de douche écossaise !

Et les témoignages de femmes dans tout ça ? Çe n’est pas évident de voir son corps changer. Les menstruations sont vécues de façon différente en fonction du moment où elles arrivent à la puberté. Certaines jeunes filles sont menstruées dès l’âge de 9 ans. D’autres beaucoup plus tard…ce qui entraînent malheureusement pour certaines un sentiment d’être « anormale ». J’ai connue des copines au collège comme ça. Mais le plus triste, c’est que malgré toutes les infos dont nous disposons aujourd’hui sur le sujet, beaucoup de jeunes filles grandissent encore dans la honte (voire le dégoût) de leur corps. 

Il y a aussi le dégoût des hommes sur le sujet ! Là aussi, on en voit de toute les couleurs ! Mais heureusement, là aussi un changement positif s’opère tout doucement !

Jack Parker nous offre une véritable bible, pleine de bienveillance et d’humour. J’ai appris beaucoup de choses, j’ai ri, j’ai pleuré aussi. Un grand merci pour cet ouvrage d’utilité publique… qui devrait aussi être lu par des hommes !