Défi écriture #2: Neige

Juste un petit texte que j’ai eu envie d’écrire ! J’espère qu’il vous plaira !

Ce n’est pas qu’elle déteste les fêtes.

C’est juste que chaque Noël qui passe perd un peu plus de sa magie. Trop de bruit. De lumière. De gens pressés ou agressifs; et toute cette dégoulinade de nourriture dans les supermarchés ! Dinde, chocolats, marrons chauds, bûches, alcool… Tout ce gâchis finit par lui donner des haut-le-coeur à force. Sans parler des jouets, aussi chers qu’inutiles que certains enfants n’utiliseront même pas !

Alors, pour une fois, elle a décidé de fêter son premier Noël seule, loin de tout.

C’est une confrontation avec un inconnu en pleine rue, qui a fait déborder le vase: membre d’une association humanitaire, il essayait, tant bien que mal, de lui faire donner des sous à une association quelconque. « S’il fallait penser à tous les malheurs du monde, on vivrait pas! » Voilà ce qu’elle a sorti au jeune bénévole, qui, même s’il était d’accord, a fini par partir trouver une âme plus charitable.

Cette phrase a été le Déclic. Après une discussion houleuse, avec son patron d’abord, son mari ensuite, elle a réussi à se libérer pour un temps, loin de la ville, au calme. Blottie dans sa couverture, elle savoure enfin un peu de tranquillité. Plus de téléphone. Plus d’internet. Elle prend enfin le temps de vivre sans avoir à rendre de comptes. 

Son plus grand plaisir est de se promener en forêt. C’est là, au milieu des bois givrés par la nuit, qu’elle retrouve cette Magie d’autrefois.

Le vent qui rougit ses joues. Les branches qui craquent sous ses pas. Et la neige ! Pas la neige boueuse des villes ou l’artificielle dans les magasins. La neige de son enfance. Celle qui chatouille le bout de la langue et qui scintille sous le soleil. Celle qui transforme une forêt ordinaire en Paradis Blanc.

Dans son petit chalet perdu, elle renoue avec une autre idée du bonheur et de Noêl: un peu de Silence. Un peu d’air. De la belle neige dehors et un bon feu dedans. Un bon thé chaud et un livre sur les genoux.

Des plaisirs simples, qui ont plus de valeur à ses yeux qu’un vieil homme en rouge qui pendouille lugubrement aux fenêtres des villes !

Un Noël en solitaire, ça ne veut pas forcément dire un Noël malheureux ! 

Publicités

Hamlet (Wiliam Shakespeare)

Ça faisait bien longtemps que j’hésitais à lire Hamlet. Comme tous les classiques encensés par le public, je suis restée un temps sur la défensive, ayant peur de ne pas l’apprécier autant. Et puis finalement…

Hamlet est la plus longue et l’une des plus célèbres pièces de William Shakespeare.

Le roi du Danemark est mort. Et son spectre, avide de vengeance, hante les brumes du château d’Elseneur. Car si les rumeurs disent qu’il est mort d’un accident, il n’en est rien. C’est son propre frère Claudius, qui l’a empoisonné pour ensuite prendre sa place !

Sa confrontation avec le spectre de son père est à la fois un soulagement et une malédiction. Un soulagement car la mort de son père l’a profondément affligé et il a pu le revoir, même sous une autre forme. Mais lorsqu’il apprend la réalité, la colère le submerge.

L’étrangeté de son comportement plonge alors la cour dans la perplexité. On met cette folie passagère sur le compte de l’amour qu’il porterait à Ophélie, fille de Polonius, chambellan et conseiller du roi.

Mis en cause à mots couverts par Hamlet, Claudius perçoit le danger et décide de se débarrasser de son fantasque neveu.

Pris au piège dans son jeu trouble, Hamlet devient véritablement fou, tandis qu’autour de lui, les drames se multiplient, dont le suicide de la belle Ophélie.

Lyrique, dramatique, Hamlet demeure cependant plus accessible que Macbeth, que ce soit dans les dialogues ou son analyse qui dénonce autant les jalousies familiales que l’amour, la guerre et la trahison.

Une lecture que j’ai aimé et que j’aimerais relire juste pour la justesse des mots !

« La Fille qui ne croyait pas aux Miracles » (Wendy Wunder)

Découvert grâce à Marine, voici un petit roman Young Adult, qui sommeillait depuis un temps dans ma PAL !

Résumé:

« Cameron a 17 ans. Atteinte d’un cancer, elle est persuadée qu’elle va mourir avant ses 18 ans. Déterminée à la sauver, sa mère l’embarque dans un road-trip en direction de Promise, une ville magique réputée pour ses miracles. Résignée, Cameron ne croit pas plus à une possible rémission qu’aux superstitions ridicules de sa mère, mais se laisse tout de même entraîner dans cette aventure. Arrivées à destination, elles sont vite témoins d’événements inhabituels : les pissenlits deviennent pourpres, on aperçoit des flamants roses au large de l’Atlantique et Cameron retrouve une mystérieuse enveloppe contenant une liste de choses à faire avant de mourir…
Aidée par Asher, un garçon non moins mystérieux, Cam exécute peu à peu chaque point de la liste et apprend à croire en elle, en l’amour, et même… aux miracles »

Mon avis:

Oui, je sais: encore une histoire d’ado cancéreuse ! Si j’étais dubitative quant à l’héroïne, j’ai fini par vite me plonger dans cette histoire, qui a tout de même su me surprendre !

Cam se sait condamnée. Comme Tessa dans « Je Veux Vivre », elle oscille entre colère, tristesse, désespoir, qu’elle cache sous des répliques cinglantes. Pour sa famille, c’est très difficile, surtout Alicia, sa mère, qui refuse de baisser les bras.

Aussi, lorsque celle-ci découvre l’existence d’une ville-miracle, du nom de « Promise », elle n’hésite pas à emmener tout le monde :son amoureux japonais,  Cam, sa demi-soeur Perry, et même son canari !

Si la première partie m’a beaucoup (trop?) rappelé le livre de Jenny Downam, j’ai été agréablement surprise par la suite et notamment de cette mystérieuse ville, Promise, présente sur aucune carte, où l’on ne peut se re rendre que d’une manière singulière…

Une ville étrange et « magique » où les miracles semblent quotidiens, où l’on peut voir des flamants roses et des pissenlits violets… Cette aspect presque « féérique »et le voisinage, m’ont un peu rappelé la ville de Storybrooke dans Once Upon A Time ! Il y a le même côté en dehors du temps.

Côté personnage, j’ai adoré cette famille cosmopolite où la culture Polynésienne est très présente ! La mère, Alicia, cache son inquiétude derrière un enthousiasme exagéré. La demi-soeur, Perry, est plus en retrait mais ce voyage à Promise l’amènera à côtoyer de nouveaux amis. De prime abord un peu énervante, elle a su finalement me toucher. Il n’est pas toujours facile d’être « celle qui va bien » !

Quant à Cam, elle fera la connaissance d’un mystérieux jeune homme: Asher. Lui aussi, son histoire familiale est assez compliquée. Cependant, je n’ai pas vraiment accroché à leur romance, agréable, mais trop prévisible. Asher m’a paru trop lisse, trop « Prince Charmant » et manquait de caractère.

Belle surprise cependant pour Lily, la meilleure amie de Cam, elle aussi cancéreuse. C’est la seule, qui m’a paru vraiment intéressante, dans sa façon de comprendre Cam mais aussi de la remettre à sa place dans leurs disputes… J’ai trouvé dommage que leur relation n’ait pas été plus présente ! Les « chagrins d’Amitié », ça existe aussi. Et ça peut faire autant de dégâts qu’un chagrin d’amour…

Il y a enfin, la Maladie et la façon dont on la gère, que ce soit chez les malades mais aussi leurs proches et leur famille. Le lien fusionnel entre Cam et sa mère m’a particulièrement touchée sur ce point !

En conclusion: Une lecture loin d’être parfaite, mais dont le cadre original donne une certaine atmosphère. Je verrais bien une suite, mais sur l’histoire de Promise: cette ville étrange m’a vraiment intriguée !

Ugly Sweater Challenge

Et bien ça y est, l’hiver est installé. C’est la période de la neige, du chocolat chaud, des téléfilms à la guimauve et surtout…des gros pulls kitchs, vintages et MOCHES disons le tout net !

Aussi, pour démarrer ce mois de Décembre, je vous propose un petit palmarès des meilleurs pulls moches chez nos amis masculins (films, séries et téléfilms inclus)

Tout d’abord, une valeur sûre avec Mark Darcy ^_^ ! Ici, dans le 2e volet: L’Âge de Raison !

Neville Longbottom, parce que porter un gilet de grand-père n’empêche pas d’être Bad-ass !

J’ai toujours préféré John Watson à Sherlock Holmes, et je dois dire que ce pull m’a l’air bien douillet ! Il n’est pas assez cité, je trouve !

Nouvellement découvert, l’inspecteur Jack Robinson (Miss Fisher enquête), qui, le temps d’une infiltration, a troqué son costume trois pièce pour un pull jacquard du plus bel effet 😀

Évidemment, comment ne pas citer Carlton Banks, dont le pull ringard est aussi mythique que le déhanché ! 

Notez que l’Oncle Jessie de « La fête à la maison « a aussi eu sa période !

Ainsi que Zac de Sauvé par le Gong ! Désolé pour la mauvaise qualité d’image !

Enfin, quelqu’un pourrait-il me dire de quel épisode est issu cette scène de Star Trek ??!! Non parce que Jim et Spock me font carrément mal aux yeux là !

Et vous, vous aimez les pulls moches durant des fêtes?

Le petit prince (Mark Osborne)

On ne présente plus la célèbre histoire du Petit Prince de Saint-Exupery ! Et après avoir vu cette superbe bande annonce, j’étais vraiment curieuse de découvrir cette version !

Résumé:

« C’est l’histoire d’une histoire.
C’est l’histoire d’une petite fille, intrépide et curieuse, qui vit dans un monde d’adultes.
C’est l’histoire d’un aviateur, excentrique et facétieux, qui n’a jamais vraiment grandi.
C’est l’histoire du Petit Prince qui va les réunir dans une aventure extraordinaire. »

Mon avis:

Wow, quelle merveille !! C’est de loin la plus belle adaptation qu’il m’ait été donné de voir !

Tout commence par une petite fille dont la vie est réglée comme une horloge. En effet, sa mère est une carriériste pure et dure, qui prépare l’avenir de sa progéniture à entrer dans une célèbre école reconnue du monde des adultes : l‘Académie Werth.

Mais l’arrivée inattendue d’une lettre étrange, racontant l’histoire d’un petit prince va tout chambouler. La petite fille fait ainsi la connaissance de son voisin, un vieil aviateur fantasque qui, en lui racontant sa drôle de rencontre, l’ouvre au monde de l’imaginaire, de l’amitié et des étoiles.

Un univers d’une extrême poésie ! Cette histoire d’amitié entre une petite fille et un vieil homme est vraiment touchante et j’ai vraiment craqué sur le graphisme du petit prince et surtout du renard, que j’ai trouvé magnifique !

Le réalisateur rend un bel hommage aux dessins d’origine tout en gardant sa singularité ! Je trouve que cette animation dégage vraiment une lumière et une douceur qui émerveillera petits et grands enfants ! La musique est également magnifique ! 

Aussi beau qu’un Disney ou un Pixar, une belle alternative aux films de Noël  ! 

Le lièvre de Vatanen (Marc Rivière)

Aujourd’hui, un film découvert totalement par hasard en farfouillant à la médiathèque ! Et vraiment, j’ai beaucoup aimé ! 

Résumé:

« Tom Vatanen, photographe vedette d’un grand magazine canadien, s’apprête à recevoir le grand prix du journaliste de l’année. A la demande de Peter, son rédacteur en chef, il accepte de couvrir un dramatique fait divers dans la banlieue de Montréal.
Sur la route du retour, la voiture de Peter heurte un jeune lièvre. Sans un mot, Tom descend du véhicule et s’enfonce dans la forêt à la recherche de l’animal.
De la rencontre entre cet homme et ce lièvre aux pouvoirs quasi magiques va naître une indéfectible amitié. Elle conduira les deux nouveaux compagnons à travers le Grand Nord canadien, dans une suite d’impressionnantes aventures aux allures de quête initiatique. »

Mon avis:

Quelle jolie découverte ! LE film doudou qui fait du bien ! Nous partons dans la belle montagne canadienne pour découvrir une surprenante histoire d’amitié !

Tom Vatenen est un journaliste et photographe de talent, qui mène une vie à cent à l’heure. Parti dans l’ouest canadien pour couvrir un fait divers, tout bascule lorsqu’il doit se rendre sur les lieux du drame. Bouleversé par le fait divers et écoeuré par le manque d’humanité de ses pairs, il refuse de prendre la photo. Ce qui dégénère en dispute avec son collègue qui en gros, le traite de chochotte.

C’est lors du trajet de retour que se produit un événement inattendu. Manquant d’écraser un lièvre, Tom saisit l’opportunité de dire MERDE une bonne fois pour toute à sa vie de journaliste à sensations en recueillant l’animal. Mieux même, il s’enfonce dans la foret où il découvre la beauté de la nature avec un émerveillement enfantin. Laissant en plan un collègue abasourdi et grincheux.

Tom a le courage de s’ouvrir à l’irrationnel et où un simple lièvre va lui montrer un autre bonheur, plus authentique. Il fera de belles rencontres et finira par trouver ce qu’il cherchait…

La relation entre le lièvre et Tom est assez déroutante, un peu naïve mais dans le bon sens du terme ! J’ai beaucoup aimé l’ambiance rustique du film, loin des lumières aveuglantes des villes. Ici, place à la neige, les forêts, la montagne. Il y a aussi une certaine critique sociale et une jolie réflexion sur le sens que l’on donne à sa vie, à son travail, mais aussi le bonheur des petits riens.

On plonge dans une bulle de douceur et de poésie, loin du superflu, et j’ai vraiment aimé le côté très introspectif de l’histoire.

Le lièvre est un joli symbole, à la fois de liberté mais aussi, de spiritualité. Il fait référence à une légende indienne: Un guerrier arrogant s’est fait transformer en animal pour avoir causé la perte de sa tribu. Pour se racheter de sa faute, il doit guider les âmes perdues vers la Lumière

Les paysages sont somptueux et me donne juste envie de faire l’ermite au Canada !

Christophe Lambert est étonnant de douceur et de sensibilité, loin de ses rôles dramatiques. Je l’ai trouvé attendrissant et d’un certain potentiel romantique ! Il partage l’affiche avec Julie Gayet, qui incarne une garde forestière, un peu déroutée par cet ëmergûmène qui parcourt la forêt avec son lapin dans la doudoune ! 

Un joli conte pour toute la famille, à savourer comme un bon chocolat chaud ! Idéal pour se plonger dans l’ambiance hivernale !

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

Sors de ce corps, William ! (David Safier)

Aujourd’hui, place à une lecture aussi savoureuse qu’inattendue ! Ça faisait un moment que je voulais tenter cet auteur et j’ai vraiment bien fait !

Résumé:

« C’était Roméo et Juliette et patatras ! C’est devenu Peines d’amours perdues… Plaquée par l’homme de sa vie, Rosa est prête à tout pour le récupérer. Au point de croire aux boniments du magicien Prospero, spécialiste des voyages dans le temps et retour d’affection … Mal lui en prend, car, sitôt ensorcelée, la jeune femme se réveille dans la peau de…William Shakespeare. Si la vie et l’amour ont un sens, la colocation cérébrale avec le grand Will risque de faire sauter quelques certitudes… »

Mon avis:

Un cocktail étonnant ce livre: chicklitt, confiance en soi et vie antérieure !

Rosa aurait pu être la soeur allemande de Bridget Jones: elle manque tellement de confiance en elle qu’elle en souhaite devenir quelqu’un d’autre ! Elle est aussi très influençable. C’est parce que son mec l’a surprise dans les bras d’un autre qu’il l’a plaquée. Rosa regrette amèrement son moment de faiblesse, mais le mal est fait et Jan s’est tourné vers une autre femme: une dentiste, comme lui.

Lors d’un rendez-vous avec David, un de ses amis qui la courtise sans jamais avoir pu aller plus loin, elle se rend à un spectacle de magie… qui va lui faire changer de vie…littéralement !

Prospéro est en effet un magicien assez particulier: il ne sort pas de lapin de son chapeau. Il fait vivre aux gens leur vies antérieures par hypnose  ! Et le plus souvent, ils sont dans la peau de personnes célèbres ! Troublée par sa démonstration, Rosa décide d’aller le voir.

C’est là que débutera son étrange aventure. Rêve ou réalité? Le fait est là:

Voilà que Rosa se réveille dans un autre temps, un autre corps: celui de William Shakespeare himself !

Plus déroutant, l’une des connaissance de ce dernier…est le sosie de Jan, l’homme de sa vie (qui l’a larguée au passage) dans son époque ! Ce qui va, il va sans dire, provoquer bien des quiproquos et situations embarrassantes !

Rosa ne sait qu’une chose: Elle ne pourra redevenir elle-même qu’en découvrant ce qu’est réellement l’Amour. Et par là, il ne s’agit pas de romance, d’aventure d’un soir mais d’un amour tout autre et pourtant essentiel.

S’il n’est pas aussi loufoque que ce que je croyais, « Sors de corps William » est cependant très divertissant ! Son héroïne est attachante et loin des clichés habituels (bien qu’elle dise le contraire). L’idée d’une femme dans le corps d’un homme est originale et plutôt bien exploitée ! J’ai ri à plusieurs reprises !

J’ai aussi beaucoup aimé la « collaboration » cérébrale entre Rosa et William, Le dramaturge va l’aider à comprendre cette étrange époque et réciproquement, Rosa va l’aider tourner la page d’un amour qu’il n’a jamais pu oublier.

Être ou ne pas être… soi-même pour aimer et être aimé en retour? Telle est la belle réflexion de cet ouvrage, qui a le mérite d’être à la fois léger et profond.

Une belle découverte, qui change des livres feel-good habituels !